LA VÉRIFICATION DES POUVOIRS
corruption, de boîtes de scrutin mal scellées ou mal gardées, de substitution de bulletins faux à des bulletins vrais, de supercheries criminelles, de liolation, enfin, soit de la liberté des consciences, soit du secret des votes. Aussi serions-nous d*avis qu'une discussion générale, qu'une discussion de principe précédât la discussion particulière, la discussion de fait, que provoquera chacune des élections entachées soit par la violence , soit par la fraude.
La discussion particulière, la discussion de fait, a un tort, un grand tort à nos yeux : c'est qu'en les faisant dégénérer en récriminations réciproques , elle rapetisse, au lieu de les grandir, les questions que soulève l'exercice du suffrage universel.
Au lieu de récriminer passionnément contre des abus qui subsisteront aussi longtemps que subsistera la cause qui les prodait, ne serait-ce pas l'occasion de rechercher impartialement quel serait le moyen le plus sûr et le plus simplQ de les tarir dans leur source?
Si ce moyen existe, si l'unité de collège est ce moyen, pourquoi la discussion générale ne consacrerait-elle pas à son examen approfondi deux ou trois séances? Quelle discussion serait à la fois plus opportune et plus importante! Si cette discussion aboutissait à la juste condamnation du morcellement électoral par la pleine démonstration de la supériorité du système de l'unité de collège sur tous les autres systèmes électoraux mis en pratique jusqu'à ce jour non-seulement en France mais partout ailleurs, est-ce que la conséquence Me cette discussion ne serait pas, avant l'expiration de la législature actuelle , l'adoption inévitable par le gouvernement de l'instrument perfectionné qui mettrait fin à tous les débats fâcheux de la nature de ceux auxquels la France, l'Europe, le monde entier vont assister?
L'unité de collège se définit ainsi :
Chaque électeur iNscaiVâirr un SEUL NOIf sur son bulletin ET VOTANT POUR QUI IL LUI PLAIT DE CHOISIR DANS LE