‹ L'Oscillométrie Dans L'Hypertension ArtérielleChapitre 40 sur 67 · ESS · texte numérisé non relu

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le plus exact, c'est dans ia catégorie des hypertensions moyennement élevées de 18 à 20.

Malgré la grande variété qui unit des différents types de pulsatilité artérielle et les tensions artérielles plus ou moins élevées, on observe parmi les plus fortes hypertensions surtout des types de pulsatilité réduite.

B. — L'oscillométrie en fonction du niveau de la T. Mn.

Etant données les réserves qu’il y a lieu de formuler, concernant la marge d’erreur à respecter pour la délimitation de Ce niveau tensionnel, nous avons seulement tenu compte, comme point de départ de cette étude, des modifications importantes que pouvait présenter la Mn (au delà de 1 cm. de Hg) en fonction du rapport formulé par Lian et considéré comme classique, entre les deux niveaux tensionnels Mx et Mn.

Mx

Mn — SE + 1 pour Mx en decça de 24.

M et Mn — + 2 pour Mx au delà de 24.

Sur 43 cas de tension où la minima était nettement trop élevée, nous avons nofé un rapport de groupe A1:51 ;

Nous verrons plus loin (page 143) la raison de ces

soit un peu moins de 3/1.

faits.

Sur 1 cas de tension où la minima était au voisi-

SEVRES nage de la normale, nous avons noté un rapport de groupe Cr soit environ 3/2.

Sur 6 cas de tension minima abaissée, cas d'insuffisance aortique pour chacun, tous avaient une pulsatilité exagérée supérieure à i. o.-— 15, avec signes de célérité toujours manifestes à l'enregistrement graphique. C’est là un fait classique sur lequel nous ne reviendrons pas. |

En réalité la notion de tension minima élevée est insuffisante à elle seule, à caractériser un état circulatoire ; elle doit être complétée par celle de la tension différentielle.

Dans les formules tensionnelles à minima élevée, de petits comme de gros indices peuveñt se voir. La proportion des. gros indices est cependant assez nettement plus élevée (1).

C. — L'oscillométrie en fonction du niveau de la tension différentielle.

I faut envisager d'abord ici, pour se faire l'opinion la plus nette possible, le groupe des cas extrêmes de tension différentielle très exagérée ou au contraire très diminuée.

a) Groupe des tensions différentielles très exagérées au niveau des membres supérieurs. — Sur 6 cas de tension différentielle supérieure à 12, parmi lesquels 5 cas d'insuffisance aortique, nous avons trouvé ces 6 fois, une pulsatilité très accentuée variant

1. Voir les raisons d'ordre clinique de ces faits (page +43),

TT Me

entre i. o. — 16 et 20. Dans un autre cas (T. A. — 33/17) sans aucune insuffisance aortique, cas où la tension différentielle était la plus élevée de toutes, l'i. o. était de 12 seulement (sujet féminin).

Nous n'avons pas à revenir sur ces faits ; ils vont grossièrement de pair avec les notions classiques. Il convient cependant de remarquer que les cas d’hyperpulsatilité observés dans ces conditions, n’ont pas toujours été les plus considérables que nous ayons rencontrés dans notre étude au niveau de l'artère humérale, En outre, comme nous le verrons, la pulsatilité n’est pas du tout en parallélisme avec les petites modifications évolutives possibles (sous l'influence du repos, par exemple) de la T. A. différentielle elle-même (voir figure 7, page 105),

b) Groupe des tensions différentielles très exagérécs au niveau des membres inférieurs. — Par contre si nous envisageons les régimes de tension différentielle, ordinairement très augmentée.au niveau des membres inférieurs, les résultats sont plus discordants, qu'ils soient fournis par l'appareil Pachon ou par les enregistrements graphiques.

On sait en effet combien dans l'hypertension, le niveau de tension maxima, même délimité à l’auscultation peut être élevé sur ces membres. Tout comme dans l'insuffisance aortique (Mlle Brosse), les chiffres dépassent souvent de beaucoup les niveaux tensionnels enregistrés à l'artère humérale ; ceux de 30-35 sont même parfois dépassés, surtout si l'on opère au niveau de l'artère fémorale. Par contre, la minima, assez souvent plus élevée qu'à l'artère humérale, ne

Bb

dépasse guère le niveau de celle-ci que de 1 à 4 cm. Hg au niveau du 1/3 inférieur de la jambe ou de la cuisse.

La tension différentielle se trouve donc accrue dans des proportions souvent très exagérées, qui dépassent souvent 15 cm. Hg. Nous avons noté 23 de ces cas contrôlés à l'appareil Plesch avec auscultation de l'artère au-dessous du brassard.Dans 13 d’entre eux, la pulsatilité était réduite et l'i. o. ne dépassait pas 10 à la jambe. Dans 8 autres cas, l’i. o. était inférieur à 19.

