‹ L'orphelin; comédie en 3 actes et en proseChapitre 1 sur 52 · H É L E NE · texte numérisé non relu

H É L E NE

Dans notre métier, on n*en a jamais assez.

FRANCISQUE

Xa vilaine cliose que le service '

HELENE

Il est plus agréable d'êlre servi.

FRANCISQUE

Aussi , si je deviens maître

HELENE

Que feras-tu ?

FRANCISQUE

Je me servirai moi-même.

HELENE

Tu ne te plaindras de personne.

FRANCISQUE

Mais aussi, personne ne se plaindra de moi.

HÉLÈNE

Si tout le monde peusoit ainsi...

Ilii'y auroit ni maigres, ni domestiques 5 et cliacuii seroiE à sa place.

HÉLÈNE

Et de quoi vivrions-nous ?

FRANCISQUE

Mauquc-t-on Jamais avec des bras et du courage?

HÉLÈNE

Il y >^ vingt ans que tu sers , et tu n'as pas encore fait ces réflexions.

FRANCISQUE

C'est qu'autrefois je n'élois cpi'un valet, et aujourd'lmi je suiftunhoiDme. (//^ vont et viennent en préparant le dcjouncr.)

Tu n'as pas à te plaindre de monsieur Déricourt ?

FRANCISQUE

Non , certes.

HÉLÈNE

Et de sa femme ?

FRANCISQUE

Encore moins. ^

HELENE

Pour leur fille.... i^

FRANCISQUE

Tout le monde l'aime , et on la serviroit pour rien.

HELENE

Oui, tout le monde l'aime, et je crois que Blinville,...'

FRANCISQUE

Que Blinville...

HELENE

Pourroit avoir des projets...

Projets inutiles.

n E L E iï E,

Tu crois cela?

FRANCISQUE

Par})]eu , si je le crois ! Julien ne la quitte plus. Ils n'ont Jamais l'air de se chercher, et ils se rencontrent toujours.

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