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L'ornement hébraique

cet ouvrage, qui reflète d'une manière saisissante l'idéal vers lequel a tendu notre peuple.

St. Pétersbourg, 13 Septembre 1904.

David Gunzburg.

Avant’ Propos.

Gomment ('allas a été composé.

Haljent sua fata Ubeî!t .... Nou.s offrons aujcur^hui un.a parire seulement de notre travail, un atlas, composé avec amour des vestiges d'un autre âge. et des reliques d’une civilisation disparue, qui vit encore sous (es décombres entassés par des siècles d'ignorance et lie destruction. Et cependant il aurait dû paraître en entier il y a lingt ans; vingt ans, — grande mortalis aevi spatium! Bien des choses imprévues sont Venues empêcher l’achèvement d'une œuvre entreprise par M. Vladimir .Stassof sous des auspices riants et fortunés. Des recherches dans tous les pays de l'Europe, un complément d’information, l’amoncellement de documents nouveaux, des discussions importantes relatives à i’idée fondamentale du livre, des études . ariées dans les bibliothèques, là crainte de paraître devant le public en mauvaise posture avaient tout d’abord retardé la publi-, cation tie i'Omément Hébreu Nous avions encore à compter avec des difficultés d’exécution qu’il a fallu surmonter. En effet il n’était pas aisé d’extraire de manuscrits souvent en lambeaux les ornements qui devaient figurer dans l’atlas, et de trouver le moyen de les reproduire exactement avec toute la richesse de leur coloris sans faire sortir les Origmaux de.s salles où on les garde pieusement et avec un soirt jaloux. Le zèle de notre ami Élie Gunzburg, aujourd’hui sculpteur de rénom, et du dessinateur Bogdanof, ainsi que le savoir-faire de l’Expédition pour la confection des papiers de l'État, ont aplani ces difflotiités. Un mot d'éloge à l’adresse de M. Nétchaïef, qui a décalqué les dessins et noté dans la perfection leurs nuances, tantôt brillantes' et tantôt éteintes, ne sera pas déplacé en tête d'un de ses meilleurs ouvrages. Nous citons avec émotion le nom d’un homme de bien, feu Théodore Viiiberg, qui était le gouverneur de cette institution modèle lorsque nous lui confiâmes l'édition de notre travail, et. avec reconnaissance celui de son savant successeur, M. Lentz, qui de haut guidait les artisans, suiyeillant avec une science consommée l'emploi des couleurs et surtout l’étalage des paillettes d’or pur afin d’éviter tout alliage chimique de mauvais aloi. '

A Paris et à Londres les auteurs ont trouvé l’accueil le plus empressé et la plus grande bienveillance, qui ont singulièrement simplifié leur tâche. Il va sans dire que le haut personnel de la Bibliothèque Impériale a témoigné, comme toujours, une courtoisie parfaite et une prévenance toujours égale, qui ne se sont point démenties pendant un quart de siècle.

Secondé et encouragé de tous les côtés, j’ai eu encore la bonne fortune de recevoir en guise de cadeau un exemplaire fort rare des Hagiographes dû à une main yèménite; il a été mis immédiatement à contribution et nous a permis de clore dignement notre série de vignettes, rigoureusement choisies parmi les enluminures qui, outre la beauté de l'exécution, se recommandent par une originalité incontestable dans l’agencement des lignes et l’harmonie des contours, fournissant par leur existence même une preuve palpable de l’existence d'un art Israélite. Ainsi aux planches exhumées de la poussière dès armoires de la Bibliothèque impériale Publique de S* Pêtersbourg sont venues s'adjoindre les. feùüles A, B et C, qui représentent, , à mon avis,, les spécimens les plus curieux et les plus authentiques, conservés dans la Bibliothèque Nationale à Paris, au Musée Britannique de Londres; et dans ma collection particulière. Nous avons, exclu sans pitié les pièces les plus belles quand elles ne portaient pas le cachet' d'originatité exigé par Stassof pour l’adraissidn dans notre ouvragé; car il, h’est pas le musée des enluminures des manuscrits hébreux, mais bien le recueil de. ce que nous considérons comme le reflet des aspirations esthétiques d'un peuple, qui, à l’aube

