SCENE I V
Mad. DÉRICOURT, seule.
Quelle épreuve ,quplle épreuve ! J'ai senli vingt fois l'affreuse vérifé prête à m'échapper ; et mes forces sont épuisées. ( Ella s'assied. ) Ce jeune homme est né pour mou malheur et pour le sien Que dis-je ? la nature les entraîne l'un vers l'autre : la nature troinpe-t-elle jamais ?... Mon secret est encore à moi : je puis me taire encore ; je puis couronner des feux où vais-je m' égarer ? Malheureuse ! un crime que les sauvages mêmes ojit en horreur.
l\Ia<l. BÉRICOURT , TRANCISQUE.
FRANCISQUE fdsant grand bruit.
J'arrive de Paris , et j'en reviens è. toute bride.
Mad. DÉRICOURT.
Tu m'importunes , bou riaucisquo.
^0 L ' O R P H E L X isr ,
F R A N c r s f^) i' B , dafis Ccxcès de la joie. Vo!i3 êtes t:i.sl3 ; vous avez dr'virié le secret d'Adèle , et vous croyez eiicore an'on la iiian'e à BlinvlUe : détrompez- TOUS , on la donne à Julien ; le Notaire me suit; l'acte est dressé , \e l'ai vu , je l'.u ]\\.... Ce pauvre Julien ' Je ma sens rajetiiiir de \\n^^t ans. Oii ! j'en perdrai l'ciprit. Mad. D É R I c o u R T , ye levant avec force ^ Sors , sors, 'e le ^eux , ;e t'en prie.
FRA-NcrsQUE, Stiipi[fait.
Vous he m'aveï donc pas entendu ?
Mad. D É R I c o r; R T.
Sors 5 te dis-^je , je veux être seule.
FRANCISQUE, Sortant.
Si j'y comprends rien , cjue le diable m'emporte 1