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NZ 9 ZN) NIMES <S > TP Ch. Goutzwil <b. del Ornementation courante. (Dix-septième siècle.)
où le reste de l’Europe s’appliquait à les suivre, tint aux vieilles habitudes natives de correction et de me-
| les grandes institutions dont Richelieu avait eu Pinitiative, qu'avait encouragées Mazarin et que soutenait Colbert. La direction des
sure qui caractérisent la nation. Le niveau de l’enseignement y était maintenu par
artistes du la force d'éducation de ensemble une valeur exceptionnelle, malgré une cer-
Louvre qui, dans tous les métiers, produisait des œuvres d’une exécution supérieure , chaque patron dans sa maîtrise, tout contribuait à donner à l taine défectuosité des principes.
Le défaut que nous avons indiqué pour l'architecture se retrouvait Partout; On manquait généralement du sen-
timent qui doit inspirer l'appropriation de l’art décoratif selon le but particulier de chaque objet. 11 n’y avait plus qu'un Caractère unique d’ornementation pour tous les ouvrages fabriqués, sans préoccupation
: suffisante du caracière spécial que des destinations différentes commandent.
Toutefois, il faut le reconnaitre, les connaissances acquises étaient grandes » €t, tout en les dénaturant parfois, on É ?
savait les re à 6 r . ie 6 t les mettre à profit. Les procédés orientaux, entre autres, ne furent PaS Sans influence sur l’ornementation
dont il s’agit. On sut les manier judicieusement sous les formes à la mode; c’est à la vue des faïences orientales qu’il
faut attribuer le dessi 6 ) ion li à ssin géométral, conventionnel, à coloration libre, des décors « | ; : : al, : > sen lambrequins, à légers rinceaux
s tapisseries de la planche LXXXIII sont aussi
faïences planche LXXXII. Le où d’éclatantes couleurs combinées avec un
de ces tapisseries,
vons faire observer que les n ements. C’est un ensemble p croisements empätés de rosaces, les baldaquins , les
ou à surface pleine, qui font le fond des
con ’apré û incl
cues d’après les mêmes principes, et à propos oOÙ =
goût douteux jettent tant de désarroi, nous de
dessin , un exemple remarquablement riche en enseign changer de nature; les
o 4 et 2 contiennent, sous le rapport du resque complet des éléments dont
les combinais jaient à infini binaisons variaient à l’infini sans
f NC TE : “1 /, NT e29 ”, y 1] (LE OÙ Ü Ÿ 7, } )> =} 2 , fl 4 à
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C4 Goutzmi e ornementation courante. (pix-septième siècle.)
aillit l’acanthe qui les recouvre ou s’en
e construction d’où } e rinceaux distincts aboutissant
nt, enfin les courbes d se trouvent représentés
les rinceaux d
cartouches, les vases et les bouquets, aux qui s’avoisine
dét ache, les agrafes à cheval sur les rince ad un 1 « + “ . . “À e terminaison commune d’où résulte une figure incidente , dans ce décor d’un agence-
ment exécutées d'après les saines données du dessin
n émanent directement. Le série. Les palmettes
ment tout à fait caractéristique.
Les appliques du genre Boulle, planche LXXXIV, sont égale
de Ja planche LXXXV, ils € pe LXXXVI appartiennent à cette
cuirs de la planc 4 dans cette dernière planche suffiraient à elles seules, si on les enrichissement employé à cette époque.
cte du procédé d nent tout le programme de lornement courant du
s rinceaux. à fines
des surfaces orientales. Quant aux motifs volutes du n° 4, planche LXXXI, et les
divisées et si orné et si ornées que l’on rencontre plusieurs foi ner une idée ex
rappr ve pproche des originaux grecs, pour don plus hauf, don
Ces pal toi palmettes, jointes aux éléments énumérés
styl i yle Louis XIV, dans ses applications communes:
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culots. (Genre pérain.