même de son histoire, voyait l'ertipreinte du sceau divin sur te front des artistes et, errant dans un affreux désert en quête d’une patrie, ■ d'une nationalité et d'une religion, s’occupait à broder des tentures précieuses et à ciseler des vases pour les besoins d’un culte nouveau. L’impression d'ensemble qui se dégage de ce fouillis de rinceaux et d’arabesques a été rendue avec bonheur par l’architecte Ropett dans le frontispice de sa façon, où il n'a placé que les motifs des manuscrits employés pour la composition de l'allas, 11 n'avait alors sous ta main que les 22 premières feuilles, celles qui proviennent de la Bibliothèque Impériale; il faut d’ailleurs s’en féliciter, attendu qu’il a travaillé sur des manuscrits homogènes, auxquels les parchemins de France et du Vémen ont été annexés en guise d’épilogue, démontrant jusqu'à satiété la persistance de la tradition dans ses modifications diverses sous l'influence du développement de la vie locale aux deux pôles du monde anciennement habité par les Juifs.

Le frontispice porte la date de 1886, il avait été dessiné l'année précédente, et nous espérions, Stassof et moi, que notre livre verrait le jour sans plus tarder,' car nous estimions n'avoir plus de temps à perdre après avoir patiente pendant de longues saisons. Notre espoir devait être, déçu de nouveau; t’attente a duré presque l’espace d'une génération, nous avons glané de ci de là, nq.üs avons pu étayer notre conviction de faits plus nombreux, mais nous déplorons amèrement les années perdues, — perdues inçonsidérémefit peut-être par la faute de celui qui trace ces. lignés. Des malheurs public.s, des revers de fortune, des deuHs cruels, une angoisse de toutes les heures qnt émaillé de pierres d’achoppement, le sentier de ma vie; jài . beaucoup souffert pour moi et pour les autrBs, c’est la seule excuse que je puisse apporter au silence que j'ai gardé malgré les objurgations pressantes de mon vieil ami.

Publications antérieures relatives aux enluminures des manuscrits hébreux.

En 1901 un travail analogue par certains côtés au nôtre a paru â Londres sous le titre de .Hebrew lUuminated Bibles of the IX*'’ and X"* centuries"*); te savant auteur de cet opuscule, Monsieur M. Gaster, n’a pas eu a traiter la question, qui nous occupe, car son attention a été absorbée par les qualités intrinsèques des manuscrits ou plutôt des fragments merveilleux dont il a pu enrichir son admirable collection. Nous aurons l’occasion de comparer ces fragments aux parchemins qui ont servi de base à nos investigations, et nous ne manquerons pas d’examiner à fond les-thèses que soutient M. Gaster et qui, en partie seulement, corroborent nos idées; nous devrons le combattre sur certains points et, sur d'autres, élargir le champ de ses recherches. Ce n’est du reste pas la première fois qu ont été reproduites les enluminures des manuscrits hébreux; sans parler, de la Palaeographia Sacra Pictoria de. Westwood, qui -a vu le jour à Londres en 1843 - 1845, du fac-similé de la Bible de Bologne, publié par S'ilvestre dès 1850 dans sa Paléographie Universelle, de là planche annexée au'.Çatalogue de Berlin par Steinschneider (1878), ou des contributions déjà fameuse Paiæographical Society d’Angleterre, ou des publications de lASocieté pour l'étude des œuvres d’art Israélites (à Francfort depuis octobre 1900), ou d’autres reproductions**) plus ou

*) Le texte avait été iasere en juin 1900 dans les Proceediogs of the Soeiety of Biblicat Archteologyj les planches, n'ont paru que dans l'édition à part imprimée, chei Harrison and Sons én 1901. '

**) Telles, que dans ta grande encyclopédie juive qui est en voie de publication à New-Yorit.

moins accidentelles, flous tenons à meure en eviderice la magnifique édition de la Haggadah de Saraiëvo faite à Vienne en 1898 par les soins de D. H. Muller et de Schlosser. '

Mais les quelques feuilles communiqués par M. Gaster ne forment qu’un tronçon d'un ensemble qui demande à être traité avec ampleur, et l'exécution des planches laisse à desirer; la Haggadah a nécessité des frais considérables et sa valeur ne saurait être mise en doute,, toutefois il est bon d’observer que le frontispice est seul en couleurs et que le style des vignettes né présente point de traits originaux.

