A, PARKINSON
Zone .des
A, HUMPHRIESIANUS
Ammoniles subradiatus, espèce collective.
F1c. 31. — Mutations continues de caractères dites « mutations de Waagen »,.
Mutations géologiques successives de l’Ammonites subradiatus, dessinées et reconstituées d’après les planches originales publiées par WAAGEN en 1869, montrant la série de modifications continues de caractères dites «& mutations de Waagen ».
publiés à partir de 1862 (Animaux fossiles et géologre de l’Attique,2 vol., Savy,1862- 1867; Considérations générales sur les animaux fossiles de Pikermi, Savy, 1866 ; Animaux fossiles aux environs d'Athènes, 1866), et dont le premier a été composé au moment même où Darwin publiait l'Origine des espèces, que certains types de Mammifères constituent de véritables intermédiaires entre des genres ou des familles aujourd'hui distincts. (Note du {raducteur.)
vivantes par le Nautile perlier) (29), fit la première découverte positive du passage d’une forme animale à une autre et publia, en 1869, dans son travail classique : Die Formenreihe des Ammonites subradiatus. Le caractère essentiel de la « mutation de Waagen » (30) consiste en des changements minimes et imperceptibles s’accumulant si graduellement, qu'ils ne sont observables qu'après un délai considérable, et prenant une direction déterminée, que Waagen a exprimée
Localités Américaines
Espèces
Hour ORUE NSE
ANTRIM BLACK SHALZ
PROF ROFUNDUS PARTIOGE PT. BEDS
POTTER FARM 8SEOS
TROWBRIDGE MILI 3 ATTENUATUS
ALPENA LIMESTONE
MULTIPLICATUS
Vi -- >> | SOMMERVILLE LIMESTONE ELCAJON CLAY
SUNNYSIDE LIMESTOME
MIDDLE LAKE SHALE ALPENENSE L
Spirifer mucronatus, espèce collective.
Fig. 32. — Mutations successives du Spirifer mucronatus.
Spécimens provenant de coupes géologiques d’Alpena (Michigan), sur les bords du lac Huron, et de coupes correspondantes à Thedford, de l'autre côté du lac, sur la côte Cancdienne disposés par A. GRABAU, pour montrer les relations existant entre diverses mutations.
par le mot Mutationsrichtung. Nous savons aujourd’hui que ces changements correspondent à une évolution effective de la chromatine héréditaire. Cette loi de la direction déterminée de l’évolution est illustrée par la structure des séries d'Ammonites, qui ont conduit
(29) L'Ammonite et le Nautile perlier appartiennent l’une et l’autre à la classe des Céphalopodes, mais à des ordres ou groupes différents ; les Ammonites ont des caractères intermédiaires entre les deux grands groupes de Céphalopodes actuels : Tétrabranches (Nautile) et Dibranches (Poulpe, Calmar, etc...). (Note du traducteur.)
(30) Le terme de « mutation » pris dans ce sens a été introduit par Waagen, en 1869. Vingt ans plus tard, le grand paléontologue NEUMAYR a défini la Mutationsrichtung comme une tendance des formes à évoluer dans certaines directions définies. Voir NEUMAYR, 1889, p. 60, 61.
Waagen à sa découverte (fig. 31). Il a démontré qu’elle est une loi fondamentale de l’évolution des formes, car elle a été observée chez les Vertébrés et les Invertébrés, chaque fois qu’il a été possible d'obtenir des séries de types voisins successifs,
Parmi les fossiles invertébrés, une des séries de mutations les plus typiques est celle d’un Brachiopode, Spirifer mucronatus, du Dévonien moyen ou époque d'Hamilton (fig. 32).
La loi fondamentale de Waagen est une des plus importantes dans toute l'histoire de la biologie. Il est certain que des caractères nouveaux apparaissent d’une façon bien définie et continue et, comme Osborn (31) l’a montré plus tard, par adaptation. Cette loi d'évolution graduelle ou adaptative est opposée au principe théorique darwinien des variations fortuites. Il est fâcheux que le même terme de mutation ait été employé en 1901 par le botaniste Hugo de Vries pour désigner les variations soudaines ou discontinues (saltations), sans direction définie et adaptative (Mutationsrichtung), qu’il a observées dans certaines plantes. Le caractère essentiel des variations de de Vries, par opposition aux mutations de Waagen, est celui de modifications discontinues dans des directions entièrement fortuites, directions adaptatives ou non, qui ne sont déterminées qu'ultérieurement par la sélection. C’est un principe théorique qui est en relation étroite avec celui de Darwin.
(31) Ossorn (Henry-Fairfield), 1912, I.