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Figure 1 (Tracés 1 et 2). — TYPES D’ANISOSPHYGMIE (enregistrements Plesch).
1° Tracé (pris à l'artère tibiale), Anisosphygmie respiratoire. Remarquer |’
de la ligne des sommets des pulsations. Deux ondes re T. moyenne.
2° Tracé (pris à l'artère humérale). Anisos un cardiaque, avec hyperpulsatilité. Noter l'extrême diversité à ondes, bien que 6 extr tracé.
pulsations suivantes, prouvant encore ici un fait d’instabilité artérielle, réveillé par une excitation anormale. Si les extrasystoles sont assez fréquentes, toutes les 7 à
aspect ondulé spiratoires au voisinage de la
phygmie irrégulière postextrasyslolique chez
e la hauteur des asystoles aient été seulement repérées, pendant l'inscription du
ee
8 pulsations par exemple, il n’en faut pas moins pour déchaîner, chez ces mêmes malades, une anisosphygmie tenace, telle qu’on ne trouve pas là non plus deux ondes voisines de hauteur égale (voir fig. 1, tracé 2).
L'anisosphygmie respiratoire physiologique est une cause d'erreur beaucoup plus fréquente encore, pour la délimitation de la tension moyenne. On connait son profil constitué par des séries de 4 à 5 éléments, régulièrement ascendants et descendants, que l’on retrouve sur la ligne supérieure de la courbe en des endroits variés. Si l’une de ces zones vient à se placer dans la portion de courbe correspondant à la T. moyenne ou à quelque distance de là, l’hésitation est permise et l'erreur possible. Il ne faut donc pas plus accepter, pour la précision d'évaluation de la tension moyenne, le fait d’une courte zone de niveau surélevé, composée de quelques éléments seulement, que celui d’une onde isolée dépassant le sommet de ses voisines. 7
A notre sens, à moins d’une différence de niveau considérable des ondes, en rapport avec la tension moyenne véritable, il faut juger surtout la situation de celle-ci, d’après un groupe d'éléments régulièrement ascendants, puis descendants, où ces dits éléments soient en nombre beaucoup plus considérable que dans une révolution respiratoire. Encore la question est-elle parfois difficile à juger, du fait de lélément dyspnée, anxiété respiratoire, si fréquente chez les cardiaques, avec ses pauses, ses inspirations, expirations profondes, qui viennent encore modifier de façon variée l'aspect du tracé.
On voit quelles causes d'erreurs fréquentes, consti-
SE tue cette anisosphygmie, pour l'évaluation de la ten-
sion moyenne. Les hésitations doivent d’ailleurs être identiques à la simple oscilloscopie,
L’oscillométrie, méthode d'investigation délicate entre toutes, nécessite, pour prétendre à une certaine précision, indispensable dans les études comparatives, la connaissance de nombreux éléments d'importance variée, parmi lesquels surtout le rôle de la manchette pneumatique, et de son volume gazeux, celui du repos préalable du sujet examiné et celui de toutes les instabilités artérielles. De toutes façons, l'indice oscillométrique maximum, seule mesure classique, ne doit pas être considéré isolément, mais en étroite corrélation avec la fonction célérité du pouls artériel dont il dépend en partie; les deux notions d'amplitude et de célérité pulsatiles, doivent toujours être regardées comme indissolublement liées, malgré leurs élé- ‘ments d'extériorisation différents. L'oscillographie, au moyen des appareils les plus modernes, reste le procédé de choix, qui permet l'évaluation la plus précise de tous ces éléments.
Matériel de travail.
Choix des malades. Appareillage employé. Notation des résultats.
Pour laisser le plus de valeur possible à une étude aussi délicate, comportant de très nombreux examens portant sur un total de 100 malades (choisis euxmêmes parmi un nombre d'observations beaucoup plus considérable), nous nous sommes efforcés de réunir le maximum de garanties, que l’on puisse demander à un travail de cette sorte.
a) EXAMEN ET CHOIX DES MALADES.
Tous nos sujets ont été examinés dans des conditions identiques, satisfaisant aux règles générales de l’oscillométrie que nous avons énoncées au chapitre précédent.
Nous n'avons retenu pour notre travail que des malades longtemps suivis et examinés fréquemment (observations de 3 ans à 6 mois de durée). Toute observation ne comportant qu'un maximum de deux à trois examens a été rejetée systématiquement de notre étude statistique. Les hypertendus se recrutaient dans les circonstances étiologiques les plus diverses,
sujets de 50 à 60 ans — groupe le plus commun — sujets jeunes, vieillards ; hypertension de la ménopause, hypertension paroxystique etc... enfin hypertensions simples, ou troublées de façon très variée. Beaucoup ont été suivis, soit à la consultation, soit dans les salles de l'hôpital Lariboisière, dans le service de notre maître le Professeur Clerc (1).
b) APPAREILLAGE.
L'appareillage employé a toujours été le même : un brassard de 8 X 20 cm. pour nos premiers examens, un brassard Plesch ensuite, donnant tous .deux le maximum d'amplitude pour les battements artériels ; brassards donnant des résultats à peu près identiques. Un seul appareil a été employé : un Pachon-Gallavardin à double robinetterie. 3 =
Pour l'oscillographie, après avoir pratiqué de nombreux enregistrements à la capsule spéciale de Boulitte, sur papier fumé ou sur films de l’électro-cardiogramme,nous avons abandonné assez rapidement cette méthode, et utilisé surtout l'appareil Plesch malgré les petits défauts signalés plus haut (2).
Nos enregistrements graphiques ont toujours immédiatement suivi les mesures d'indice oscillométrique
1. Le choix des malades comporte, comme nous le ‘ verrons page 48) un grand intérêt, car il est susceptible de modifier assez considérablement les données statistiques.
2. Quant à l’oscillographe de Boulitte, sa mise au point toute récente a fait que lors de,son apparition, nos études étaient déjà trop avancées pour permettre son utilisation systématique. Toutefois des recherches comparatives sont en cours et nous en publierons ultérieurement les résultats. :
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avec le Pachon, sans que le brassard qui servait pour les deux examens consécutifs eut été retiré du segment de membre examiné. Nous évitions ainsi toute modification grossière de la circulation locale, qu’on trouve si fréquemment lors de deux examens éloignés.