Les représentants les plus brillants, ou du one Tes mplosiconLS de cette phase de l'art français Son Jean Bé- : 7 æe rain et Daniel Marot.
goût qu’il à mis dans des compositions
Le premier fut fort à la mode, et si l’on es réserves SUE le
peut faire de jusl
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où les grotesques abondent, elles témoignent de beaucoup d’imagination. Quant aux décorations du salon d’Apollon, planche LXXIX, où il s’est inspiré des combinaisons pyramidées de Raphaël, en recourant à toutes les ressources de l’érudition, on ne peut méconnaitre qu’il n’y ait là toutes les souplesses d’un talent réel, et qu’elles ne soient des œuvres d’un haut mérite.
Daniel Marot, qu’un dessin plus élégant et une imagination non moins abondante appelaient aux premiers emplois dans son pays, ne fut point, comme Bérain, dessinateur ordinaire du roi de France, Forcé de s’expatrier à la suite de la révocation de l’édit de Nantes, cet artiste protestant vint en Hollande, puis en Angleterre, où, ayant suivi le prince d'Orange, il devint architecte de Guillaume I, roi de la Grande-Bretagne, Le recueil des deux
cent soixante planches qu’il a publiées en 1742 est un témoignage de son talent et de sa fécondité vraiment remar-
quables. Son omnipotence s’étendait à tout : lits, chaises, fauteuils, tables, miroirs, torchères , grandes horloges, dessins pour tapisseries et housses de cheval, patrons pour étoffes, enfin « les mille objets de lexistence, dit M. Destailleurs, depuis la bouilloire jusqu’à laiguille de montre », sans compter que, comme Bérain en France,
il était ordonnateur de fêtes et organisateur de grandes pompes funèbres qu’il a également gravées,
Cartouche emblématique. (Dix-septième siècle.)
Les productions de Robert de Cotte, de Gillot, ete., représentent les dernières formules du Style Louis XIV, Dans
les tapisseries des planches LXXXVII et LXXXVIII, des élégances nouvelles se font pressentir. Dans la bordure n° 1, 2, 3 de la planche LXXXIX, une exécution plus soignée, des détails mieux isolés , un emploi plus sobre des
éléments fonciers, marquent une épuration du goût que déparent un peu les grotesques cartouches à figures barbahere)
resques servant de point de repos.
Sous des formes également transitoires, ce style se retrouve encore dans le riche décor à fond d’or de la planche XCT, ainsi que dans les fines peintures en demi-camaïeu du plafond si sagement ordonné de la planche XC. À mesure qu’on avance, on peut remarquer les tendances de plus en Plus prononcées vers la clarté de coloration des fonds de décors, qui va devenir un fait ordinaire.
Style Louis XV. — L'évolution nouvelle que subit l’ornement, vers la vingtième année du dix-huitième siècle,
- la brillante école d’où est sor
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e style Louis XV, a eu pour principaux initiateurs les architectes Gilles-Marie
et qui a constitué ce qu’on appelle I en trouve l'expression la p
Oppenord et Ju È i ; ste-Aurèle Meissonnier, et Pon lus ê complète dans le TS P s œuvres de Babel et L'origine de cette transformation se tr
épris sous Louis XIV, et, d'autre part, dans lex à la cathédrale de Saint-Pie
lignes rompues ; exécui
pre es surcharges d’enrichissement dont on était déjà
ouve, d’une part, dans nceptions de Francesco Borromini, archi-
emple et le succès des Co rre sous la direction de Ber
ées avec une puissance d’i
nin, et mourut en 1667, après
tecte et sculpteur, qui travailla nvention et une facilité
av = eZ . . .
oir excité une vive admiration par ses des plus remarquables.
artie italienne , c’est à la France
Si, malgré l’éclat d’un tel précédent et Ja notoriété d’ uveau style le nom { au renversement de ont elle s’éprenait un € prit qui manque parfois aux productions italiennes et allemandes de la même époque.
