‹ L'Ornement polychromeChapitre 15 sur 173 · PI. VI · texte numérisé non relu

PI. VI

PI. VIE. nous venons de voir que les ouvriers de l’Etrurie,

et IX.

couleur. Parmi les pierres précieuses proprement dites, on choisissait surtout l’améthyste et l’hyacinthe , quelquefois l’émeraude opaque; parmi les autres on recherchait de préférence la cornaline et la chalcédoine, plus rarement le jaspe et le lapis.

Sous la domination romaine et l'invasion de plus en plus envahissante de l’art grec, le caractère particulier des productions étrusques s’efface, et les ouvrages indigènes se rallient complètement à l'influence nouvelle. Nous rentrons alors naturellement dans les développements de l’art gréco-romain, auquel nous arrivons et qui

termine le cycle de l'art antique, tel que nous l'avons défini.

Gréco-romain. — Les anciens Romains n’eurent point

par eux-mêmes d’art proprement dit. Après période de celui qu’ils durent à leurs Constructeurs étrusques, période qui se caractérise sur

la première

tout en architecture

Bijoux funébres étrusques. par lemploi de la voûte et des arcades, et les modie et les Étrusques, de M. Noël Des Vergers (1).) ; & Er F0

fications qu’il entrainait dans l'application d

perdant leur originalité pr

ques, en reprirent peu à peu toutes les traditions. Il n’y eut plus en Italie d’aut

cellus rapporta de Syracuse, Mummius de Cor

était, par ses arts, redevenue Conquérante, Le rent la direction du goût.

(Tirés de l'Étruri

e l’ornement, imitive au contact des colonies grec-

re art que le grec, après ce que Marles généraux romains.

s Chefs-l’œuvre qui firent de Rome un immense

inthe, et à leur suite tous La Grèce conquise

musée y déterminè-

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Feuille d’acanthe (enroulement romain).

Les peintures de Pompéi et d’Herculanum

seraient, d’après nos archéologues mode même des peintures

qui ornaient les habitations d'Athènes.

Grecs, ch. IX, intitulé : Lettres d’ € Dans la peinture décorative mains oût tout puisé chez les Rome et dans toute l

et nos artistes les (Voir Hittorff, l’Architectur

Plus érudits, du

€ polychrome chez les un anliquaire à un artiste, par Letronne.)

appliquée aux habitations, le docte arché

ologue pose comme tin fait que les Ro- Hellènes, le goût et les moyens

d'y satisfaire ; que les artistes Italie ce qu’ils pratiquaient dans leur patrie; enfin, que les lage; que, par conséquent, la décoration des anciennes habitations romaines, d'Herculanum , dont les peint

srecs Ont pratiqué à Romains ont accepté leur héricelle des maisons de Pompéi et

ures sont exclusivement grecques pour les sujets et l'exécution, doivent donner une

() Ceux de nos lecteurs qui voudraient connaitre plus à fond le style étrusque pourront se reporter,

avec fruit, à ce très intéressant ouvrage,

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contemporaine, Mais aussi antérieure. » ù

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alternes; mais la beauté : SAC é de plusieurs d’entre elles fait supposer qu’elles n’étaient que des répétitions et des copies

, d'ouvrages grecs d’une grande célébrité.

A côté de la peintur :

e décorative nous r x à ys «À > etrouvons à Pompéi 5 Le , péi, à un certain degré de perfection, une autre applica-

. , “ “ee de l’ornementation polychromique dans la mosaïque. ais cette derniè s .

re branche de l’art décoratif subit entre les mains des Romains, à partir de l’empire, d , des mo-

difications expo 7.

posées avec une grande vérité dans un passage du livre de M. Jeanron, intitulé Origines et Progrès d grès de

l’art, passage que no : è passage q us croyons devoir reproduire, malgré sa longueur, parce que, à propos de cet art particuli ier,

il nous fait suivre l’histoi é . nt dsthe MS e de la décadence de l’art grec dans la derniére période de la civilisation romaine :

Les Romains, dit l'émi ] Il | em nt 2 r Q mn 4 ‘7 ‘ ee A rain à ne critique, qui possédaient la mosaique à l'état rudimentaire, la reçurent, comme tous les aut ; es à ñ À . A + u Re Eten recs, à un état plus avancé. Bientôt leur amour du luxe, leur mépris de la dépense, lui donnèrent M sion i : 2 \ Ù n Pt EN LES , et lui firent faire de réels progrès, Comme le prouvent les monuments retrouvés... Les Romai ce rer ce que les Grecs i Ï û i i s ER A EE LE PNR jiouc avaient transmis. Le EoU exquis de ces derniers, leur précieuse entente des dis- ; ience imitative avancée, avaient dû leur faire réaliser en mosaïque des choses charmantes

ompéienne. (Marbré blanc et noir.)

