‹ L'Ornement polychromeChapitre 14 sur 173 · DD UE · texte numérisé non relu

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feuilles d’eau, de celles du lierre, du laurier ou de la vigne, complètent la flore ordinaire de l’ornement grec, dont le type le plus célèbre est cette feuille d’acanthe qui décore le chapiteau corinthien et dont Vasari nous a transmis la fable charmante. « Cette tige d’acanthe, Ô Callimaque le Toreuticien! cette tige d’acanthe, s’écrie Ziegler, que tu rencontras touffue en un lieu de sépulture et dont tu ornas le chapiteau qui fait la gloire du nom corinthien, cette acanthe vivace a traversé vingt-deux siècles sans perdre une de ses feuilles, et elle a couvert de ses

rameaux le monde monumental. »

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l'Asie Mineure avec palmette et feuilles d’acanthe.

Fragment d’une stèle de Cf ar Blouet, — 3 volumes in-folio, Paris, Firmin-Didot.)

(Extrait de l’'Expédition scientifique en Morée, D

du décor des Grecs; ils ont su tout y plier : « Il nest

La symétrie et la régularité sont les règles générales dont les crêtes écumantes, si souvent érail-

pas jusqu'aux flots de la mer, dit M. Jacquemart, parlant de la poste, lées par les vents, semblent essentiellement variables et capricieuses , rité ornementale; les peintres en ont fait cette poste élégante qu'ils ont le bon esprit de placer toujours à la base des coupes, tandis que chez nous, ignorant sa signification, on là jette parfois là où elle est un conire-sens. »

(On peut en voir des exemples dans notre planche V, n° 11, 12, 13 et 14, et dans notre planche VI, n° 19.) dont une partie est particulièrement propre à larchitecture,

qui ne soient soumis au joug de la régula-

Les autres éléments principaux de l’ornement grec,

sont :

$ droites brisées et coupées à angle droit, dont on peut voir de

Les méandres ou frettes, entrelacement de ligne oi et si fréquent dans l’art hellénique qu’on les dé-

nombreux exemples dans nos planches V et VI, et dont l’empl

signe souvent sous le nom vulgaire de grecques.

Les torsades, combinaisons de lignes courbes, pénétrant régulièrement les unes dans les autres (planche VI, n° 16,

953, 26,27, 29). Elles sont tantôt simples, tantôt doubles. (N° 16 et 25.)

. Les entrelacs ou natles, imitation de la tresse des cheveux.

Les chapelets de perles où pirouettes, ou astragales, Se composant d’une suite de corps ronds et ovales qui semblent

enfilés et représentent probablement les colliers portés par les femmes. ; d’eau (voir planche V, n° 13, 14, 15, et planche VI,

Les rais de cœur, qui sont formés de fleurons et de feuilles n° 3):

Les canauæ, courtes cannelures, dont le fond est rempli par des feuilles aiguës (voir planche VIE, n° A7).

de fleurs ou de fleurons, ou encore les suirlandes ou chutes de fleurs l

Les oves, ornements taillés en forme d’

œuf, qui affectent souvent la forme de certains fruits enfermé la châtaigne, dont la coque serait ouverte.

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Entrelacs, Frise gréco-romaine. (Feuilles d’acanthe,

oves et chapelets de perles.) (Extrait de la Description de l'Asie Mineure,

par Ch. Texier, — Paris, Firmin-Didot, )

Le bucrane, ornement tiré de la tête de bœuf décharnée, Les bandes de cuir ou COurroies, ou les cornes ornées

*CCoMpagnent presque toujours. Fixés aux après le sacrifice, étaient suspendus avec sa

Le rappel artificiel de. ces offrandes dev de la frise des temples, et, comme tout ce que les

cornes de la victime, ces liens et cette parure lui restaient au front et,

tête aux murs des temples, des tombeaux, des autels. ient un prin cipe de belles décorations Grecs touchèrent, équiv

aut à une admirable

création, etc.

Bucranes, oves et astragales.

(Motifs extraits de la Description de l'Asie Mineure,

par Ch. Texier.) Rien n’est perdu pour l

art moderne de ces charmantes et fé et à d’autres arts (

telles par exemple que le méandre, qui inné dans l’homme), les autres plus

tifs y puisent encore aujourd

condes inventions, les se retrouve chez tous particulières au style hellénique. Sans hui les plus utiles enseignements.

De même que la forme, la couleur dans lo plus fréquent, car ce peuple à fait une large ap

L'architecture peut être citée en premier. I chrome. Les habiles restaurations, dues au tale ont beaucoup contribué

unes Communes à l’art grec les peuples et dont le goût semble parler de l'architecture , les arts décora-

emploi le plication de la polychromie.

l'est hors de doute aujourd’hui qu’elle était le plus souvent poly-

ulier de nos Pensionnaires de Rome, oit chaque jour d’éloquentes confirmations des e planche VIoffre quelques inté

nt de nos architectes et en partie à mettre en lumière cette vérité qui rec fouilles et des découvertes nouvelles

des érudits et des artistes. Notr de polychromie architecturale.

ressants exemples

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La mosaïque, dont le travail est basé sur emploi de matériaux à couleurs variées, est aussi essentiellement po-

lychromique.

