PI. XX
Persan. — Les travaux modernes de la philologie autorisent à supposer qu’en remontant à une à XX.
nue, lPlran tout entier se rattachait à la souche indienne (le nom de Perse était celui de l
ran et la domination temporaire des Persans avait fait depuis donner le nom à l
antiquité inconune des provinces de lI-
ensemble), et qu’on ne saurait reconnaître l’origine de la civilisation de Plran autrement que par celle de l'Inde ét de ses dynasties conquérantes
(voir Champollion-Figeac, Histoire de la Perse). « La Perse, dit encore M. Batissier, vince des vastes empires fondés par les divers conquérants celle des autres peuples. »
4 presque loujours été une pro- ‘: s 0 .
de lAsie. Son histoire se trouve donc confondue avec
Ce qui est vrai et historique pour les envahisseurs arabes
, Seldjoukides, ottomans et mongols l'être aussi pour des envahisseurs antérieurs. Mais,
en dehors de ces conjectures histori vons pas à nous prononcer, la vue même des produits des deux civilisations ’ pour rattacher l
de la Perse, doit
ques sur lesquelles nous n’anous Ornementation persane à une provenance indienne devenue, avec le temps, une véritable tradition nationale, et fusionnée par la suite avec l’art arabe.
est un guide plus sûr encore
Dès avant la conquête qui, après le voisinage, détermina cette dernière période, les leur amour pour le faste et la perfection de leurs arts décoratifs. Aussi, roès, les Arabes victorieux ’emparèrent de Madaïn, alors
Persans étaient célèbres par
lorsqu’après la défaite du dernier des Cos-
capitale de la Perse, ces habitants des
tentes furent vivement frappés par les magnifiques édifices, le luxe des appartements, les
de tout genre qui leur tombaient des splendeurs qui semblent éga-
ornements entre les mains (1). Au septième siècle de notre ère, les Persans vivaient donc dans
ler les descriptions les plus merveilleuses du Rämayana sur l'Inde antique (quinze siècles avant l'ère chrétienne) récits confirmés d’ailleurs par Strabon, Arrien et Mégasthène.
Dans l’état où nous connaissons le mieux l’art persan, état qui se rapporte à l’époque de
lignes principales aux conceptions difiée par la tradition indienne et le génie particulier de la race dans le. sens d’une ma
austère, d’une élégance plus libre et puisant dans le mélange de ses deux sources variété.
Sa plus grande splen-
de larchitecture arabe, monièr
deur, ses compositions empruntent en général leurs
e Moins serrée et moins les éléments d’une plus grande
(1) Nous lisons dans Coste (Architecture arabe) : « Lorsqu’après la bataille de Kadesia (an 13 de l'hégire, versMadaïn, les couronnes, lesbracelets, les colliers d’or. tombèrententrelesmains du général en chef, qui p
mémentaux dispositions du Coran. Parmi ces objets se trouva un tapis long de 60 aunes, d'untissu magnifiqu étaient imitées par des pierres précieuses enlacées dans le tissu. Le génér de la valeur q
le vœu que jh mar n’ên tint à par celui-ci 20
625 de J + C.), les Arabes se dirigèrent artagea le tout entre ses soldats confor- 6; représentant un jardin dont les fleurs u butin, l'envoya à Omar, en exprimant
UCun compte, et fit diviser le riche tapis 000 drachmes. »
al en chef, se doutant objet fût vendu au plus offrant et qu’on en partageât la valeur suivant la loi. O
en Morceaux pour le distribuer en portions égales. Une portion qui échut à Ali fut vendue
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le réseau linéaire el placée en e d’une façon qui tient le mili
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général à lPintersection des lignes, mais ? (]
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: e Due cette dernière acception, traité e quasi-naturalisme indien Ajoutons en ou 7 PP tre qu’à la différence des Arabes, sectateurs
et sectateurs d’Ali i i RE :
, habitués à attribuer aux fleurs un langage symbolique d sans qu’animent encore des animaux réels ou fantastiques et s €
, ; 0 L d'Omar, les Persans schismatiques, buveurs de vi e vin ans des bouquets appelés Salams (1)
n’en excluent pas le é pas la représentation dans leur décoration
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