‹ L'ornement hébraiqueChapitre 2 sur 11 · L’ATLAS · texte numérisé non relu

L’ATLAS

DE

L’ORNEMt^NT HÉBREU.

PI. I, II, m, IV, (nombre des versets de la Genèse).

Ms. II 17. Parchemin. Incomplet

Pentateuque de toute beauté et remarquable pour l’étude de la massore (v. Strack, Diqduqe — 15J T 36).

Le ms. est de la main de Salomon Halévy (le Lévite) bar- Bouya', élève de Sa'yd bar-Fergaï Balqouq; son frère Ephraïm a soigné la massore et toute la partie critique.

Terminé le vendredi 5 Kislev 1241 des Sèleucides (fin de l’automne 930 de J.-C.).

Plusieurs indices militent en faveur de l’Égypte comme pays de provenance du ms.

La pl. I reproduit un des deux plats") de la reliure simulée.

Les pl. II et 111 représentent différents ustensiles du Temple

La pl. IV est consacrée à la dédicace; ce sont les noms de Abraham et Masliah [alias Salih*"] f. de Ma'imon, pour qui le livre a été composé.

11 y a encore d’autres ornements, tels que des portails en plein cintre ou à pignon, composés de versets de bénédictions ou de louanges à l'adresse de la Tora ; des cartouches intéressants ; des montants sous forme de vigne sauvage (cf. peux à l’intérieur de la pl. XIV) et celui de droite - sans numéro — de la pl. Xiil.

Pl. V 1 36. Pl. VI 1-40 et 4».

Ms. II U. Parchemin.

Pentateuque, reconstitué en partie.

La massore qui, dans II 17, est en caractères plus jeunes que le corps du texte écrit à la même époque, mais par un calligraphe qui reproduisait un modèle plus ancien, est ici retracée justement dans ce système d’écriture relativement archaïque. Aussi n'hésité-je pas à assigner le ms. au IX " 3. [les cahiers complémentaires sont l'oeuvre d’un copiste du comm. du Xll ' s.].

Pays d’origine. Syrie? [en partie à cause des Triangles superposés].

A noter: V‘, VP, VP les. couleurs sont trop vives;

VP également, et l’écarlate devrait être mauve;

VP le vert est trop clair, le rouge est au lieu de lilas-

Le copiste semble avoir enluminé lui-même le ms.

Les ornements servant à figurer la division en (nioin) D, (mmn) a, firtïne et nnea, c. à d. alinéas, paragi-aphes, péricopes et livres.

Le chriffre hOp signifie le nombre des versets d’une de péricopes de la Genèse (ttï'l)

Pl. VI 41.

Ms. II 115, fragmentaire. Parchemin.

11 ne reste que des débris des Hagiographes; à l’origine la Bible était complète.

Un détail de prononciation me fait supposer que le ms. provient d’un pays où l’on parlait syriaque.

Terminé le dernier mois de l’an 754 [c. à d. 4754 d® la Création = fin de l’été 994 de l’ère vulgaire].

Copiste; Moïse Sopher [c. à d. .scribe, écrivain"] f. de Hillel Écrit à l’entention de JosephHassephardi [c. àd. .l’Espagnol”] f. d’isaac.

Le ms. était destiné à être enluminé.

Le fragment reproduit sur la pl. est un lambeau d’une petite poésie placée à la fin du volume.

Pl. VI 4».

Ms. II 269. Parchemin.

Un de ceux qui ont tenté l’ingéniosité de Firkovitch; l’inscription est fausse, il l’a sans doute copiée sur un autre document.

*) L’autre est sensiblement pareil à celui-ci

’**) Forme arabe du nom.

J attribue le ms. au Xl«s.. — ce oui s’accorde d’ailleurs avec l'inscription.

La pl. représente le fermoir d’une riche reliure, laquelle e.st dessinée au moyen de carrés formés de règles de la massore au centre desquels se trouvent: sur le bord, des roues dorées, six sur chaque cèté, et à l’intérieur, 11X5 cercles rayonnants et dorés.

On peut comparer le ms. Il 262 (de loin).

Pl, vn, VU",

Ms. I B 19a (V. le cat. de Harkavy, p. 263 -274) Parchemin.

Un des plus beaux spécimens connus d’enluminure biblique et un des mss. les plus remarquables pour l’étude critique de la Bible.

Bible complète, terminée au Caire en 1010.

Copiste: Samuel f. de Jacob.

Fait à l’intention de Meborakh Hacohen [„le Prêtre"] f. de Joseph Ben-Azdad.

Outre ces deux planches le ms. en contient encore 14 aussi belles et non moins variées.

Les ors sont plus beaux dans l’original.

Cf. II 268.

Pl, Via t-a3.

Ms. Il 10 Parchemin.

Pentatouque, acéphale, qq. lacunes.

Déshonoré par les élucubrations de Firkovitch.

Les N<“ .1 à 23 ne représentent qu’une partie des ornements dont est agrémenté le ms. — De place en place des boutons d’or; des dessins en zigzags soulignés de points - en noir; des barres d’or rehaussés du même dessin; On peut émettre des hypothèses assez plausibles sur la signification des vignettes.

Cf. 11 262 (pl. XiV 1-6).

? Égypte, au seuil du Xi' s. — pas plus tard.

PI. Vin 34 et >5.

Ms. II 12. Parchemin.

7 ff. de massore et une épigraphe.

Les N“' 24 et 25 donnent une idée des 2 pages d'une de ces feuilles.

Les entrelacs du verso, formées de règles massorétiques, ont encore un pendant dans le ms., qui renferme de plus une arcade géminée avec ogive à peine indiquée (entièrement en massore, laquelle forme tout autour un chemin carrelé), puis la massore figurant une coupole dans le genre de celle du Panthéon à Rome s’arc-boutant sur 4 piliers, etc.

Donné en 1031 à une synagogue du Caire par un homme natif de Bassora (Israël f. de Simha), si l’inscripton est authentique.

En tout cas, provenance égyptienne, et origine ancienne.

A rapprocher le N” 24 du ms. Il 268, qui ne figure pas dans l’atlas et qui est du IX' ou X'?. (Palestine.)

Pl. Vin 26 3t.

Ms. I 111. Parchemin.

Une feuille, massore finale et épigraphe.

Les vignettes reproduisent les chapiteaux qui sont en tête des colonnes d’écriture.

Le bord inférieur a été coupé il y a relativement peu de temps, peut-être afin de faire disparaître un acte de possession gênant.

Firkovitch a peut-être touché à l’inscription.

Date: 4868 de la création — 1118 de l’ère vulg.

A l’intention de Nathanaël L du rabbin Péraliya f. du rabbin HaUon [c’étaient des rabbanites].

Égypte?

Deox feuilles de parchemin;- œ sont deux dessins fort endomîîi^és, dont l’oti est reproduit entièrement, et l’autre en grande partie sur la pî. ÎX.

Dédicacé du’îfis., comme sur Ja pî. TV, à un personnage du nom d’Arori f. tfAbrahatn.

Le parchemin, récriture et la manière d'effritemeiU du ms. raf^elleirt le ms. H 262; il y a aussi affinité d’ornementation entre les deux.

Les tablettes d’or émaillé , font aussi penser à II 263.

J’en infère que le lieu d’origine est l'Egypte; le ms. doit remonter au comm. du XI® s.

Page 1