‹ L'Ornement polychromeChapitre 30 sur 173 · RS · texte numérisé non relu

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tation du dixième siècle, L énergie du dessin, l'adresse de

la répartition, une logique Constante, les exfoliatians et l’é-

panouissement conformes aux lois générales, sont à remar-

quer dans ces compositions, non moins que les résultats de

clarté procurés par la coloration tendre qui les rehausse.

Comme dans tout l'Orient et chez les Byzantins, le dessin et le coloris sont entièrement Conventionnels :

on n'y voit qu’un faible modelé

> Aÿant seulement pour but de faire comprendre la rondeur des tiges ou des Calices d° Jjaillissent

Bordure tirée de la Bible de saint Martin, de Limoges. (Dixième siècle.) Bordure tirée d’un Évangéliaire du onzième siècle. (Bibliothèque de Munich.)

| enveloppe d’où soit des têtes, soit de nouveaux rinceaux, n° 49, 20, 21. Aucune idée symbolique ne semble devoir cher au sens des ornements celtiques, sauf les motifs sans

fr

® (Extrait, ainsi que les deux autres bordures, des Arts au Moyen âge, de P. Lacroix.)

se rattapeut-être dans commencement ni fin, qu’on y rencontre si équemment, et qui sont comme un symbole de léternité. (Voir, planche XXXVIIL, les n°° 8, 18, 23, 94, 31.)

Cette fusion des genres celtique et byzantin ne céda pas complètement la place au Style ogival, avec leg longtemps.

Cest elle qui détermina les types de la plus belle ornementation des verr époques ne sont que des verrières en réduction :

uelelle coexista

ières et des manuscrits ,

qui à ces pendant les onzième, douzième, treizième et q

uatorzième

esse

NX - DELLE : j Dee © TT DUT

DT

Bordure d’un lectionnaire de la cathédrale de Metz. (Neuvième siècle.)

TA

siècles, c’est-à-dire pendant la période la plus brillante du moyen

encore en Italie les traces directes du mode celtique dans les v 11 Ki

So L) La \ âge. Au quinzième Siècle même on retrouve

ignettes marginales en vogue (voir planche XLIIT, 17, 18, 19, 20), concurremment avec les marges dues au style latin de la Renaissance.

de nos planches qui appartiennent au moyen âge, l'emploi iné ou isolé du double élément de ce style

(planches XL à XLVI).

nance latine ou lombarde pro-

antin. Le style roman

nombre de celles P }

On peuk suivre, dans le plus grand | comb

mixte

Les motifs de prove | cèdent plus directement du byz puise es deux sources dans une mesure plus égale.

Ainsi le n° 4 de notre planche XL procède des es : les deux angles sur fond pourpre sont

deux mod parties d’initiales sur fond

celtiques, ainsi que les po 5, 16; le reste est byzantin.

urpre, n° 13; 14, 1 contenues dans la plan-

Les peintures scandinaves che XLI, ainsi que les émaux et les étoffes, sont

SENTE 2) PASS RSS [20000 [= Ke” = 2S\ CNE ; x à

oco0o|| 20

d'inspiration byzantine.

les verrières de $ deux modes es mière, et les n ile à saisir.

{ XLIII, provenant de manuscrits de nisme s’est plus longtemps at-

si la première est franche-

s planches XLIV et XLV, le mélange où t encore facile à reconnaître; les n°* 1 os 98, 29 et 30 de la seconde, en

Dans l'isolement de 19, 28 de la pre { le mélange fac planches XLII e ait que le pyzanti d de l'Europe,

son sein à la veille même des grandes

montren Quant aux PItalie, où l'on S

tardé que dans le nor

ples de la fus

ment byzanti | : on © yzantine, la seconde contient des exem ion opérée dans

époques de la Renaissance.

en Allemagne: (pouzième siècle.)

lise de combourg par çailhabaud.)

Émaux du devant d'autel de l'ég (Extrait des Monuments anciens et modernes,

6 longtemps gothique, PI. XLIV

al au genre appel ême dans les ER

de style ogiv ractères principaux, M

d'hui le nom éterminé les ca

Ogival. — 0 gival n donne généralement aujour qui en à d

? D Sa “a ea FH ItE de logive en architecture autres applications, telles que lésroment R par deux ares de cercle d’un rayon égal, qui se rencontrent à leur re de PAri monumental.) |

« On appelle ogive une arcade formée patissier, Histo

sommet et forment un angle curviligne Sn

PET cas

Nous ne mentionnerons que pour mémoire. les revendications dont l'invention de logive a été l’objet. On trouve des exemples de l’intersection des cintres à Mycènes et dans les tombeaux pélasgiques, dans quelques monuments

romains, l’aqueduc de Tusculum, entre autres; et, plus largement appliquée, on la retrouve au Caire, dans la

Ogive de la clôture du chœur de Notre-Dame de Paris.

mosquée d’Ebn-Touloun, construite au neuvième siècle, sous les influences persane et byzantine; on la voit

dans le courant du dixième siècle, avec les Arabes, en Sicile, d’où elle aurait passé en Neustrie par le fait des conquérants normands.

L’ogive, implantée dans le nord de l’Europe depuis la seconde moitié du douzième siècle

, Y règne exclusivement pendant le treizième.