Ce ne fut pas sans difficulté que les prin-
une origine en si grande P d’un de ses rois, nom partout adopté, même en Italie ?
tous les principes d'ordre consacrés jusqu’aachet de légèreté, de grâce et d’es-
west rev ? :
q evenu l'honneur de donner à ce no
c’est qu’en s’assimi qu’en s’assimilant des procédés qui tendaien à la liberté des formes d
I è ors, l’école française sut donner
VE . , cipes nouveaux ; ou plutôt le renversement
ÿ 4 É CS Le et
2 de tous les principes consacrés jusqu'alors, Ld Fin parvinre
de la lutte que causa en France l’invasion
nt à se faire accepter. La vivacité
ouverte des nouveaux modes força ceux qui ratiquaient à d'heureux efforts. Jamais
les p ngéniosité et de véritable
plus d'adresse, di
savoir ne furent mis au service de doctrines
plus contestables.
Après avoir abandonné toutes les vieilles modes pour lesquelles, dit ironiquement Cochin, on avait un respect superstitieuæ, il ne restait plus de guide que dans le goût personnel dont chacun avait à faire preuve. Or Igré les périls dune telle liberté, la est restée aux novaieurs de
rtistes qui protes-
si, Ma gloire dus siècle ce temps, C’est que les a alors, au nom de principes plus sages,
taient voir la valeur de ceux qui se
étaient loin da
Moulures courantes. (pix-huitième siècle.)
e tarda pas à prévaloir.
nférieures les tentèrent à leur tour, ont été rapidement qu'il était grand temps que l'antique grec réap- : l'avait conservé.
l’action indépendante et si hardie de e, on ne saurait méconnaitre
vers ses mille caprices
t maniéré qui n
lorsque des décadence telle
re de lave qu ncipes généraux; u dix-huitième siècl 6 de cet art el à tra oue un si grand rôle dan
Les écarts causés par ces aventures , expression d’une n écartant le sual de vue des pri décorations d parente frivolit on privée» qui J décoratifs de nos jours.
ers jours du dix-huitième siècle, à l'époque t recours à des décorations légères, fun jeu. À ce point de vue, les sembler plus rationnels,
excessifs, et sont vite arrivés à l parûüt avec son immortelle jeunesse, En
Quelque dangereuse qu’ait pu être, au P nu, ti le véritable éclat des que SOUS ap s de la décorati pour les arts celui des premi Watteau ; avaien { alors on se faisai moins l’avantage de
que AT ju’elle a doté la France dun art charmant; s les mœurs
on découv :
n découvre une entente parfaite des exigencé
odernes, entente dont l’exemple n’a pas été perdu Il ne faut pas oublier d’ailleurs que cet art succédait à
où Gi ee
ù Gillot, et après lui ses élèves au nombre desquels figure
aux détails de construction d’une capricieuse invraisemblance don rnés qu'ils étaient, avaient au
types de la nouvelle école, tout contou tionnelles et na
plus conformes aux habitudes de logique tradi tionales.
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On comprend donc qu'avec de telles qualités, et malgré ses défauts, la nouvelle manière ait triomphé des critiques nombreuses qu’elle souleva, critiques dont le graveur Cochin se fit l'interprète passionné dans
France, mais dont plusieurs aujourd’hui paraîtraient exagérées.
le Mercure de
Le temps, en effet, tout en faisant justice de certains abus, n’a pas ratifié toutes les préventions des critiques
d'alors, tous les préjugés de ceux qui voulaient, par exemple, qu’un chandelier fût toujours droit et perpendiculaire pour porter la lumière, et non pas tortué comme si quelqu'un l'avait forcé. Avec les habiles artistes de la belle période du dix-huitième siècle, les connaisseurs émérites ont depuis longtemps répondu à ce qu’il y a de trop absolu dans les prescriptions de ce genre.
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Moulure. (Dix-huitième siècle.)
En résumé, cette époque, avec ses hardiesses et ses habiletés, est une des phases les plus curieuses de l’histoire
de Pornement. Elle eut d’ailleurs une fortune toute particulière.
Les arts supérieurs, ravalés au niveau de la simple décoration , lui apportèrent un concours actif Après les féeries
gris-perlés et les bergerades à paysage bleuâtre de l’érotique Boucher. Cétaient des objectifs d’une valeur exceptionnelle pour l’
de Watteau, si finement dessinées et si chaudement peintes, vinrent les empyrées ornement destiné à la monture des trumeaux.
