‹ L'ornière; questions de l'année 1869Chapitre 122 sur 149 · infiniment regrettables; ce poids, trop lourd · texte numérisé non relu

infiniment regrettables; ce poids, trop lourd

<3e mettre en question Pavenir de votre fils, l'ave-

ve dynastie, voulez-vous l'alléger? voulez-vous

^charger? L'unique moyen de le faire, c'est de

l'œuvre qu'ont commencée le Message du 12 juil-

âxiatus-consulte du 8 septembre ; c'est de ne pas

^i-chemin, suspendu au-dessus d'un abime, entre

oement personnel n'ayant plus sa liberté d'action "vernement constitutionnel fort de toute la force

donnent les élections générales de mai et juin st de ne pas imiter Charles X passant de M. de

Itf. de Martignac pour revenir à M. de Polignac; er résolument jusqu'où sont Allés, en 1831, le

^Philippe prenant Casimir Périer pour premier et, en 1866, l'empereur François-Joseph s'effa-

i^re M. de Beust; c'est de fermer l'ère républila responsabilité présidentielle, illogiquement de la Constitution de 1848 dans la Constitution

Telle est très-succinctement Thistoire de la formation da ministère du 13 mars 1831.

Ce qui va suivre est extrait des Mémoires pour servir à Vhistoire de mon temps , par M. Guizot :

u En entrant au pouvoir, M. Périer mit un grand soin à établir que le conseil des ministres se réunit habituellement chez lui, hors de la présence da roi, et à constater hautement ce fait. Pendant quelque temps il le fit annoncer hautement dans le Moniteur, Il avait raison d*y attacher de Timportance, car ce fut aux yeux da public une éclatante démonstration de sa forte volonté et de son pouvoir. Le roi n^objecta point; il savait s^aocommoder aux carac^ tëres quand il reconnaissait la grandeur des services. Pourtant il était offusqué et laissait quelquefois percer son déplaisir, trop peutêtre, dans Tintérétde son autorité. Rien ne sert mieux les rois que d'accepter sans discussion , et de bonne grflce , les nécessités quMls sont contraints de subir.

» Au môme moment M. Périer témoigna une autre exigence. On a dit qu'il avait demandé que M. le duc d'Orléans cessât d'assister, comme il l'avait fait jusque-là, aux conseils du roi. Vraie au fond, l'assertion n'est pas exacte dans toutes ses circonstances. Sous le ministère précédent, M. le duc d'Orléans n'assistait point habituellement au conseil; il n'y avait paru qne rarement et par exception. Le roi souhaitait qu'il y assistât toujours, pour se former au gouvernement et s'engager peu à peu par sa présence dans la bonne politique, n'en approuvât- il pas tootes les mesures. Il exprima son désir à Casimir Périer, qui s'y refusa nettement. La présence du duc d'Orléans dans le conseil pouvait en altérer l'unité ou la direction, et M. Casimir Périer ne voulait pas que l'héritier du trône pût lui susciter quelque obstacle ni qu'on pût croire qu'il exerçait dans les affaires quelque influence. Le roi n'insista point.

» Dans la pratique des affaires, M. Périer n'était pas moins exigeant que susceptible. Il prenait connaissance de toutes les dépêches télégraphiques avant qu'elles fussent envoyées au roi , et le directeur du Moniteur avait ordre de n'insérer aucun article, aucune note émanée du cabinet du roi sans les avoir communiqués au président du Conseil et s'être assuré de son assentiment. »

Si la tradition de Casimir Périer eût été fermement main-

E en

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