Pernières traces „i'Ornement Hébreu".

Notre atlas a par contre une physionomie qui tranche sur ce que l’on voit d’ordinaire, et le style hébreu, reconnu par Stassof, y prend un caractère saisissant de vie et d’unité.. Les artistes russes qui en ont pris connaissance, ont été frappés du sceau d’originalité qui a été imprimé par les obscurs enlumineurs à leur œuvre belle et singulière. Un plat olfert à LL. MM. à l'occasion du couronnement en 1884, une lampe placée en 1888 dans la synagogue en commémoration de l’accident de Borki, plitsieurs adressés de félicitations présentées à des savants, la meguillah donnée au sculpteur .Antokolsky le jour de son demi-jubilé, et le rideau qui recouvre l’Arche Sainte dans le Temple à St. Pétersburg les jours de fête solennelle ont emprunté à notre recueil les motifs de leur ornementation.

Comme je l’ai déjà dit, si l’on excepte la planche A (de provenance piobableinent catalane), qui donne une idée de la richesse de l’enluminure au Rous.sillon, et les planches B et C, qui sont consacrées au Yémen et appartiennent à la même époque, un peu tardive, le reste de l’ouvrage donne une idée approximative de la floraison que nous ont permis de soupçonner les trésors rapportés d’Orient par Firkovich.

Abraham Firkovich (né à Loutsk en Volhynie, 1780)

Figure curieuse, personnage troublant et déconcertant que ce beau patriarche, ce voyageur infatigable qui, ayant commence par des fouilles à Tchoufout-Kalé (le Roc des Juifs) de, Crimée en 1839, parcourut le Caucase dès 1840, puis l’Égypte, la PalesHne et la Mésopotamie, ce polémiste adroit qui soutint des controverses fa-, meuses avec les juifs de Russie avant 1830, cet écrivain habile qui parvint à mêler le vrai avec le faux de façon inextricable, ce patriote convaincu qui forgea les chartes de sa nation au moyen de documents authentiques, ce rusé Cara'ite qui bouleversa de fond en comble les idées et les sociétés des talmudistes, cet intrépide faussaire qui eut le courage d'exposer en public son arsenal de mensonges, cet archéologue heureux qui a rattaché son nom à la plus belle bibliothèque hébraïque qui fût jamais et à la création de la paléographie sémitique!

Voilà 60 ans que Je monde retentit de l’écho des luttes incessantes aux quelles se sont livrés les hommes les plus compétents et les plus ingénieux depuis Odessa jusqu'à Oxford et depuis S' Pétersbourg jusqu'au coeur de l’Amérique pour établire la part de la réalité et de l’invention dans les découvertes de Firkovicli II en est sorti plusieurs sciences; celle du développement de l’écriture chez les Juifs et les Syriens, celle de l’histoire de la massore et de' l’e.Négèse primitive, celle des origines du grand schisme d’Aiian, celle du sort de la littérature hébréo-arabe à l’aurore de i’islamisme. et enfin, nous i'espérons, celle de l’art israelîte. Les controverses ont été violentes, injustes même, — mais de nouveau, comme dans l’antique Judée, de forti egressa est dulcedo. et les joutes passionnées se sont terminées au plus grand profit de la vérité. L'histoire des collections . Firkovich est çncore à faire après les travaux de Piniier, de Pinsker, de Chwolson, de Tischendorf, de Neubauer, de Harkavy, de Strack, de Geiger, de Grâtz de JèlUnek, d’ibn Sappir, de Deinard, de Firkovich lui-même et de bien d’autres de mérite inégal comme ceux dont les noms viennent d’échapper à ma plume impatiente.

