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CHAPITRE PREMIER

L'’oscillométrie en fonction des niveaux de la tension artérielle évolutive.

Si les chapitres précédents sont assez peu riches de conclusions intéressantes, la notion des modifications évolutives des niveaux tensionnels, quelles qu'elles soient, dans leur degré comme dans leur cause, est au contraire un enseignement riche de déductions importantes, et c’est à dessein précisément, que nous détaillerons au maximum les données qui vont suivre, grâce ‘à la documentation importante et longtemps poursuivie que nous possédons sur ce point.

Nous envisagerons successivement :

Les modifications réciproques de la tension et de la pulsatilité artérielle dans leurs variations respectives.

Les modifications des deux éléments au cours de certaines épreuves classiques

MODIFICATIONS RÉCIPROQUES DE LA PULSATILITÉ ET DE LA TENSION ARTÉRIELLE.

L'étude des rapports de ces deux éléments T. A. et données oscillométriques, est fort délicate. Elle néces site une observation prolongée, une critique sévère des faits enregistrés, et une précision qui, si elle peut être réclamées des données oscillométriques, telles que nous les avons complétées au début de cette étude avec la notion de célérité, est beaucoup plus dou-

teuse peu-être pour les données tensionnelles. Le seul

fait de la tension résiduelle est à la: base de nombreuses erreurs, assez souvent redressées par des examens de contrôle. L'étude est encore beaucoup plus complexe, lorsqu'on quitte le domaine d’une artère facilement explorable comme l’humérale et qu'on s’adresse aux artères de jambe, où l'imprécision des données tensionnelles, et les résultats d'examen parfois un peu paradoxaux, gèrent encore plus une conclusion précise.

C'est pourquoi, pour donner un peu plus de clarté à l'exposition des faits observés, nous grouperons nos résultats en deux catégories.

1° Celui des cas extrêmes, ne laissant aucune place *

au doute, avec étude de l’oscillométrie au cours des dénivellations tensionnelles de plus de 4 em Hg.

2° Celui des cas moyens, avec étude de l’oscillométrie au cours :le petites dénivellations de tension, de 1 à 4 cm. de Hg.

Les faits ainsi groupés permettront une critique plus serrée du problème.

19 Groupe des cas d2 grendes modifications de la T. A. (1) (27 cas observés).

Parmi ces 27 cas, 2 seulement se sont accompagnés d'une modification insignifiante des données oscillométriques. Disons tout de suite que dans ces deux cas, la modification de l'i. o. n’a été que de 1 division et que ces deux observations ont trait à des sujets du groupe B (microsphygmie).

Ainsi donc, dans 25 sur 27 des cas il y avait modification de La pulsafilité huméraie, au cours de dénivellations tensionnelles importantes.

Dans tous les cas, la moäificatiou des deux éléments a toujours été de mêne sens. Aucune dissociation de la marche évolutive de ces deux mesures n’a été observée. L'augmentation des niveaux tensionnels ou leur réduction importante s'accompagnait toujours d’une augmentation ou d'une diminution parallèle des éléments oscillométriques (amplitude et célérité pulsatile).

1. Nous rapportons ici non seulement les faits de dénivellation , paroxystique, observés à très peu de distance, d’un jour à l’autre par exemple, mais encore ceux s'échelonnant sur un temps d’examen beaucoup plus prolongé, de quelques mois à quelques années même, en comparant alors les données relatives aux chiffres extrêmes Tous ces cas sont d'évolution spontanée ou en rapport avec la thérapeutique.

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