I) É II I C O U U T
Pisrutons d'abord ; je répondrai ;ensuite.
BLINVTLLE.
Oïl, tu vas opposer de vieux et riditules préjugés au plus doux penchant de la nature.
DÉRICOtJRT.
Pas du tout. Mais je veux voir conimont vous vous j prendrez avec votre sang-froid et votre esprit, pour excuser ia conduite de'JuiLeu.
BLINVILLK.
Je ne crois pas cju'elle ait besoin de l'être.
DÉRICOaRT.
C'est un peu fort. Un jeune homme que j'ai élevé , pour c[ui ]'ai tout fait
BLINVILLF..
Et cpii s'est acquitté par son resp.^ct , sa reronnois^ance, par dix ans de travaux et l'accroissement rapide de ta fortune.
Oser aimer ma fille, et l'aimer en secret ! Ingratitude , séduction.
BLIKVILLE.
Ni l'un ni l'autre. Il aime Adèle et il a raison, car elle est fort aijnable. Tous deux jeunes, inléressans, sensibles, ils dévoient se plaire et se sont plu- Egaré par tes préventions , tu cherclies un coupable; mais, comme l'a très-bien dit vn grand homme , entre jeunes gens de même âge il n'y a da séducteur c[ue l'amour.
DÉRICOURT.
Tu es tolérant à un point...
BLINVILLE.
C'est c[ue je suis raisonnable.
DÉRICOURT.
Et je ne le suis pas, n'est-il pas vrai?
BLINVILLE.
Quelquefois, mon ami, quelquefois.
DÉRICOURT.
C'est trop honnête, en vérité. Il est cependant bien naturel de désirer savoir ù qui on s'allie 5 et Julien qui ne connoit pas sa famille.,..
s8 L»OE.PHELIN,