Lorsqu’on a assisté au déchaînement de tous les mauvais instincts et à l’épanouissement de toutes les vertus scientifiques qui ont acompagné ie déchiffrement des inscriptions du cimetière de

Tchoufout-Kalé et les investigations du vaste domaine qu'a ouvert aux études l’acquisition des manuscrits recueillis par le hakham aventurier, on est tout étenné de lire les rapports officiels imprimés en 1863, 1864, 1875 et 1878,*) oîi les faits sont relatés avec une tranquillité épique et une impartialité rigoureuse.

Les guenizoth.

Abraham Firkovich avait amassé la plus giande partie des manusaits qui font aujourd’hui l’étonnement et l'admiration des hommes de goût et des savants, dans les caves et les greniers des synagogues d’Orient. Lfe fait est que Je respect pour les livres saints**) est si grand chez les adeptes du mosaisme qu’ils n’osent pas les détruire ni les faire servir à un autre usage qu’à l’étude ou à la prière: on ne les lacérera pas, on ne les livrera pas au feu, on n'en fera pas du rebut, on ne les soumettra pas au supplice du ..palimpseste”: mais aussi, fidèles sectateurs des vérités qui y sont renfermées, les enfants d’israëi cessent de dire leurs orai.sons ou de suivre la lecture de la Loi dans des exemplaires, soit défectueux, soit abimé.s au cours .des ans, qui pourraient, par suite des lacunes ou des imperfections du texte, engendrer, des doutes et faire naître des erreurs chez ceux qui les compulseraient. Ce double scrupule provoque l’éloignecnenf des livres frustes ou entaché.s de vétusté et la conservation de leurs fragments dans des locaux de débarras jusqu’au jour où l'on se décide à les confier à la terre, pour qu'ils y pourrissent sans retour comme les corps humains qui ont cessé de vivre, à moins qu'une trouvaille fortuite ne les ramèfie au jour Cela explique la disparition des manuscrits hébreux d’une antiquité reculée et ceci est la cause de l’état de délabrement dans lequel nou.s sont généraiement parvenus les livres sauvés de l’oubli par Firkovich. Les guenizoth (cachettes) où il les .a découverts, ont été mises à sa disposition grâce à l’autorité dont il jouissait auprès de ses frères et au don de persuasion, qui le distinguait; l’on est obligé de lui savoir un gré infini de son insistance patiente et opiniâtre, de la méthode qu’il a pratiquée et mise en honneur, du chemin qu’il a frayé a ses successeurs et qui nous a ouvert plus tard l’accès de la guenizah stupéfiante du Caire. Comme il a travaillé en Crimée, en Caucase, en Égypte, en Palestine, à Damas, Alep et Hit en Babylonie, à une époque où personne ne songeait encore à explorer les archives dépareillées des livres de prières rabbanites et carai’tes, il a fait une ample moisson de choses qui avaient échappé aux yeux des plus sagaces observateurs. Poursuivi par le démon de l’antiquaillerie, hanté par l’espoir d’un gain immense, sachant allier le patriotisme le plus ardent à l’âpre désir de thésauriser, il a su prendre, combiner, allécher, se faire valoir, éveiller les convoitises, satisfaire ia curiosité ménager ses effets et ne pas tout prendre ni tout donner d’un seul coup.

Acquisition des collections Firkovich.

