‹ L'orgue de Jean-Sébastien BachChapitre 2 sur 61 · PREFACE VII · texte numérisé non relu

PREFACE VII

Voilà qui est plus vrai.

Bach était bon citoyen, excellent père, comme dirait M. Prudhomme, ami dévoué, d'humeur sociable, dJune rare modestie artistique. Lui demandait- on comment il était arrivé si haut : « J'ai été obligé de travailler ; quiconque travaillera autant que moi réussira de même. » Toutes les occasions de connaître la musique des autres, il les recherchait. Haendel lui inspirait une très grande estime ; Couperin l'intéressait; il s'oublia trois mois à écouter, caché dans un coin de l'église, l'organiste justement réputé de Sainte -Marie de Lubeck, Buxtehude, alors qu'on ne lui avait accordé que trois semaines de congé !

C'était un colossal brave homme. Jamais plus merveilleuse mécanique ne fonctionna dans une cervelle humaine; jamais cervelle plus saine, mieux équilibrée, n'habita corps plus robuste. Jamais musicien ne sut mieux dompter ses nerfs.

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