PREMIERS VESTIGES DE FORMES VIVANTES
ARCHÉOZOÏQUE (ARCHÉEN)
GRENVILLE (KEEWATIN) (COUTCHICHING)
F1G. 7, — Origine des premiers végétaux et animaux.
Diagramme montrant la genèse théorique des Chordés et des Vertébrés à partir de quelques groupes d'Invertébrés et celle des 'Invertébrés à partir de certains Protozoaires. Les traits hachurés correspondent à l’époque géologique des formes fossiles les plus anciennes que l'on connaisse, dans l’Algsonkien moyen. La faune invertébrée la plus ancienne, qui soit bien connue, appartient au Cambrien moyen (Voir p. 106-121 et fig. 16-23); quoique les Diatomées sortent parmi les formes vivantes les plus simples qu'on connaisse et représentent probablement un stade très primitif de l'évolution de la vie, aucune forme fossile n'en est connue avant deux espèces trouvées dans le Lias ; toutes les autres datent du Crétacé.
Cette aptitude des spores, relativement dénuées d'eau, à supporter la chaleur et le froid, a suggéré à Richter (1865), à Kelvin et à
(39) Lozg (Jacques), 1906, p. 106.
(40) Des cultures de Bactéries ont été soumises à la température de l'hydrogène liquide (environ — 250: C.), sans que leur vitalité ait été détruite et que leurs propriétés biologiques aient été sensiblement altérées. Cette température est très inférieure à celle qui est nécessaire aux réactions chimiques connues; elle n'est supérieure que de 23° au zéro absolu, où l'on admet que cesse tout mouvement moléculaire. D'autre part, lorsque des Ba :téries sont plongées dans de l'eau en voie de congélation naturelle, la proportion des Bactéries tuées est très élevée. Voir Jor-
DAN (Edwin-O.), 1908, p. 69.
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Arrhénius (1908) que les germes de la vie ont pu traverser l'espace interstellaire et atteindre notre planète, soit avec des météores (Kelvin) (41), soit sous l’action de la pression de radiation (Arrhénius) (42). Le fait que la vie terrestre semble, dans l’état actuel de nos connaissances, n'être apparue qu'une seule fois pendant une période déterminée et non à diverses reprises, n’est pas en faveur de ces hypothèses. Reculer le problème de l'origine de la vie dans l'espace cosmique, au lieu d'en rechercher résolument la solution dans les forces et les éléments de notre humble planète, n'est d’ailleurs qu'une défaite. |
Les exigences thermiques de la matière vivante sont une indication que la vie est probablement apparue à une époque, où certaines portions tout au moins de la surface de la terre et des eaux étaient à une température comprise entre 6° et 890 C., et qu'elle a pu naître avant que les vapeurs atmosphériques aient laissé pénétrer des quantités régulières de lumière solaire,