. Û k . ; . x 4 . ‘ir Aussi vit-on les ornemanistes, dont l’art devenait en quelque sorte pr épondérant, enseigner avec une autorité que leur rôle, autrefois plus secondaire, leur avait jusque-là refusée. \ . = 27 19 . . = à ° . :
Après Oppenord, qui ayant étudié l'architecture antique et travaillé à Saint-Sulpice, ne s’engagea dans la voie nou-
velle qu'avec quelque réserve, Meissonnier, qui s’intitulait peintre, sculpteur, architecte, dessinateur de la chambre
ornements de son invention, dont l’objet est de précipiter l’impulsion donnée à l’art décoratif des Lepautre et des Marot. Cest ce que le railleur et
et du cabinet du roi, donne, sous de titre d'Architecture universelle, un recueil d’
d'ailleurs injuste Cochin appelle « une architecture gaie, indépendante de toutes les règles de ce qu’on appelait an-
ciennement le bon goût ». (Voir à ce sujet les très intéressants documents publiés par M. Destailleurs, dans ses No-
tices sur quelques artistes français.)
- hyie à : - - : » :
P.-E. Babel, dessinateur d’ornements et orfèvre à Paris, qui, mieux qu'aucun autre, entendit le genre rocaille, se piquait aussi de fournir des modèles à l'architecture.
On serait étonné d’un tel empiètement si l’on ne se rappelait que la forte éducation de ces illustres ornemanistes
expliquait, sans les légitimer toujours, quelques-unes de leurs prétentions,
Le célèbre orfèvre Thomas Germain fai-
sait à la fois des plans d’édifices et des pièces d’argenterie; ce fut lui qui fournit tous les dessins de la nouvelle église “ D
de Saint-Louis du Louvre, reconstruite en 1738 à la place de l’ancienne collégiale de Saint-Thomas.
son crayon ingénieux une personnalité distincte que les publications modernes ont pris à tâche de faire connaître, ne nous paraît pas devoir rentr
L'analyse des productions de cette époque, où chacun marque de er (ans notre cadre.
Tous les ornements de cette époque, qu’ils soient de Meissonnier, de Babel ou de Baléchou , Preissler ou de la Joue, d’Isaïe Nilson ou de Cuvilies, de Jean-André Xavier Haberman, de Jean-Léonard Wuest ou de Jean-Léonard Eysl de A. Masson , sont tous traités avec un rendu pittoresque dont 1
nécessités imposées à la décoration des surfaces.
de Jean-Daniel de Thélot ou de Jérémie Wachsmuth, de Françoiser, de Jean Hauer ou de Charles Roettiers, ou
à Puissance est trop souvent en désaccord avec les
ait pour résultat principal de substituer plus lar-
insi le rôle de plus en plus prédominant de la peinture av
gement à la figuration conventionnelle cette figuration émnitalive que nous avons signalée au début de cette étude, comme un procédé essentiellement moderne.
Comme caractère général, au point de vue de la forme, on remarque dans ce style l’exclusion presque com:
plète des lignes droites, au profit de l'emploi plein de ressources des contours en S et le dédain de toutes les
D’après Cuvilies.
formes franchement carrées, rondes
ou ovales, tout cela cependant traité
dansunegrande manière dont Meissontle plus heureux représentant.
nier fu Le rocaille, qui devait s'emparer de
tous les arts décoratifs, parait être sorti de l’art de créer des jardins ardéjà fort en vogue at seizième
tificiels, siècle; mais on Wen connaît pas l’inet l’on ne sait au juste à e on doit le ratta-
venteur,
quelle provenanc Les Chinois emploient très fré-
ailles dans leurs jardécorations,
cher.
quemment les roc
dins comme dans leurs
cartouche d'après Babel.
rge usage de cet élé-
siècle a tenu le la Je Louis XV.
e dix-huitième
ymétrie que I roductions du sty
1? U L2 et c’est probablement de ces ennemis de la $ ensemble des P
ment décoratif, qui marque d’un coin Si particulier P
y A (© Re 4 € } K
ES Ch G RS] p’après cuvilies.
