‹ L'os intermaxillaire de l'homme à l'état normal et pathologiqueChapitre 1 sur 26 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

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HÜK CASIMIR- DKL.VVIGNE, 9.

A. Pauent. do la Facultd do M ; leciiiP

Mr.lo-Pri''.ce,:il.

A M. miOGA

Professeur de pathologie chirurgicale à la Faculté de médecine, Chirurgien do l’hôptil de la Pitié, Membre do l’ Académie de médecine. Secrétaire général de la Société d’anthropologie de Paris, etc.

Monsieup et cher maître,

De tous les débats qui se sont élevés à diverses époques sur l’anatomie de l’homme, il en est peu qui tiennent autant de place dans l’histoire de la science que cette lutte mémorable sur l’existence de l’intermaxillaire, qui, commençant <à Vésale, à Sylvius et à Fallope, s’est prolong’ée à travers les âg’es, jusqu’à ces dernières années. Abordé successivement par les anatomistes les plus célèbres, et tour à tour jug'é dans un sens ou dans l’autre, ce problème scientifique ne pouvait être résolu que par l’étude de l’embryog*énle, et celle branche de l’anatomie ne s’est définitivement constituée que depuis moins d’un siècle. Grâce aux recherches de INesbitt, de Vicq d’Azyr, de Goethe, d’Autenrieth, de Nicati, de Weber, de Leuckart, et de tant d’autres écrivains qu’il serait trop long- d’énumérer, l’existence d’un os intermaxillaire isolé chez le fœtus humain a été mise hors de doute. D’autre part, l’évolution de la face chez l’embrvon si bien étudiée

par M. Cosle, puis par Kôlliker, Wagmer, etc., est venue donner l’explication de ces malformations cong’énitales que depuis si long’lemps les chirurg’iens citaient à l’appui de la thèse soutenue par les embryolog’istes.

l^a (|ueslion seml^luil ju^’ée, el cepontlunl, dans une discussion restée célcln’c, qui surg-it au sein de la Société d’antln*opolo”*i(i do Paris en 18G5, il s’est enc(jrc trouvé des anatomistes, (jui, désireux de multiplier les caractères dislinctils entre l’homme et les sin”‘cs antlirüponior[)hes, oui reproduit, en pai-lant de l’intcrmaxillaire, les vieilles erreurs de (^aniper et de Blumenhach.

Quoicpie prolbndément convaincu dès lors de l’existence de cette j)ièce osseuse chez rhoimne, je me promis d’étudier de nouveau celte (piestion avec tout le soin (|u’elle mérite. La lecture des écrits sj)écialemonl consacrés à riiisloire anatomique et palholo^‘i(iue de la face, me conlirma dans ma conviction |)remière, sans cependant me satisfaii’c complètement. C’est alors (pie, dans le but de coml)lei‘ les lacunes cpii existaient encore dans riiisloire du développement de la lace osseuse, j’ai entrepris les recliei*ches (pii font l’objet de ce travail.

.l'ose espérer (|ue mon opuscule sera favoi’ablement accueilli jiar celle Paculté, (pii a toujours enseii^'iié la doctrine qui s’y trouve exposée, et (|u’il ne sera pas trop indigène des savants pi'ofesseurs sous le pati'onag’e desquels je l’ai placé.

Permellez-moi, monsieui' et cher maître, de vous dédier tout spécialement celte dissertation inaug'urvle, bommag’e respectueux d’un élève reconnaissar. t et dévoué.

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