H É L E NE
Dans notre métier, on n*en a jamais assez.
FRANCISQUE
Xa vilaine cliose que le service '
HELENE
Il est plus agréable d'êlre servi.
FRANCISQUE
Aussi , si je deviens maître
HELENE
Que feras-tu ?
FRANCISQUE
Je me servirai moi-même.
HELENE
Tu ne te plaindras de personne.
FRANCISQUE
Mais aussi, personne ne se plaindra de moi.
HÉLÈNE
Si tout le monde peusoit ainsi...
Ilii'y auroit ni maigres, ni domestiques 5 et cliacuii seroiE à sa place.
HÉLÈNE
Et de quoi vivrions-nous ?
FRANCISQUE
Mauquc-t-on Jamais avec des bras et du courage?
HÉLÈNE
Il y >^ vingt ans que tu sers , et tu n'as pas encore fait ces réflexions.
FRANCISQUE
C'est qu'autrefois je n'élois cpi'un valet, et aujourd'lmi je suiftunhoiDme. (//^ vont et viennent en préparant le dcjouncr.)
Tu n'as pas à te plaindre de monsieur Déricourt ?
FRANCISQUE
Non , certes.
HÉLÈNE
Et de sa femme ?
FRANCISQUE
Encore moins. ^
HELENE
Pour leur fille.... i^
FRANCISQUE
Tout le monde l'aime , et on la serviroit pour rien.
HELENE
Oui, tout le monde l'aime, et je crois que Blinville,...'
FRANCISQUE
Que Blinville...
HELENE
Pourroit avoir des projets...
Projets inutiles.
n E L E iï E,
Tu crois cela?
FRANCISQUE
Par})]eu , si je le crois ! Julien ne la quitte plus. Ils n'ont Jamais l'air de se chercher, et ils se rencontrent toujours.