‹ L'orgue de Jean-Sébastien BachChapitre 17 sur 61 · XXII PREFACE · texte numérisé non relu

XXII PREFACE

fermé dans sa majesté originelle, parle en philosophe. Seul entre tous, il peut indéfiniment déployer le même volume de son et faire naître ainsi l'idée religieuse de celle de Tinfini.

Un organiste sérieux ne se servira jamais de ses moyens expressifs qu'architecturalement, c'est-à-dire par lignes et par plans.

Par lignes, quand il passera lentement du piano au forte sur une pente presque insensible , en progression constante , sans arrêts ni cahots.

Par plans, quand il profitera d'un silence pour fermer brusquement sa «boîte» entre un forte et un piano.

Chercher à reproduire les accents expressifs d'une chanterelle ou d'un gosier humain, ce n'est plus de l'orgue, c'est de l'accordéon.

Le principal caractère de l'orgue est la grandeur, c'est-à-dire la volonté et la force. Toute altération irraisonnée dans l'intensité du son, toute nuance qui graphique-

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