CR! r » . 4 . F: h

Dans la première période, l’emploi de ce nouveau mode reste confiné sur le terrain architectural L’ogive y

existe à côté du plein cintre roman, comme on la trouve chez les Arabes à côté de l'arc en fer à cheval

dans les mêmes monuments.

Elle n’est pas l’objet d’une application exclusive, et pendant l’époque romane on n° ÿ ajoute que des

décorations empruntées aux modes antérieurs.

Mais bientôt un monde nouveau de types ornemanesques jaillit de cette tige unique, et C’est l'honneur de nos artistes du Nord d’avoir su tirer de cette forme accidentelle des développements qui en ont fait comme une créa-

tion nouvelle. Ce sont eux qui en ont réglé l’ordonnance et les détails et en ont fait ce genre si connu dont

Détail de la cathédrale de Cologne.

l’usage presque exclusif, pendant près de trois cents années, a couvert de ses merveilles tout notre monde occidental.

L'examen de nos planches XL et XLIV aidera à faire comprendre l’époque de transition de la première à la seconde phase ogivale. La première de ces planches appartient encore, pour le style des

man. La seconde, de date plus rapprochée, fait déjà pressentir les différences radicales qui allaient se produire

ornements, au pur r07

: 131 — ans l’ornen Ï nentation. (No to | s us donnons ici une rati Ë | numération complète de la premié emière pour faciliter Pé “liter l'étude de cett e

transition.)

pétails de l’ogive ci-contre, page 36.

Détai PATES étails de l’ogive ci-contre, p. 36:

planche XL.

est du douzième siècle, et offre

Ç les éléments, y sont côte à côte avec

du genre celtique ein cintre et l’ogive.

urni presque tou

Le préci précieux. manuscrit de Luxeuil, qui en a fo Les formes

tails de la décoration & l'architecture $6 artiennent au Ce 4 dont le füt est chapiteaux $0 corbeille, tantôt

)un emploi origin

romane.

t in tableau caractéristique des dé juxtaposaient le pl

la maniè .

“ms latine, de même que déjà dan “ les n°’ 26, 33, 54, 55, 56, 57, 58 app a no A TA 6 en ue s’accuse dans le décor des colonne ou ed te hauteur (n* 15, 16, 37, 38), et dont les Nr U À ; nie w ne tantôt repliant leurs crosses au haut de la à la Pre E igure humaine, dont il est fait ailleurs (n° 51 D'un autre Ag * côté, l’on rencontre dans les frises et bordures la frette grecque

( 1), les têtes de clou évidées (n° 42), les dents ros, des souvenirs plus ou moins es, couvrant les fonds de leur

1 à 16, pyzantins OÙ cell

Itique. orné de rinceau*;

nt également se recourbant de hau

a] comme support de la ©

d’enroulements, de le (n° 47, 48, 49, 50) rehaust en bas, ici seuls, olonne elle-

(n* 17 et 18), les zigza8s contre-

& d’une alternance végétale (n° 30,

de scie enrichie ntique : des rais de €

rapprochés de l’a œur, des plénitude sans inter o-byzantins, provenan ç où exotiques de la

31), et, d

), et, dans tous les autres numé

valle.

{ d’un manuscrit

oves, des feui uilles d’ d’eau, des plantes grass flore conven-

Ici donc, : c contempo De. les angles 43 et 46 et les n° RE Te tionnelle anti , se trouvent résumés, à leur dernier moment, les types imaginaire antique Ke : 6 : SN que, auxquels le génie nouveau de l’époque ogivale ne tardera pas à substituer les végétations indi- Je détachement des principes

gènes.

Dans les iè verrières de la planche XLIV, malgré l accuse ouverteme

ncore Si pyzantins, e celtique isolé, S d'une pleine Va ses pétales, él utilisés souvent (n* 16, 38); tantôt la si-

plement sinueux a des constructions imbriquées (n° 35),

en jeu (n° 11, 24, 26); des galons ques. Les éléments de la char'èglent fous les

es silhouettés € ogique de ses

nt. Ce que | s à des effets , dégagée» et e construction;

: serré dans la I Jeur. Les tYPeS de la flore égamment divisés et larpour limiter des

antiques dans l ns l’ornement de détail S le, arrive alor

d'une aire plu s rinceaux d p rinceau nu sim 6, 14, 36); il Y égétal est seul es nœuds celti 35) et en divis

dével oppem $ Fr ents, promettait au dixième sièc ionn jee elle connue s’élaborent sur le champ

ement 6

: t épañouis, se combinent gracieusement avec de struction est U roisent (n à l'élément V à la manière d (ns 1, 15, 22

fonds alt re ernants. Tantôt cet élément de con es en quin t double et les deux rinceaux s’entre-C conce 0 perlés, strié (148, 9,210); des combinaisons 0 ? AS tb 4 ’ pente Cr 22, 35, parfois repliés Sur eux-mêmes " e ent à la flo * .

. Le Ul sou . CL épanouissements » q vent aussi en est issue L’ordon nancC à, ductions, lén e sévère, la clarté et Ja richesse des m0 , l'énergi à TA 7 gie du dessin, tout indique dans ces belles

des arts occidentaux

ent ou en 1k

la force des dé-

de la répartition; e la supériorité

eet la variété a décidé d

tifs, Ja sagess Ç Ja forte race qui

production

s dans l’ornement de

aissent encore quelques trace

A partir ue u de 4 Ce i la fin du tre1zieme siècle, les modes antiq 59 q J

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