de ce genre, que contenaient
p’après Cuvilies.
s des modèles
paux auteur nnèrent toute l'Europe.
rent les princi
Quoi qu’il en soit, les artistes français fu et qui passiO
les immenses collections de Hertel et dEngelbrecht
Notre planche XCIIT réunit, dans le double caractère de ses cartouches, les derniers ornements, en style Louis XIV, d'auteurs qui persistaient dans les an- | ciens errements, et la fantaisie à outrance de ceux de lPécole à la mode. Les n° 9, 3, 19, 13, sont de
Bernard Picard, qui produisait encore à Anvers de 1720 à 1730. Le n° 1 a été peint à Paris en 1740. Les n° Æet 5, qui sont encore symétriques, mais sans = une ligne droite, offrent des combinaisons et des rin- EE — = — | ceaux de l’époque intermédiaire. Quant au n° 9 d’Isaïe | 4 Des Nilson (1752), et aux n° 10 et 11 de la Joue, ils sont de l’époque florissante du genre rocaille. Dans ces dernières figures, comme dans celle n° & même planche, et dans la monture d’éventail de la planche XCVI, on trouve l'emploi des coquilles et des chicorées, si fort à la mode que l’acanthe était presque disparue. . '
CZ
Le danger des conceptions maniérées, soutenues pendant un certain temps par des exécutants d’une extrème habileté, qui assOuplissaient toutes les matières avec une adresse sans égale, ne devait pas tarder à se révéler lorsquelles tombèrent entre des mains moins habiles. Après avoir créé tout un monde char-
mant de vignettistes tels que Hubert Gravelot, Eisen,
Cartouche genre rocaille. . Laurent Cars, J.-Ph. Lebas, CI. Duflos, Choffart et Aug. de Saint-Aubin, le style Louis XV ét
ait appelé à disparaitre devant le réveil des études antiques, après avoir eu des re-
présentants jusqu’à la veille de 1789, et avoir subi tous les excès d’un
mauvais goût dont le sujet ci-dessus peut donner une idée.
Style Louis XVI. — Même antérieurement au règne de Louis XVI, le retour à un goût plus simple avait de nombreux partisans. La découverte d’Herculanum, faite en 1706, occupait les esprits dès avant que les travaux offrissent des résultats d’une certaine étendue et d’une réelle utilité, ce qu’on r’obtint que vers 1750; la réaction, commencée alors en architecture par Servandoni et son élève de Vailly, ne devait pas tarder à se faire sentir dans tous les modes de l’art décoratif, et c’est cette réaction qui ne put arriver à une formule définitive que sous Louis XVI, dont elle porte aujourd’hui le nom.
Les travaux de Reisner, de Gouthière, de Demontreuil; Les lambris dappartements, tant en peinture que sculpture, par de Neufforges; Les sculptures, menuiseries, orfèvreries el fontes, par de Lafosse; Les décoralions en peintures de fleurs et dornements , par Ranson; La joaillerie et la bijouterie de Pouget fils; Les chandeliers et lustres de Forty, ainsi que les compositions de la Londe et les charmants rinceaux de Pélégant Salembier, représentent les expressions variées de ce style Louis XVI dont on trouvera des exemples intéressants dans nos planches XCVI, XCVIT, XCVIIT,
XCIX et C {voir les notices de ces planches), et qui a retrouvé de nos jours,
auprès des amateurs une vogue méritée,
D'après Salembier.
SHELL 1] lui-mê , à l’exemple du recueil lui-même, nous
; Ven pas que nous méconnalssions la valeur des eflor
Pre { h re A |
D’après Salembier.
a déjà su retro ; Are F uver des éléments de force et d’originali 3CGOT Le À aux vitr d rative, qui donnent tant de caractère aux af itraux des treizié zième et quatorzième siècles; aux émaux de
naissance.
arrêtons ce rapide récit au ts dont notre temps à été le témoin,
= 4) — seuil de la révolution de 1789, ce n’est et dont la fécondité, attes-
tée surtout par les résultats obtenus dans les diverses branches
de l'art décoratif pendant Î Te es dernières années que nous veno s’affirmera, nous l ) " . nous l’espérons, de plus en plus. Mais
de traverser, core venu ni de juger avec impartialité
Je moment n’est pas en e du dix-neuvième siècle, ni éfinitif, à travers les engouements successifs qui l’ont e large éclectisme qui y À succédé de nos
l’œuvr | surtout d’en reconnaître le
caractère d d’abord dominé et I jours.
