SCENE VIII
ADELE , BLIN VILLE , tenant deux flambeaux qu'il poiê sur une table. La rampe se lèy'e lout-à-fait. DÉRICOURT, JDLIEN, MADAME DÉRICOURT.
DÉRICOURT, tenant Julien par la main.
Vous parlez ! vous partez ! R.entrez , jeune homme, soyez docile et laissez-vous conduire. Voilà ton Adèle, la voilà.... regarde ; vois ses larmes , et fuis si tu le peux.
JULIEN
Adèle, mon Adèle!
ADELE.
T'ai-j'e retrouvé, où vais-je te perdre encore ?
DÉRICOURT.
Vous ici, madame! vous m'avez prévenu. TN"ous allons ter-» miner des débats ([ui n'ont que trop duré. Vous ne me contraindrez pas, je l'espère, à user de mes droits. Ne m'opposciS pas une résistance inutile , et préparez-vous à obéir.
Gardez-vous de m'y contraindre.
DÉRICOURT.
Point de mots : des faits. Si je me suis trom])é, si vous ne tenez à Julien cjue par des sentimens purs et honnêtes, prouvez-le-moi : voilà le contrat, signez.
Mad. DÉRICOURT.
Vous ordonnez un crime.
DÉRICOURT.
Je veux vous en épargner un.
Mad. DÉRicouiiï.
Je le consomme , si j'obéis.
DÉRICOURT.
Si vous obéirez ; c'est le seul parti qui vous veste.,