‹ L'orphelin; comédie en 3 actes et en proseChapitre 19 sur 52 · I) É II I C O U U T · texte numérisé non relu

I) É II I C O U U T

Pisrutons d'abord ; je répondrai ;ensuite.

BLINVTLLE.

Oïl, tu vas opposer de vieux et riditules préjugés au plus doux penchant de la nature.

DÉRICOtJRT.

Pas du tout. Mais je veux voir conimont vous vous j prendrez avec votre sang-froid et votre esprit, pour excuser ia conduite de'JuiLeu.

BLINVILLK.

Je ne crois pas cju'elle ait besoin de l'être.

DÉRICOaRT.

C'est un peu fort. Un jeune homme que j'ai élevé , pour c[ui ]'ai tout fait

BLINVILLF..

Et cpii s'est acquitté par son resp.^ct , sa reronnois^ance, par dix ans de travaux et l'accroissement rapide de ta fortune.

Oser aimer ma fille, et l'aimer en secret ! Ingratitude , séduction.

BLIKVILLE.

Ni l'un ni l'autre. Il aime Adèle et il a raison, car elle est fort aijnable. Tous deux jeunes, inléressans, sensibles, ils dévoient se plaire et se sont plu- Egaré par tes préventions , tu cherclies un coupable; mais, comme l'a très-bien dit vn grand homme , entre jeunes gens de même âge il n'y a da séducteur c[ue l'amour.

DÉRICOURT.

Tu es tolérant à un point...

BLINVILLE.

C'est c[ue je suis raisonnable.

DÉRICOURT.

Et je ne le suis pas, n'est-il pas vrai?

BLINVILLE.

Quelquefois, mon ami, quelquefois.

DÉRICOURT.

C'est trop honnête, en vérité. Il est cependant bien naturel de désirer savoir ù qui on s'allie 5 et Julien qui ne connoit pas sa famille.,..

s8 L»OE.PHELIN,

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