‹ L'orphelin; comédie en 3 actes et en proseChapitre 29 sur 52 · T.'O H "P II E L I W · texte numérisé non relu

T.'O H "P II E L I W

M ad. D K R I C O U R T.

Rien.

JULIEN

3it eil':^ ne sera |.a> à moi !

Mad. DÉRICOURT.

Tvon , jamais.

.1 u L I E N, tVune voix étouffée.

Tous êtes injuste , tyrannique.

A B fi L E , très-vivèment.

Julien , tu parles à ma mère. ( ri sa mère. ) Pardonnez-lui , pfïrdonnez-lui, ma mère. Il s'est oublié , c'est la première fois de sa vie , ce sera la dernière.

JULIEN

Oui , je m'égare... mais dois-je payer vos bienfaits par le gacrifue le plus déchirant ?

Mad. DÉRICOURT, firenanl la inuln à Adàle et la

fixant. Adèle , sois toujours vertueuse. La pente du crime est facile, la femme la plus rliaste peut-être i'oible, et le souvenir d'une foiblesse est si cuisant !

Qu'ont de commun ces étranjies réflexions et notre amour ?

Mad. DÉRICOURT.

Votre amour ? votre amour... Ali ! je l'avois prévu , le prime est liéréditaira.

ADELE.

Je ne vous entends plus.

Mad. D É R I COURT.

Puisses-tu ne jamais m'entendre !

ADELE.

Ma mère , je vous implore encore pour la dernière fois. Ayez pitié de votre fille ! elle a votre sensibilité , elle a votre auie toute entière. Vous avez aim.é, souvenez-vous-en : oui, vous avez aimé, ma mère; et vous me défendez d'avoir uq cœur !

Mad. D É R r c o u R T , /c'^ pressant contre son sein.

Mes enfans, si vous saviez le mal que vous me faites ; si vous pouviez lire dans ce cœur que vous brisez , et dont les peiqes îwat bien plus amères que les vôtres.. . . Ménagez uns

C O M Ê D I E. Sg

mhve cQii vous aime; ne l'exposez plus à des combats , inutiles pour VOUS; et pénibles pour elle ; gardez sur-toul. ds l'arc user auprès de son époux : ses prières, son autorité , tout seroit sans efFct : vous ajouteriez à mes^maux, sans rieu changera ina résolution.

JULIEN

Nous en tnourrons , et vous l'aurez voulu !

Mad. D É R I c o u R T d'un ton sec , et avec délire\ La douleur ne tue pas. . . Non , Julien , elle ne tue pas.

A D E L E j eplorée.

Et que dirons-nous à mou père ?

Mad. D É R I c o u R T.

Je ne sais mais mon repos est entre vos mains. Consultez votre délicatesse , votre reconnoissance ; elles vous inspireront Allez , mes dnfans , laissez-moi.

Viens , mon ami , viens Si nous ne pommons être heureux, nous pourroiis du moins pleurer ensemble.

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