L'incrustation des métaux tire également son principal effet de l’opposition et du rapprochement des nuances,

et ce genre était très goûté des Grecs.

Enfin, c’est encore la couleur qui sert d’ornement principal à la céramique, dont l'importance nous a paru mériter

une planche entière sur les deux que nous avons pu COnsacrer aux principaux types de Pornement grec pur. C’est de Corinthe, la ville des potiers, que cette industrie paraît s’être répandue dans les autres parties de la

Grèce et jusque dans l’Italie; une grande partie des vases trouvés dans l’Apulie et l’Étrurie sont en effet de fabrication grecque.

Il existait déjà de ces vases du temps d’Homère. Les plus anciens connus, dont le style se rapproche de l’art gyptien, remontent à dix ou douze siècles avant notre êre; ils sont en général à dessins noirs sur fond clair, et leurs modèles de détails semblent avoir été fournis par les broderies, dont ils retracent les modes. Cest à ce genre et à cette époque que se rapportent les numéros 1, 7, 8, 9, 10 et 26 de notre planche V. L'emploi des fonds noirs

est de date postérieure ; il était en usage au moment où l’art grec était dans son plus grand développement. C’est à

ce genre et à cette époque que se rapportent les numéros 7, 8, 9, 10 et 26 de notre planche V. L'emploi des fonds

noirs est de date postérieure; il était en usage au moment où l’art grec était dans son plus grand développement.

C’est à cette manière que se rattachent les numéros 17, 18, 19 et 20 de la même planche, provenant de PApulie, et

montrant, par la variété et la liberté de leurs décorations, toutes les ressources du genre.

Étrusques. — Avant d'examiner ce que Part grec devint sur le sol italien, nous devons parler d’un autre art,

contemporain de celui des Grecs, et qui se fusionna en quelque sorte avec ce dernier pour donner naissance à l’art

gréco-romain.

Nous voulons parler des Étrusques, qui habitaient le centre de l'Italie et possédaient un art remontant à une

haute antiquité. On tient leur race pour un composé d'éléments indigène, pélasgique et phénicien, et, sous ce mé-

lange, Winkelmann croit reconnaître, dès l'antiquité, la forte race d’où sortirent les Toscans. Ils furent les artistes

des Romains dont ils élevèrent les anciennes constructions.

Indépendamment de leur céramique, toujours célébre, mais généralement considérée aujourd’hui comme appar-

tenant au style égyptien ou grec, par imitation ou importation, les Étrusques avaient poussé fort loin Part de l’orfèvrerie, et c’est à cette face de leur production nationale que nous

L’habileté des orfèvres étrusques était célèbre dans l'antiquité. Leurs bijoux en or estampé et ciselé étaient appréciés et recherchés, même à Athènes. Ils ont connu et pratiqué toutes les ressources d’un art qu’ils ont porté à la perfection ; sous leur main adroite tout est mis en jeu :

figures humaines, héroïques ou divinisées, alternant avec des vases des cornes d’abondance , s’entremélent à des rosaces, à des croissants, à des bulles plates ou lenticulaires, à des

1: . À Â& Â Ç l 1 rtus médicichainettes de tout travail et de toute grosseur, mélangés d’émeraudes auxquelles on attribuait des vertus médici

nales et dont le vert particulier s'associe si heureusem

avons consacré notre planche VIT.

les fleurs, les fruits, les animaux réels ou fantastiques, les de toutes formes, avec des glands, des disques,

ent avec le jaune de l'or, de perles fines, de pâtes de verre,

4 4 . . , & A . A Antt , "2 PAR d'émaux, de camées, d’intailles ; mélange effectué avec un goût si sûr, dans des créations d’une variété si grande, que beaucoup de ces bijoux sont restés les modèles du genre.

: : . péarse one Ils consistent en diadèmes et couronnes, épingles à cheveux, pendants d'oreilles, colliers, fibules, bracelets, ba-

gues, objets de culte et bijoux funèbres de grand modèle.

Les scarabées y sont d’un emploi fréquent dans les colliers, les bracelets et les bagues ; ils réunissent, en général,

. : F z : aa È TA x = ru 4 Je travail des intailles et celui des camées. Leur surface inférieure, plate et gravée en creux, renferme soit des hié-

roglyphes soit diverses figures; la partie supérieure, au contraire, toujours convexe, est sculptée en relief et re-

présente d’une manière plus ou moins complète le scarabée des Égyptiens, dont l'usage, non seulement sur les bi- Q . e Ang Anû Ü à > s

joux, mais sur les vêtements, les colliers, les ustensiles, les poignées d'épée, se rattache probablement, sinon à un

à quelques idées superstitieuses.,

culte direct comme celui des Égyptiens, du moins les Grecs, aux belles époques de leur art, avaient üne prédi-

Les intailles où gravures en creux, pour lesquelles

UE arquée, et dont les É se sont beaucou servis, étaient ordinairement transparentes et d’une seule Jection marquée ; s Étrusques se

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