Mosaïque p ue en Morée, par Blouel-)

(Extrait de l'Expédition scientifiq

osaïque à lutter contre la peinture, dans ses plus belles préles compartiments de leurs pavés jusqu’à figurer des ornessant de ces formes capricieuses et tenant de l'arabesque

Mais assurém j rogatives ri 2 “ ce droit des Grecs n'avait pas dû appeler la m s 3 recs, il est à croire, avaient successivement conduit

ments, des ri ne pr — des enroulements, des festons , des entrelacs ; et, pa es et des attributs plus significatifs, ils avaient pu aborder les griffons, les chimères, les masques tragiques ou

UE sat ae les ceps.de vigne, les oiseaux becquetant les fruits, et tous les motifs si connus de leur orne- Mn en a anse l'idée dut leur venir d’encastrer maintes fois, au centre des dispositions comparties de SALUE CNET , une LE MEME le genre de célles qu'ils ont traitées avec tant de grâce ét de simplicité : des nymphes endorm uvant quelque animal fantastique, des danseurs, des acteurs, des joueurs de flûte ou de castagnettes. C'est ainsi que sont entendues les belles mosaïques antiques : celle qu'on à trouvée à Otricoli dans le dernier siècle, et Hé est jé lus ha ornement de la salle circulaire du musée Pio-Clementino, celle d'Italica, et la fameuse Prénestine, qui pavait sous Sylla le a

temple de la Fortune, à Préneste.

ais quand les Romains aimai Res EST | ; Rte Mais q mains aimaient une chose, ils la poussaient loin, comme on sait. Déjà César se faisait suivre, dans le cœur

de la Gaule, par les marbriers ; et, au milieu de ses expéditions, les compartiments de l'opus tessellatum et sectile (variété de 1

mosaïque) se I EsAEur à la hâte dans sa tente. Plus tard, Héliogable ne faisait-il pas paver en pierres précieuses sa cour à «

présumait avoir un pur ê se casser la tête, quand Rome ou plutôt ses prétoriens seraient las de lui? A Mais, bien avant Héliogabale, les Romains, qui aimaient les mosaïques et qui en voulaient partout, ne se Contentaient plus

En, | ASE d'en orner le parvis de leurs cours et de leurs chambres basses; ils en décoraient les lambris, les voûtes et les plafonds. II même, à entendre Pline, que cette dernière application prévalut sur l’autre, que les mosaïques furent décidé belles pour être foulées aux pieds plus longtemps, et qu'on voulut en jouir en guise de tableaux.

semble ment trouvées trop

Ici M. Jeanron montre que les cailloux, les pierres, les marbres naturels ou coloriés,

les pâtes et les terres cuites, les fragments de pots, les coquillages ne suflisant plus

pour lutter avec les couleurs que la peinture emploie, surtout dans un temps où les peintres, amorcés par un fol amour de l’éclat et de la richesse, demandaient au minium , au

pourpre, à l’azur, à l’or et à l’argent leurs perfides prestiges et leurs oppositions criardes, la mosaique demanda de nouvelles ressources aux différentes pierres précieuses, aux agates, aux jaspes, aux cornalines, aux sardoines, aux

émeraudes, aux turquoises, aux lapis-lazuli, enfin à toutes les richesses

de la palette des émaux, pour reproduire

tous les jeux auxquels se livre le peintre avec sa verve et ses sept ou huit couleurs principales.

Cet aperçu était faux, continue M. Jeanron : quand bien même le mosaïste eût eu beauc

OUp plus de nuances à son service, et le peintre quelques couleurs de moins, la partie n'eût point été égale encor

e. Mais les siècles de décadence, où la mosaïque vit ses

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Mosaique.

; Extrait d'Herculanum et Pompéi, par Roux et Barré, — Paris,

Firmin-Didot, plus grands progrès s’'accomplir, ex

pliquent très’bien ses prétentions et ses triomphes, exigences du luxe rétrécissaient tou

Dans les derniers temps de l' s les jours le domaine de l’art , €t la poursuite d'’

empire, les un faux éclat enfiévrait les artistes.

La peinture

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