‹ L'orgue en FranceChapitre 38 sur 49 · Fourniture de. 3 rangs · texte numérisé non relu

Fourniture de. 3 rangs

1 1 . Cymbale de 2 rangs.

Enfin, aux jeux d'anches, tant du grand orgue que du « petit », ajoutons le cromoî^ne^ qui apparaît vers 1625, et semblerait, par son nom, un emprunta la facture germanique, si l'on ne savait que la musique de la Grande-Ecurie du Ro}^ contenait depuis longtemps des cromornes comme instruments d'orchestre. Le cromorne de l'orgue, ancêtre de nosjeuxde basson et de clarinette, est donc appelé ainsi à l'imitation de son homonyme de l'orchestre. Toutefois, l'orgue allemand connaissait déjà le Krummhorn, cité par Praetorius en 1610, et cinquante ans auparavant, on trouve l'or/o, qui est un jeu analogue, en Espagne, entre autres à l'orgue deTarragone, instrument célèbre.

Le clavier de pédales est encore peu développé, bien que d'exceptionnels instruments aient déjà — et sans doute dès la fin du xv^ siècle — des pédaliers chromatiques de deuxoctaves etdemie, d'wi à/a, comme à Rouen. Mais au lieu d'être composé de touches analogues à celles des claviers manuels, le pédalier français restera longtemps encore formé de billots de bois disposés en quinconce, et distants, l'un de l'autre, de l'intervalle moyen de la pointe au talon du pied ^ Cette disposition constituera chez nous une infériorité : on emploiera surtout la pédale pour les tenues de basse des « plains-chants » en contrepoint fleuri, ou pour faire ressortir un thème lent au milieu de la marche des parties harmoniques. Bien que Titelouze conseille l'emploi du clavier de pédales, avec tirasse du grand orgue « pour y toucher la basse-contre » d'un quatuor, peud'orgânistes seront encore capables de cet art. C'est seulement au premier quart du xvii^ siècle qu'apparaissent en France des jeux spéciaux au pédalier, et simplement :

1. Une flûte de 8 p. bouchée (sonnant 16 p.) ; quelquefois une autre de 4 (sonnant 8 p.).

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