‹ L'orphelin; comédie en 3 actes et en proseChapitre 37 sur 52 · L ' O R P H E L I IN · texte numérisé non relu

L ' O R P H E L I IN

DÉRICOURT.

Tu n'en soypronnaô pas la cause ?

JULIEN

"Non j mais js vaux; la respecter.

DÉRICOU UT.

Tii serois indigné, si tu la connoissois.

JULIEN

Qu-A langage! qntjl front sévère!... Vous accusez votre épouse !

DÉRICOU RT.

Si jo l'accuse ! ( ve reprenant. ) Non . non , non , je ne l'accuse point... elle est toujours digne de moi.

JULIEN

Ail , ie ne suis donc pas tout-à-fait malhouv(Mix ! DÉRICOU RT, ai'ec une feinte indlffcrence.

Des préjugés... des erreurs... cpii m'affectent, et cfiii ne clianci^ei.t rien à mes projets. L'aspect de votre félicité me conso'eia de bien des })eine=. ( Julien fait un mouvement. ) Je n'en a' Doint en ce mnmenL , Je suis heureux et tranquille... Mais l'âge, les infirmités qu'il amène.. Renonce à ton dessein : tu dois cette marqtie de condescendance à. ma fille , tu la dois à ma vive amitié. Demeure près de moi , je t'en prie , je te l'ordonne , et lu ne voudras ni m'alïliger , ni me désobéir. Mon cher enfant , mets en moi toute ta confiance ; ne t'aiarme pas d'un obslacle passager , et crois qu'il n'en est aucun qui puisse arrêter un bon père.

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