LA DÉPÊCHE DU 18 JUIN 1866. SI
mëe pnissienDe était soos les mars de Vienne , aui prises avec le choléra, séparée de Berfin par la Saie, et menacée par le Hanovre , qai n'avait qa*à allonger la main pour être sûr de rencontrer celle du Danemark , deui ennemis mortels de la Prusse, qui a dépouillé Tan à moitié et Tautre entièrement. Ce qu'une bataille gagnée a donné à la Prusse, une bataille perdue peut la lui ôter non moins facilement et non moins promptement; voilà ce quM importe que notre ambassadeur à Berlin répète à M. de Bismark sous toutes les formes et sur tous les tons en lui mettant Thistoire sous les yeux. Le jour où H. de Bismark aura la pleine et entière conviction que la France, légitimement fondée à réclamer à la Prusse la rive méridionale du Rhin au même titre qu*^le a réclamé au Piémont le versant septentrional des Alpes, et par les mêmes motifs, est fermement décidée, en cas de refus du gouvernement prussien, à tirer Fépée du fourreau et à mesurer le fusil Chassepot au fusil Dreyse , ce jour-là , nul doute que, pouvant gagner sur la rive droite du Rhin infiniment plus qu'il ne perdrait en abandonnant la rive gauche, pouvant même s'emparer de Trieste, qui faisait partie delà Confédération germanique, If. de Bismark ne préfère consolider son œuvre que de la compromettre, et ne se résigne à faire ce que nous avons appelé non la part du feu, mais la part du fleuve.
M. de La Valette n'a donc qu'à parler en s'appuyant fermement d'un côté sur le bras du maréchal Niel et de l'autre côté sur le bras de l'amiral Rigault de Genouilly.
LES DISCOUHS DU PREMIER DE L*AII 1869.
4 janvier 1809.
L'Empereur a répondu le vendredi l*' janvier :
Au corps diplomalique :
Cl Je TOUS remercie de vous rendre encore T interprète des féli- » citations du corps diplomatique. Je suis heureux de constater n l'uprit de conciliation qui anime toutes les puissances de VEu^ » ropCy car aussitôt qu*une difGcullé surgit elles s*entendent toutes » pour Taplanir et éviter les complications.
» J*espère que Tannée qui commence contribuera, comme celle » qui vient de s*écouler, à ifaire disparaître bien des appréhensions 0 et à resserrer les liens qui doivent unir les peuples civilisés. »
Au Sénat :
tt Vous m'avez habitué à compter sur votre concours et votre » dévouement. J*en reçois avec plaisir la nouvelle expression , et , * de mon côté, j*aime à vous assurer de mes constantes sym- » pathies. »
An Corps législatif :
« Tous les ans le concours du Corps législatif devient plus » indispensable pour assurer en France la vraie liberté, qui ne y> peut prospérer que par le respect de la loi et la juste pondération » des pouvoirs publics; — aussi est-ce toujours avec une vive » satisfaction que je reçois Texpression de vos sentiments si patrio- I» tiques et si dévoués, n