JURASSIQUE
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? PREMIERS OISEAUX BIPÉD ,; COUREURS, GRIMPEURS TEMPÉRATURE RELATIVEMENT ÉLEVÉE, CERVEAU REPTILIEN
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DE W.KCRÉCORY, 1916 F1G. 97, — Arbre généalogique des Oiseaux,
Les ancêtres des Oiseaux se détachent à l’époque permienne de la souche qu a donné naissance aux Dinosaurtiens ; ils joignent à la locomotion bipède rapide le pouvoir de grimper aux arbres et atteignent dans leur vie très active une température élevée qui se régularise Les types prinutifs d'Oiseaux ont des membres antérieurs terminés par des griffes, sans doute pour s’agripper aux branches des arbre L'aptitude au vol commence à se développer à l’époque triasique par la transformation des écailles en plumes, soit sur les membres antérieurs seulement (théorte. des deux ailes), soit à la fois sur les membres antérieurs et postérieurs (théorie des quatre ailes). Les Oiseaux qurassiques (Archæopteryx), qui ne pouvaient voler qu'a une faible distance, donnèrent naissance à un rayonnement adaptatif de formes aériennes, arboréales, arboréo-terrestres, terrestres et aquatiques, celles-ci présentant une évolution rétrograde. Diagramme préparé pour l’auteur par W.-K, GRE- GORY,
borée par le fait que la fonction du vol devait constituer primitivement une fonction de parachute, dans la descente des branches
Fi1G. 98. — Squelette de l’Archæopteryx (à gauche) comparé à celui du Pigeon (à droite).
Noter le raccourcissement de la queue en pygostyle (croupion) et la conversion des membres préhensifs antérieurs en ailes. D'après HEILMAN.
sur le sol, au moyen des membres antérieurs et peut-être à la fois des membres antérieurs et postérieurs. |
Deux théories ont été mises en avant pour expliquer l'origine du vol dans la phase de l’évolution des Oiseaux qui succède à la phase arboréale. L'une, la théorie de la paire unique d'ailes, est fondée sur les premières études de l’Archæopteryx, chez qui les écailles
B ya
F1G, 99, — Silhouettes de l'Archæopteryx (A) et du Faisan (B). Théorie des deux ailes. D’après HEILMAN.
latérales transformées en longues plumes primaires, sur les membres antérieurs et sur les côtés de la queue étalée, ont dû servir de parachute pour supporter de petits vols des branches des arbres au sol (fig. 101). Tout récemment, une théorie tétraptéryx (deux paires d'ailes) a été proposée par Beebe, qui a observé la présence de grandes plumes sur les cuisses d’embryons d'Oiseaux modernes et
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F1G,. 100. — Les stades de l’évolution dans la théorie des quatre ailes. D'après BEEBE.
des traces de plumes analogues sur les cuisses du plus ancien Oiseau fossile connu, l'Archæopteryx du Jurassique. Dans cette hypothèse,
après que le stade à quatre ailes eut été atteint, les deux ailes postérieures s’atrophièrent à mesure que la fonction du vol développa
les plumes des ailes antérieures et que la fonction du gouvernail se
perfectionna dans les plumes de la queue (fig. 100). L'une et l’autre
de ces théories assignent deux stades à l'origine du vol chez les Oiseaux : le premier, stade terrestre primaire, pendant lequel des postérieurs se déve-
les caractères particuliers membres loppèrent, présentant de grandes analogies avec les pieds bipèdes des Dinosauriens ; le second exclusivement arboréal. Les adhérents des deux théories pensent que la phase arboréale, pendant laquelle l'aptitude au vol atteignit
Farrmmnen
F1G. 101. — Mode théorique de vol en parachute chez les Oiseaux primitifs, dans la théorie des quatre ailes.
D'après BEEBE.
son plein développement, fut suivie, chez les Oiseaux coureurs
Fia. 102,
— Reconstitution de l'ancien Oiseau jurassique Archæopteryx, apte a un vol relativement bas. D'après HEILMAN,
tels que les Autruches, d’une phase terrestre secondaire, où le vol dégénéra et fut remplacé par la course sur le sol. Cette interprétation, ainsi que le fait de la perte des dents, qui est caractéristique de tous les Oiseaux supérieurs, expliquent les analogies étroites qui existent entre le Dinosaurien Stfruthiomimus, qui ressemble à l’Autruche (Struchio) et les formes modernes des Oiseaux coureurs impropres au vol, tels que les Autruches, les Nandous (Rhea) etles Casoars.
A l'extrême opposé de ces formes exclusivement terrestres, les Oiseaux volantsarboré auxaboutirent aux Oiseaux aquatiques, dont l’Hesperornis est un spéciinen fossile analogue au Plon-
geon, compagnon des Ptérosauriens et des Mosasaures dans les mers
du Crétacé supérieur. C’est dans les mâchoires de l'Hesperornis et du plus petit Zchthyornis que Marsh a fait sa sensationnelle découverte des dents des Oiseaux, découverte confirmée par de nouvelles études sur le type classique d’Oiseau fossile Archæopteryx. Ces Plongeurs des mers crétacées (Hesperornis) ressemblent aux modernes Plongeons et sont un des nombreux exemples de l'attraction exercée
F1G. 103. — Évolution aquatique régressive des ailes et des formes corporelles.
Aile d'un Pingouin (A) transformée en nageoire, ressemblant à celle d'un Requin (B). Squelette de l'Hesperornis (C) du Muséum américain d'histoire naturelle et reconstitution de l’'Hesperornis par HEILMAN, montrant la transformation du type d'Oiseau volant en type aquatique nageant et son évolution convergeant vers la forme du Requin, de l’'Ichthyosaure et du Dauphin (voir fig. 37).
par la nourriture aquatique sur les animaux du littoral, qui se sont aventurés à sa recherche. Comme chez les Pingouins de l’Antarctique, les plus spécialisés des Oiseaux nageant modernes, l'aile évolue secondairement en nageoïire ou rame, tandis que le corps revêt, dans une évolution également secondaire, la forme allongée qui diminue la résistance de l'eau dans la natation rapide.