ART OCCIDENTAL
C’est ici non plus l’ordre ethnographique, mais l’ordre chronologique que nous devrons suivre, en distinguant trois grandes époques principales : 1° le Moyen âge; 2 Ja Renaissance; 3°
les dix-septième et dix-huitième siècles et particulièrement Part français pendant cette dernière période.
MOYEN AGE
LE CELTIQUE, — LE ROMAN. — L'OGIVAT, 44 "4 PI. XXXVII D Celtique. — Nous avons dit plus haut qu’en se répandant dans l'Occident le byzantinisme. avait dû se rencon- AUX. rer, chez les peuples de race celtique, avec un art indigène né des aptitudes particulières de ces populations. | Ft 3 I nous paraît en effet difficile de ne pas reconnaitre ce caractère à cette ornementation dite cellique, à la-
quelle nous avons consacré nos deux planches XXXVIIT et XXXIX (
voir les notices de ces planches) plus remarquables monuments ont été reproduits dans l’intéressant ouvrage de M. Westwood (
. Cet auteur écarte la double SUpposition d
, et dont les Miniatures et orne- “ments de manuscrits anglo-saxons et irlandais)
une origine romaine, dé-
CZ Se
Î Le .
CO Re Le Entrelacs celtiques.
ll | | NX PS (D’après les Monuments anciens et Modernes, par Gaïlhabaua.) ré À < NV ee / ZNZ
avec les nœuds de l’ensie de ce dessin celtique de pre-
mentie par la différence des entrelacs régulièrement alternatifs des mosaïques Le roulement celtique, et d’ défaut d’analo ar Salzenberg ; la question fort obscure Irlande, il
latines une origine byzantine que contredirait Je mière formation avec l’ornementation de $ Spontanéité d’un art national, laissant d’
aurait été le berceau, ou
ainte-Sophie publié | se ë ; RE il conclut en conséquence à la ailleurs de côté dar à
Ir si la
RE ; Sl, au COntraire, originaire de 1 se serait répandu par |
Scandinavie en dans les pays scandinaves et dans le nord
à Suite en Angleterre, de la France.
none
ture sur cette épineuse question, nous inclinerions à faire la part r
S'il , Ata] mi | nous était permis de hasarder une conJec assignant à cet art une première origine asiatique Comme
de c ni ces deux opinions en remontant plus haut encore et en ythique de la souche arye ; # :
t dont la science ethnographique voit dans les Irlandais la r e-
origine asiatique et voisinage dans l’état pri
se dans les continents et les îles du Nord, € présentation la plus pure. Ainsi s’expliquerait, par comm que avec l’arabe au point nous aurons lieu de faire ressortir.
out en maintenant l'indépendance de l’art celtique indi-
t à la fois le caractèr i actère propre et l’existence si-
me unauté d’ if, une certai ACT ; :
, ine parenté du procédé celtt de vue de la force de l’invention géomé géométrique ?
malgré une différ icati ence de moyens d’application que
Sans insis ter plus longtemps sur cette conjecture, qui; -romain, en expliquerai rigine commune, nous compléterons par une courte descriptio ion
notice qui accoMmpazne Ja planche XXXVIIL que de la première époque, et cela seul suffirait
gène au regard des arts byzantin et gallo ne chez plusieurs peuples septentrionaux d’o | ne sommaire que nous donnons de ce style dans la
L’entrelacs est l'élément à peu près unique de l’ornement celti
à en établir l’antiquité AE tiquité, car le tressage est un moyen primitif entre to
ent est toujours logique, en sont la marque distinctive. Nul doute que 1 Fes 1e les ocurés origmalleme
a souplesse de l’élém une différence caractéristique avec le dessin géométrique
bles éléments; il y à un charme réel à les suivre
us. Des répartitions souvent heureuses tou , tou-
jours possibles, et dont le déroulem nt par de véritables lacets enchevêtrés, avant de
atrons de ces 0 ô P es ornements n’aient dû étre pr ent en jeu procurait la ressource des spi-
se fixer dans une composition quasi géométrique. L ngles, qui constituent tions nées de si fal rofondeur, et témo de la véritable entente
étaient menacées de & t de vie qu'il allait précisément demander au
rales et des courbes en retour des à arabe. at Ï : e. On est frappé de la variété des produc an icati | s leurs complications atteignant parfois à la P clarté i i osi 6 des liens et l’ingéniosité des retours et des nœuds,
Il manquai RS quait toutefois dans ce genre; dont les ressources la nature des choses, un élémen
ignant par leurs Sa3es répartitions, par la de la construction ornementale
épuiser par l'emploi même. de
H RS utes les combinaisons fournies par
plus tard en contact.
byzantinisme, avec lequel il se trouva
NC RÉÈLE: RRSERN “ TONY <<
Motif celto-byzantin.
Initiale. (celtique exfolié.) rs
u mieux de ce compromis, dont on. PI. XL
#%ÿ XLUIL.
transformation , (9 e ses SUCCESSEUTS , compromis
e Charlemagne et d supériorité future des productions
partir de cette au temps d lement, que s’an
É oque mi | poque mile. — Mode roman. — C'est à
eut fixer :
P la date aux neuvième et dixième siècles ,
nés se retrouve faci nonce la
où l'originalité des deux arts combi
européennes occidentales. F ment celtique prirent tout leur
Rose En s’adjoignant la végétation de l’ornement by
essor. Ils conservèrent une partie de leurs lacets primiti aux. Ayant obten s, les différences e l’ornement ar u d'oiseaux serv ç allongés au mépr
structeurs de l’orne
antin, les Con e devint la tige d’où naissent des exfoliations ?
fs ; l'autre parti
u ainsi la véritable richesse décorative, le mode celtique
et qui se termine en épanouissements for que nous avons déjà signalées avec la conception
be, s'étaient accusées de plus en plus par l'adant de terminales aux lignes en jeu, dont
éleva alors au niveau de l’art. En même temp 2 6 oÛ mi
purement géométrique, comme l’est souvent celle d
dition devenue plus fréquente de têtes de quadrupèdes 0
à figurer des COTP is de toute proportion et vraisem-
la réunion en ce cas sert dans le parcours b)
blance, d’où jaillissent des pieds ou des pattes en rapport avec la tête. Telles qu’elles sont , Ces fantastiques et gro-
tesques images constituent un’art propre et à part, ce que les entrelacs seuls n’äuraient pu faire (voir planche XXXIX,
n® 13, 15, 16). On les retrouve en tout semblables sur les pierres sculptées de la Grande-Bretagne et de la Scandinavie, ce qui donne aux vieilles chartes et aux anciens missels, d’où sont tirés nos exemples polychromiques, l'intérêt de la représentation, sous toutes ses faces, d’un mode original et complet.
C'est dans la planche XXXIX que nous avons inséré les motifs appartenant à la deuxième et féconde manière celtique. Les agrafes d'ornement et rosaces, n° 18, 22, y sont combinées avec la plus grande force. Les initiales à aire libre, n° 19,20, 21, égalent les compositions des meilleures
ferronneries. Les initiales sur champ coloré, n°‘ 34, 35, 36,
37, dans leur plénitude si riche et si bien ordonnancée, où
les deux éléments celte et byzantin se b sement, sont l’expr
alancent si heureu-
ession la plus complète de cette ornemen-