LES CONDITIONS DE CERTAINS ÉTATS ARTÉRIELS
La courbe oscillométrique peut être modifiée très diversement par certains états, indépendants des causés d'erreur précédentes et qu'il faut bien connaître, car ils tiennent à une instabilité des fonctions artérielles, particulièrement marquée chez certains hypertendus, et cela d'autant plus peut-être que la pulsatilité est plus considérable.
4) Les enregistrements se modifient suivant la répétition des examens chez certains sujets. On connaît le phénomène de la tension résiduelle, qui, s’il est méconnu, risque de surestimer chez les hypertendus le niveau de Mx. De même, le régime des oscillations se modifie parallèlement, en s’atténuant, avec les décompressions successives ; l’atténuation se fait d’ailleurs beaucoup plus sentir, pour les éléments de la célérité que pour l'indice lui-même. Nous retrouverons plus
des tissus, qui doivent jouer le même rôle d'amortissement, pour les battements artériels sous-jacents.
1. Toutefois les nouveaux modèles d'appareil Pathon, construits par Boulitte auraient une sensibilité à peu près identique.
loin d’autres conditions de cette instabilité des données oscillométriques.
8) La courbe oscillographique elle-méme est loin d'être toujours régulière ; ce sont les anisosphygmies qui peuvent créer par exemple une cause d’erreur fréquente, dans la recherche de l’oscillation maxima correspondante à la tension moyenne.
Le pouls alternant par sa régularité, ne risque pas d'être méconnu et de constituer une cause d’erreur proprement dite.
Les anisosphygmies irrégulières. — TH faut distinguer ici une variété qué l’on pourrait appeler spontanée et une autre, post-extrasystolique.
La première, qu'on rencontre surtout chez les hypertendus à grande pulsatilité, est extériorisée par un aspect brisé de la ligne, qui joint le sommet de toutes les ondes. On voit ici et là, une onde plus courte ou plus longue que les voisines, et ceci indépendamment de toute arythmie cardiaque. Il faudra donc toujours se garder de noter le niveau de tension moyenne, sur une seule onde dont le sommet dépasse le niveau des autres. Parfois même, et ceci dans les cas de pulsatilité excessive avec insuffisance cardiaque coexistante, l’arythmie est telle qu'il n’y a pas deux pulsations consécutives de longueur semblable, et ceci sans extrasystolie. L'aspect des tracés est alors à peu près semblable, à celui des cas examinés ciaprès.
La deuxième variété est intéressante au même point de vue. Après une extrasystole, li. o. transitoirement faussé, récupère sa valeur habituelle plus ou moins
rapidement, suivant les sujets examinés.
Chez les hypertendus à pulsatilité très exagérée, il n'est pas rare de voir une extrasystole, suivie d’une
arythmie oscillatoire, qui se poursuit sur les cinq à six
le
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