De là vient que la Bibliothèque Impériale a eu trois fois à s’occuper de l achat de es collections : la première, annoncée à grand fracas et proposée en 1856, fut étudiée .soigneusement par Tischendorf et surtout par l’éminent profe-sseur Chwolson, qui déposèrent leurs rapports en 1859, mais elle ne fut incorporée dans la Bibliothèque qu’à la fin de 1862 au milieu d’une tempête de récriminations. Riche d’argent et satisfait de son succès. Firkuv'ich alla immédiatement faire une nouvelle rafle dans les pays quil avai explorés; le voyage lui fut plus aisé, tant à cause de l’influence croissante des États Européens que par suite des relations anciennes qu’il avait nouée.s, des ressources dont il disposait, de l’experience qu'i'l avait acquise au contact des manuscrits et dans ses litiges avec les hommes du métier ainsi quede l’appui qu il trouva dans son gendre Gabriel Firkovich de Troki; la récolte fut abondante, plus importante encore que la première, fois. Installé à Tchoufout-Kalé au milieu de ses immense.», collections, il se prit à en faire miroiter les beautés aux yeux du gouvernement et des spécialistes, et à composer et publier des livesr

r) “V. les OTaeTti Hmh- UyOi, Eaûs. pour. i86a, 1863 èt 1876; puis la livraison de mars 1875 du Journal du Min. de ïnstr Publ. fmsse).

«) Pour inspirer ce respect religieu-x il sufljt que le nom do Dieu y soit mentîouné.

aussi déconcertants que sa vie et sa personne. En X870 ses manuscrits samaritains furent achetés par laBIbl, lmp.» et Harkavy les décrivit en un fort volume in 8’’ (1874). A l'époque où il mourut (au printemps de 1874), le Ministre de l’Instruction Publique délégua à Tchoufout- Kalé le Dr. Strack, célébré hébraîsant d' Allemagne, et le Dr. Harkavy, qui s’était déjà fait un grand nom dans la science, tous deux chargés d'inventorier et de cataloguer les manuscrits bibliques de la première collection; leur méfiance avait été mise en éveil par les malversations dont Je champion des Caraites s'était rendu coupable en manipulant les inscriptions tumulaires st en modifiant ou rédigeant des actes et des notices sur les. vieux parchemins; ils furent subjugués et véritablement ravis par ce qu’il leur fut donné de voir, et la secoilde collection hébraïque prit le chemin de Pétersbourg (1876)

En 1875 parut le très-remarquable Catalog der Hebràiscben Bibelbandschriften, dû aux soins de Harkavy et de Strâck, puis en 1879 1® Dikdouqué H.ateamîm de ce dernier, auxquels nous aurons plus d’une fois recours lors de la description des manuscrits.

L'ornementation hébraïque et Stassof.

Mais, lorsque Stassof> l'infatigable et sagace historien, critique et promoteur de l’art sous toutes ses faces en Russie, le fin connaisseur en matière de style et le chercheur érüdit des formes de l’ornement chez les Slaves et en Orient, eut pris connaissance des

beaux livres et des lambeaux informes rapportés des synagogaes et des guenizoth des pays lointains, il 'conçut aussitôt le dessifi de réunir en un 'corps les fragments épars de ce qu’il appela dès lors Tornement hébreu 11 prêcha de parole et d’exemple, U reprocha éloquemment à la nation juive sa complète indifférence à l’endroit des produits de son génie national, il chercha, il discuta, il commenta, il remua les esprits et résolut de prouver son idée féconde en publiant ces planches et en exposant sa théorie empreinte du p)ii.s haut intérêt. 11 voulut bien s’adresser à moi pour faire le travail archéologique et établir, dans la mesure de nos forces et du possible, l’age et la provenance des manuscrits, leur mode de composition et de transcription, la tradition artistique chez les Israélites; il espérait qu’il me serait loisible de découvrir en route, pour appuyer sa tiièse, dés choses dont l'histoîre de l’art ferait scn profit. J’avouerai sans honte que je dois au contraire à mon vieil ami tout ce qui sort du cadre restreint de la paléographie et de l’exégèse.

Le choix des vignettes, le plan de l’ouvrage, son idée fondamentale lui appartiennent en propre; je me fais gloire d avoir contribué, à ses côtés, à propager la pensée généreuse du noble vieillMd, qui a particulièrement caressé le rêve de voir enfin paraître l'ornement hébreu.

St. Pétersbourg, le 9/32 Septembre I904.

David Gunzburg.

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