XIV PREFACE
musique, il semble du moins , dans sa brochure sur la vie et les œuvres de Bach, avoir voulu s'empresser de payer à ce grand homme un réel et mérité tribut d'hommages et de reconnaissance...»
Kittel (i 732-1802) a été le professeur de Rinck, lequel racontait que son maître finissait toutes ses conversations sur Bach par ces mots: Ein sehr frommer Mann) «c'était un excellent homme».
Bien souvent le docte Fétis, à Bruxelles, tout en m'initiant aux pratiques du contrepoint et de la fugue , me parlait de Rinck, qu'il avait fréquenté, de Kittel, son père musical, et de leur grand ancêtre à tous deux, Sébastien Bach. Quand on demandait à Rinck les raisons qui lui avaient fait négliger le culte de la fugue : « Bach est un colosse, répondait -il, dominant le monde musical; on ne peut espérer le suivre que de loin dans son domaine, car il a tout épuisé, et dans ce qu'il a fait, il est inimitable. J'ai toujours pensé que si l'on peut