L'orientalisme rendu classique dans la mesure de l'utile et du possible, suivi d'une Lettre à m. J. Mohl sur la langue perse by A.P.F. Guerrier de Dumast
Comme, des personnes graves ont jugé que les considérations présentées ci-après, sur un des principaux moyens possibles de ranimer les Facilités des Lettres, ne devaient pas arriver seulement sous les yeux de l'Autorité, mais être soumises aussi à l’ examen du monde savant, — nous nous faisons une loi de déférer à leur avis.
Toutefois, il serait superflu, ce nous semble, de livrer pour cela à l'impression le Mémoire entier, dont certaines parties n’avaient qu’une utilité relative. — Nous aurons fait assez pour répondre à l'espèce de nécessité qu’on nous signale, si nous publions les portions essentielles de notre labeur ; si nous réimprimons, par exemple, le long fragment qu’a jugé à propos d’en extraire, cl d’insérer avec bienveillance dans ses colonnes, une feuille consacrée aux sciences, /'Àthenœum français. En effet, la partie choisie là, était bien, au point de vue du public lettré, la partie importante, puisque l’autre moitié du morceau touchait à des côtés de la question moins scientifiques et plus administratifs.
On se bornera donc à reproduire ici, comme très-suffisant , — comme avantageux d’ailleurs à la cause, — l'article meme de /'Athenæum. Car, d’une part, cet article renferme , comme citation prise de notre texte, une série de passages étendus et suivis, lesquels coïncident à peu près avec la totalité des arguments dont là dedans il peut être bon que le public ait connaissance ; et de l'autre, c'est quelque chose, pour attirer l’attention de maints lecteurs, — hommes instruits et sensés, mais à esprit timide ou paresseux, — que ï assentiment déjà donné aux raisons et aux conclusions du Mémoire, par un journal qui est l'œuvre «/'académiciens, notamment d' orientalistes connus.