CHAPITRE IV
LES ORIGINES DE LA VIE ET DE LA FORME ANIMALE DANS L'ÉVO- LUTION DES INVERTÉBRÉS (1)
Évolution des animaux unicellulaires (Protozoaires), p. 100. —— Évolution des animaux pluricellulaires (Métazoaires), p. 106. —- Formes précambriennes et cambriennes des Invertébrés, p.106. — Réactions aux changements du climat et des autres conditions environnantes aux époques géolcgiques, p. 121. — Les mutations de Waagen, p.124.
U a caractère biochimique primordial de la vie animale est qu'elle ne dérive pas directement son énergie, comme le font les Bactéries les plus primitives, de l’eau, de la terre et de la chaleur terrestre et solaire ; elle ne la dérive pas non plus du soleil, comme les plantes chlorophylliennes ; elle l’emprunte aux réserves, que constitue le monde bactérien et végétal. Toute la vie animale est dans sa dépendance de la vie des Bactéries et des plantes.
(1) Voir sur ce chapitre : Paléontologie française, 1'° série : Animaux fossiles, 20 vol., Masson, grande publication commencée par D'ORBIGNY et continuée par une réunion de patéontologues ; À. GAUDRY, Les enchainements du monde animal, t, I et II, Masson, 1878, 1883, Essai de paléontologie philosophique, Masson, 1896 ; Edm. PERRIER, Traité de zoologie, fasc. I-V, Masson, Les colonies antmales et la formation des organismes, 2° édit., Masson, 1908; Y, DELAGE et E. HÉROUARD, Traité de z00!/ogte concrète, t, I-VII, Schleicher ; Remy PERRIER, Cours élémentaire de zoologie, Masson, 7° édit., 1920 ; E. HAUG, Traité de géologre, Colin, 1911 ; L. CUÉNOT, Les moyens de défense dans la série animale, Gauthier- Villars et Masson; Fr, HouUssAy, La forme et la vie, essai de la méthode mécanique en zoologie, Schleicher, 1900; M, BOULE, Conférences de paléontologre, Masson, 2° éd., 1910, Za paléontologie zoologique, dans La science française, t. I, Larousse, 1915, avec bibliographie ; Ed. PERRIER, La Terre avant l'histoire, La Renaissance du livre, 1920. (Note du traducteur.)
Beaucoup d'animaux unicellulaires paraissent être directement en action réciproque avec le milieu inorganique et vivant, comme le sont les Bactéries et les plantes, leur protoplasme étant relativement très simple. Nous ne savons pas dans quelle mesure ces échanges intéressent le protoplasme seul ou le protoplasme et la chromatine héréditaire. 11 semble que, même à ce stade très primitif de l’évolution, le protoplasme seul soit sensible aux changements du milieu, la chromatine héréditaire restant relativement réfractaire, stable et aussi capable de conserver et de reproduire les caractères spécifiques héréditaires que dans les animaux pluricellulaires, où elle est profondément enfouie dans les tissus, loin
de toute action directe extérieure.