Pour la France surtout, les través. Nos agitations politiques, n0S longues guerres , avaient : ?
dispersé à la fois l’aristocratie des amateurs éclairés, et, chose plus grave encore, le personnel de nos praticiens formés par les vieilles et fortes traditions des industries françaises, que l'enthousiasme et le chômage jetérent sur les premiers champs de bataille de 1792, d’où peu sont revenus.
Le siècle eut donc une double tâche : reformer le goût du pu-
blic et rétablir des centres d'étude, ce qui ne pouvait être Paf-
débuts ont été pénibles et en-
faire d’un Jour.
Aussi n’est-il pas 6 sant d’abord à l’anti
val avec la Restauration et le m lus tard à un retour plus ou moins complet vers le style dé-
des dix-septième et dix-huitième siècles, plus récem-
ve E , tonnant qu’il ait longtemps cherché sa voie, que avec VEmpire, puis à Part ogi-
s’adres ouvement littéraire de 1830,
coratif ment enfin à une étude fructueuse des productions de l’art oriental.
des vives polémiques qu’elles,
e ces tentatives diverses,
s, est née pour notre Î e et plus judicieuse des à De nombreuses publications on refait pour notre génération l'art, et cette érudition archéologique nous à pera chaine rompue des traditions.
Dégagée de tout exclusivi la pratique moderne peut
Mais d ont suscitée éclairée ; plus larg
emps une appréciation plus ges écoulés.
J'histoire de sme et de “toute prévention,
interroger le passé en connaissance de cause
e un choix raisonné da
r n0S devanciers.
sources et les variétés
nous l’ont légué
et fair ns les richesses
accumulées pa
Sans négliger les re de l’art moderne, tels que dix-septième et dix-huitième
les seizième ; surtout tant d'excellents
qui fournit s de décoration d'ensemble, parfaiteelle saura et elle
siècles, modèle ment adapté
e des procédés sim
aux produits orient
ences et aux majoliquss de la Re-
s à nos MŒUTS,
té dans l'étud ts de l'antiquité, Limoges, aux faï
aux et asiatiques,
ples et francs, de la haute :
! “ Le P A | .
* e ; ? + à F Re | : 4 | Ls » sl A s % s os l - # à 4 LA c > » ï + ? ‘+ :
: + | es “oi L Ë | ca 60 gs | f s #, = 3 A | À ŸUVE. Elle y trouvera cette puissance d'effèts c qui nait de la couleur, et un champ toujours ouvert à l’invention ou à sé LE:
gusron qui relève l’œuvre du décorateur et a permis à l’un des maîtres de l’art moderne d’en donner cette 4 formule si Dyrate :
À « L’ornement, adit M. Guillaume, directeur de l’École des Beaux-Arts (Idée générale d'un enseignement élémentairé), ne doit pas déformer les surfaces qu’il décore; il est sur ces surfaces, il fait corps avec elles ou s’y trouve: appliqué; il ne doit pas paraître soit y pénétrer, soit pouvoir en être aisément détaché... C’est une à forme très- idéale de Part. Bien plus encore que le peintre et le sculpteur de figure, l’ornemaniste concoit l’art du dessin comme devant servir à la représentation non d'êtres réels, mais d’un organisme à la fois supérieur et dépendant. »
Nourrie de tels principes, nous sommes assurés que notre école contemporaine fera de nouveaux pas dans là voie où l’ont montrée nos récentes expositions, trouvant dans l’étude du style des meilleures époques, non le fa-
| | cile attrait d’une imitation servile ou d’une simple copie industrielle, mais l'inspiration de. productions originales
Ale :
; - qui servent de modèle à leur tour et permettent de faire un jour aussi l’histoire des arts décoratifs au dix-neuvième siècle.
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