SUITE DE LA RÉPONSE DE NANCY
à toute haute et sérieuse philologie, comme principe et clef des langues européennes : déclarer qu’on tiendra compte aux candidats de cette connaissance, ainsi que de celle de l’arabe littéraire. En d’autres termes , annoncer que si désormais il y en a parmi eux qui possèdent l’une ou l’autre des deux langues dont il s'agit , on considérera ce fait comme un titre de préférence à l’obtention des places, lorsqu’ils se présenteront, du reste, à droits égaux avec leurs concurrents.
D'ailleurs, selon l'avis de la Commission, il paraît facile encore, et par un moyen qui ne coulerait non plus rien à l'Etat, d'attirer l’attention et la faveur du public sur les langues orientales, auxquelles on préparerait ainsi des élèves dés avant l’âge où la jeunesse peut suivre les cours des Facultés. Il suffirait d’ajouter aux ouvrages de grammaire comparée adoptés pour les lycées, quelques lignes, éclairant par le sanscrit les règles et les exceptions de nos langues indo-germaniques, qui toutes en dérivent, et indiquant à propos les plus évidentes racines sanscrites.
n De celte même façon, on pourrait aussi donner aux élèves une idée générale du génie des idiômes sémitiques.
« Rien n’cmpéchcrailnon plus les pro-
SlIITE DE LA RÉPONSE DE METZ.
sera notoire qu’on y aura égard, et que désormais, à droits égaux pour l'obtention des places, la préférence sera donnée aux candidats sanscrilistes, le triomphe de l’idée est assuré ; l’émulation fera le reste.
n Comme il y a, dans l’enseignement linguistique , des principes généraux communs à toutes les langues et une corrélation entre un grand nombre de mots des familles les plus éloignées, nos professeurs de hautes classes , dans les lycées même , sans enseigner positivement ni sanscrit ni arabe, pourraient en donner l'avant-goût aux élèves de Seconde et de Rhétorique, par le rapprochement de certaines formes grammaticales, par la recherche de certaines étymologies, et surtout par la lecture de la traduction de morceaux extraits des Mélanges sanscrits de M. Langlois, et de l’excellente Chrestomathie arabe de l’illustre Sylvestre de Sacy.
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