PREFACE XXIII
ment ne se pourrait traduire par une ligne droite, est un attentat, un crime de lèsemajesté artistique.
Criminels, en effet, doivent être déclarés, signalés au mépris public, ceux qui accordéonisent, ceux qui arpègent, ceux qui lient mal, ceux qui rythment à peu près.
A l'orgue, comme à l'orchestre, tout doit pouvoir se réaliser exactement : l'ensemble des pieds et des mains est rigoureusement nécessaire, soit qu'on attaque, soit qu'on quitte le clavier. Tous les sons placés par le compositeur sous la même perpendiculaire doivent commencer et finir en même temps, obéissant à la baguette d'un même chef d'orchestre. On voit encore çà et là des malheureux laisser traîner leurs pieds sur la pédale et les y oublier, alors que le morceau est depuis longtemps fini.
Tel, ce vieil alto de l'Opéra qui s'endormait régulièrement au quatrième acte et que ses camarades secouaient charitablement à la fin du spectacle. C'était une tra-