‹ L'ornière; questions de l'année 1869Chapitre 20 sur 149 · LA CONFÉDÉRATION PACIFIQUE · texte numérisé non relu

LA CONFÉDÉRATION PACIFIQUE

SS jtnvîer 1869.

Ce qui fait à nos yeux la grande valeur du comte de Bismark et du gouvernement prussien, c*est qn*ils ne se bornent pas à des déclarations de principes; ils ne font pas de phrases; ils parlent moins qu'ils n'agissent. Ils ont un but et ils marchent vers ce but constamment, accélérant ou modérant le pas selon les circonstances, mais ne se détournant jamais de la ligne tracée.

Depuis 1866 la politique allemande a cessé d'habiler la région des nuages, où elle se complaisait.

A moins de s'égarer de la manière la plus périlleuse, la politique française ne doit donc plus être en 1869 à Tégard de TAIIemagne militairement unifiée ce qu'elle était en 1865 à l'égard de l'Allemagne divisée en deux grandes puissances antagonistes, l'une s'appliquant constamment à paralyser l'antre; c'est ce dont il importe que se pénètre bien le successeur de M. Drouyn de Lhuys et de M. de Mouslier. Il a une grande partie à jouer, et nul doute qu'il ne la gagne sans beaucoup de risques, s'il y met autant de fermeté et de sincérité que de sagacité. Le génie que Thisloire attribuera au comte de Bismark aura moins tenu à sa supériorité personnelle qu^à l'inrériorité relative, qu'à la médiocrité des minisires des affaires étrangères en /tutriche et en France.

Une dépêche de Berlin annonce que le Reichstag va avoir

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