EMBRANCHEMENTS DES INVERTÉBRÉS FOSSILES
Protozoaires — Spongiaires — Cœlentérés — Molluscoïdes — Échinodermes — Annelés — Arthropodes — Moliusques,.
Le métamorphisme des roches précambriennes par la chaleur et la pression a fait disparaître ou à détruit toutes les traces de vie, qüi ont été certainement imprimées dans les couches sédimentaires des divers continents et des bassins océaniques. On trouve des preuves indirectes d’une longue évolution dans la grande accumulation de calcaires et les dépôts de fer et de graphite (16), qui, ainsi que nous l'avons déjà remarqué, démontrent l'existence de périodes extrêmement anciennes d'Algues calcaires, de Bactéries ferrugineuses et d'une grande variété de plantes chlorophylliennes. Ces témoignages apparaissent dans les sédiments métamorphisés, qui recouvrent les roches constitutives de la première croûte terrestre.
FORMES PRÉCAMBRIENNES ET CAMBRIENNES DES INVERTÉBRES
La découverte par Walcott (17) d’un monde hautement spécialisé
(16) BARREL (Joseph). Voir PIRSSON (Louis-V. ) et SCHUCHERT (Charles), 1915, p. 547. (17) WALCOTT (Charles-D.), 1911, 1912.
et diversifié de vie invertébrée dans les mers du Cambrien moyen confirme pleinement la prophétie faite par Charles Darwin, en 1859 (18), sur la longue durée nécessaire pour l'évolution, à l'époque cambrienne, des formes vivantes spécialisées.
Dans le Cambrien moyen, l'expansion des Invertébrés et leur adaptation aux divers milieux — eaux océaniques, lignes des côtes, environnement littoral et pélagique des mers — paraissent avoir été
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PALÉOGÉOGRAPHIE, — Fin du Cambrien inférieur (Waucobien ou à Olenellus)- D'après SC:UCHERT, avril 1916.
F1G. 15. — Schéma du monde à la fin du Cambrien inférieur,
Cette période es! celle de la première faune marine qui soit bien connue et où prédominent les Trilobites et les Brachiopodes, Aucune forme de vie continentale n'y est connue. Le climal paraît avoir élé chaud et uniforme sur toute la terre. D'après SCHUCHERT,
soumises à des principes mécaniques et chimiques, qui sont essentiellement analogues à ceux observés chez les Protozoaires, mais qui ont été répartis dans des myriades de cellules, dans des tissus et des organes complexes, au lieu d’être limités aux cellules uniques des organismes unicellulaires ciliés ou flagellés. Les principales fonctions supérieures, qui se sont ainsi développées et qui témoignent d'un système plus compliqué d'interactions, sont (19):
1° Une locomotion plus efficace pour la recherche et la préhension
(18) DARwWIN (Charles), 1859, p. 306, 307,
(19) Voir L. CUÉNOT, Les moyens de défense dans la série animale, s. d., Gauthier- Villars et Masson. (Note du traducteur.)
de la nourriture et pour la fuite, qui a produit dans certains cas des squelettes de divers types;
2° L'évolution d'armes ou d'une armure offensive et défensive avec les structures correspondantes ;
3° Divers procédés chimiques d'attaque et de défense ;
4 Des modes de protection et de dissimulation par enfouissement (20).
Les animaux sessiles ou qui se meuventlentement sont protégés par des revêtements épais. On observe, par contre, dans des types très mobiles (comme les Sagitta et autres Chétognates), des formes qui ressemblent à celles de nos sous-marins et des modes de propulsion analogues à ceux des Poissons très mobiles les plus primitifs, D'autres types, comme les Crustacés, dont la mobilité est moindre, possèdent des portions de squelette adaptées à la fois à la défense, à l'attaque et à la locomotion. On trouve à l’époque paléozoïque les formes peu mobiles des Trilobites, protégés par une armure et vivant dans les fonds. D’autres formes à mouvements lents et adaptées à une vie similaire dans les fonds, comme les Brachiopodes et les Gastéropodes, ont une armure très épaisse de phosphate et de carbonate de calcium. Il existe enfin des types pélagiques de surface, tels que les Méduses, qui sont chimiquement protégées par les sécrétions vénéneuses de leurs tests. Cette vie si diversifiée du Cambrien moyen démontre abondamment que, dès l’époque précambrienne, certains Invertébrés avaient déjà passé par les premiers, les seconds et même les troisièmes stades morphologiques d'adaptation à des milieux différents.
La première donnée que nous ayons sur ces adaptations extrêmement anciennes remonte au Précambrien et nous a été fournie par la découverte que Walcott (21) a faite, dans les couches de Greyson du Belt algonkien, de fragments d’un fossile problématique, Beltina danai, qu'il classe parmi les Mérostomacés, dans le voisinage des Euryptérides, et qui témoigne que les Euryptérides, ou des formes ancestrales des Trilobites et des Euryptérides, existaient probablement à l’époque précambrienne. Une expansion plus étendue de la vie invertébrée est représentée, dans le Cambrien inférieur, par