LA DÉPÊCHE DU 13 JUIN
Les journaux qni 8*é(onnent de ce vote ont tort. Ce qui a lieu en Allemagne est Taccomplissemenl plus ou moins rapide, plus ou moins lent de -ce qui doit être et de ce qui sera aussi bien par la paix que par la guerre, et réciproquement. Le coarant est établi, rien ne l'arrêtera plus. Qui tenterait de Tarrêter serait insensé, car ce serait changer le roisseau en torrent. H ne reste plus qu'une seule chose à entreprendre : c'est d'en changer la direction.
l'aLLIAVGB anSTRO-PRAIIÇAISB.
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Une alliance contractée entre TAutriche et la France dans rëventualilé d'une guerre entre la France et la Prusse serait une faute, une très-grosse faute, parce qu'elle aurait pour conséquence de jeter la Prusse aux pieds et dans les bras de la Russie, ce qu'il est facile d'éviter en localisant étroitement la guerre entre l'Allemagne et la France, et en la circonscrivant de telle sorte qu'elle ne soit, en réalité, qu'une guerre de pleuve mitoyen.
Trente-huit millions d'Allemands contre trente-huit millions de Français I
DiptCHS DU 13 JUIN 1866.
S4déo8nibral809.
Le journal la Presse annonce la publication prochaine à Berlin d'une brochure sur les événements de 1866, rcnfer-
mant la dépêche adressée par If. de Bisniark à H. d^Usedont, ministre de Prusse à Florence, dont extrait :
Rerlio, 13 juin ISSe.
Insistex énergiquement auprès du gouvernement italien pour quMl se mette d*accord avec le comité hongrois» Le refus du général La Marmora nous donnerait lieu de soupçonner que Tltalie n*a pas Tintention de faire à l'Autriche une guerre sérieuse. \ous sommes prêts à commencer les hostilités la semaine prochaine. Cependant une guerre stérile de la part de Tltaliedans le quadrilatère augmenterait encore nos défiances
BlSMABX.
La Presse pense que cette dépêche aura an immense retentissement. Pourquoi un immense retentissement? Qu'est-ce que cette dépêche apprendra de nouveau à la diplomatie européenne? Il n*y a qu*en France ob Ton s*imagine obstinément qu*il est possible de faire une omelette sans casser d'œufs. M. de Bismark, voulant enlever à TAutricbe la présidence de la Confédération germanique et Tinfluence prépondérante que le gouvernement autrichien eierçait sur le plus grand nombre des Etats de TAllemagne, a du prendre ses mesures en conséquence ; que n*avons-nous pareillement pris les nôtres, au risque de la publication tardive de dépêches restées secrètes! Lorsque la Prusse opérait ce qu'elle a appelé tt la rectification de ses frontières » , n'était-ce pas l'occasion ou jamais de rectifier les nôtres, soit en nous mettant d'accord avec la Prusse, soit en nous alliant avec l'Autriche , soit enfin en ne nous associant ni à Tune ni à l'autre de ces deux puissances rivales , mais en saisissant le moment propice de faire revivre notre droit écrit dans les traités de 1799 et de 1801? Ce moment , qui ne se représentera peut-être jamais aussi favorablement, c'était en juillet 1866, alors que Mayence et Landau étaient encore en la possession des confécférés de l'Autriche, et alors que l'ar-