PREFACE XXXIII
Le superbe accent c|es basses, quand l'orgue répond au chœur, doit commenter le texte; le soutenir dans ses élans, et non pas le banaliser par un continuel et inintelligent abus.
L'orgue est un instrument à vent; il demande à respirer. Comme la phrase littéraire, la phrase musicale a ses virgules, ses points, ses alinéas. De même que l'orateur change ses intonations, l'orgue doit varier ses plans. Est-il rien de plus insupportable qu'une improvisation à quatre parties cheminant monochrome, cahin-caha, sans volonté, sans repos, sans contraste, sans architecture, sans commencement, sans milieu et sans fin ? un macaroni au fromage !
Cornets et mixtures, tout le vieil orgue de Bach, voilà les sonorités propres au plain-chant, s'harmonisant à merveille avec la polyphonie des maîtres du XVIe siècle.
Semé un peu partout, originaire d'Athènes, de Jérusalem et de Rome, le plain-chant nous a été transmis par' le moyen âge, soi-