On ne peut donc pas noter de rapport, entre l’étendue de la tension différentielle et l'amplitude pulsatile aux membres inférieurs. Ce rapport qui est plus véridique au niveau de l'artère humérale, dans certaines conditions toutefois, fait ici presque complétement défaut. On peut il est vrai, suspecter ici avec Laubry la véracité des niveaux tensionnels systoliques fournis par l’exameu des artères tibiales, et le rapport tel qu’il a été déterminé dans notre étude serait alors sans valeur.

L’exagération des chiffres de tension maxima aux membres inférieurs, peut correspondre en effet dans certains cas, à un durcissement athéromateux de l’artère, qui ne se laisse pas écraser par la pression extérieure. Cependant nous avons pu observer plusieurs fois, la même exagération du niveau de tension Mx sur des sujets jeunes, ne présentant aucun signe d’induration artérielle et dont précisément les artères avaient cette particularité, étudiée à tous les segments de membre, d’une pulsatilité réduite ou normale (voir page 59).

En outre si certains de ces sujets à petit indice, ont

au moins au repos, une tension artérielle maxima

MN

parfaitement enregistrable quoique très élevée, par exemple à 26 ou 28, il est facile par certaines épreuves comme l'effort, de faire augmenter considérablement cette tension, au point qu'elle devient elle aussi imprenable (voir page 117). Il s'agirait donc ici d’une incompressibilité purement transitoire, et l’infiltration calcaire des artères nê peut donc pas être toujours rendue responsable d’une surestimation des niveaux de tension (1).

Par ailleurs cette surélévation si marquée des niveaux de tension, ne constitue que l’exagération d’un fait normal, étudié par les classiques et notamment par Heitz, chez les sujets normaux, à savoir la prédominance de l’amplitude pulsatile comme des niveaux tensionnels des membres inférieurs par rapport aux membres supérieurs.

Quoiqu'il en soit, il devient difficile d'affirmer la véracité du dit rapport ; tension différentielle élevée, pulsatilité plutôt réduite, au niveau des membres inférieurs ; puisque si l’on étudie ce même rapport au niveau de l'artère fémorale, on retrouve au contraire le parallélisme des deux éléments : grosse pulsatilité, : tension différentielle très exagérée. Parallélisme très grossier d’ailleurs, puisque l'exagération des phénomènes circulatoires entraîne ici le plus souvent l’absence de toute précision dans leur mesure.

Nous retrouverons page 105, au chapitre des variations tensionnelles, d’autres faits précisant un peu la

question.

1. Il faudrait plutôt suspecter à notre avis, le caractère très conventionnel de la détermination des niveaux de tension (voir page 162),

c) Groupe des tensions différentielles très abaissées. — Au cours, de l'insuffisance ventriculaire gauche, à sa période très avancée, on observe toujours, en même temps que, l'affaissement de la tension différentielle, une réduction considérable de l'amplitude pulsatile, et qui tend toujours à diminuer au fur et à mesure que la tension différentielle s'écrase. Parallèlement à ces faits, toute célérité du pouls fait complètement défaut à partir d’un certain niveau oscillométrique (au voisinage dei. 0. — 10). Dans les cas extrêmes correspondant à i. 0. — 4, on observe sur les diagrammes un aspect des ondes que l’on pourrait appeler sinusoïdal, en raison du caractère très arrondi du sommet des pulsations (voir fig. 10, p. 131). Nous avons vu dans un de ces cas, lPindice oscillométrique s’abaisser au Pachon-Gallavardin jusqu’à la valeur d’une division, à l’artère humérale, avec une tension différentielle de 2 cm. Hg environ. +

Sur 2 autres cas de tension différentielle de 4 cm. Hg maximum, Correspondant à des insuffisances ventriculaires gauches terminales, nous avons trouvé 2 fois un indice inférieur à 5 à l’humérale.

Le parallélisme des deux éléments est donc ici beaucoup plus net.

d) Groupe des tensions différentielles de moyenne étendue.— On trouve ici par contre, la plus grande variété d'amplitude pulsatile des artères. Des pulsatilités réduites, comme de très accusées peuvent se voir, sans rapport net avec la tension différentielle.

Le parallélisme classique de la tension différen-

lielle et de l'amplitude pulsatile ne conserve son ca-

SFR O

ractère de véracité que d'une façon grossière. Il fait même le plus souvent complètement défaut, lorsqw’il est recherché au niveau des artères de jambe.

D. — L’oscillométrie en fonction de la tension moyenne.

Malgré les raisons exposées plus haut (voir page 81) nous avons tenu à rechercher les rapports unissant la tension moyenne, plus ou moins élevée et les données oscillométriques.

Malheureusement, la difficulté très fréquente où nous étions, de fixer avec précision le niveau de T. Moy. sur la plupart des tracés d'amplitude réduite, nous a

-empêché de faire une étude statistique, se rapportant strictement à notre point de vue qui comporte surtout la comparaison des différents types de pulsatilité chez l’hypertendu. De toute façon, il ne semble y avoir aucun rapport évident entre les deux éléments. Pour une tension moyenne très élevée, on observe par exemple aussi bien un petit indice oscillométrique dépourvu de toute célérité, qu'un gros indice avec

célérité accentuée.

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