‹ L'orphelin; comédie en 3 actes et en proseChapitre 24 sur 52 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

HÉLETTE, FRANCISQUE.

Eh ! où vas-tu dans cet équipage ?

TRAICcisQUE.

Je suis Courier, je vais à Paris; et toutes mes idées qus vous traitiez de chimères, sont pourtant réalisées.

HÉLÈNE

Quels contes il me fait !

FRANCISQUE

Vous verrez qu'on ne pourra pas croire ce qu'on a vu et entendu.

HELENE

Et qu*as-tu entendu , voyons ?

FRANCISQUE

Adèle embrassoit son père , et Julien étoit à ses genoux.

HELENE

Qu'est-ce que cela prouve ?

FRANCISQUE

Qu'on les marie.

HÉLÈNE, émue.

Te tairas-tu , avec tes suppositions ?

Je suppose, à présent! Et le Notaire que je vais cliercher?

3z L'ORPHELIN,

HELENE

C'est pour le mariage d'Adèle....

FRANCISQUE

Avec Julien.

HELENE

Avec Blinville.

FRANCISQUE

Avec Julien, vous dis-je. Ilreraercioit monsieur Déricourc avec uiiG tendresse, un l'eu, un . . . .

HELENE

Il l'associe à son commerce, et le Notaire doit dresser l'acte de société.

FRANCISQUE, étonné.

Bah!

HELENE, le conirefaisant.

Bah! Adèle épouse Blinville, c'est une affaire arrangée de ce matin.

FRANCISQUE

Blinville n'avoit pointant pas l'air de l'épouseur. Il étoit debout devant la cheminée, la tête sur son coude, et rêvant, je ne sais à quoi.

HELENE

Mais tu écoutes, et tu observes avec une grande exactitude.'

Quand on écoute et qu'on observe, il n'en coûte pas plus de bien entendre et de bien voir.... Si on m'avoit consulté , Adèle ne seroit pas sa femme.

HÉLÈNE

On a eu très-grand tort de ne pas te demander ton a\ is.

FRANCISQUE

"Vous croyez rire. Si ceux cjui nous emploient ont plus d'argent que nous, nous avons quelquefois [>lus de bon sens qu'eux, et l'un vaut bien l'autre. J'ai pourtant bien de la peine à croire que je me sois trompé.

HÉLÈNE

Eh, mon dieu; que t'importe^?

FRANCISQU E

Je le saurai avant mon retour.

HELENE

Comment cela?

FRANC IS QU ï'

FRANCISQUE

^ Le Notaire préparera le contrat, et je lirai par-dessus son épaule.

HELENE

Pars donc. C'est le moj'en d'être plutôt instruis

Vous avez raison. Je pars à l'instant. Mais j'étois bien aise de vous faire mes adieux.

HELENE

Je te remercie.

FRANCISQUE sorlànf, Vous savez que je n'ai jaaiais man.jué l'occasion de vous faire une honnêteté.

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