‹ L'Oscillométrie Dans L'Hypertension ArtérielleChapitre 44 sur 67 · Observation recueillie par le Dr Bascourret · texte numérisé non relu

Observation recueillie par le Dr Bascourret

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Figure 6 (Tracés 13, 14 et 15). — DimiINUTION PROGRESSIVE DE LA PULSATILITÉ SOUS L'INFLUENCE DU REPOS, SANS MODIFICATION SENSIBLE DE LA T. À. (Lire de haut en bas).

(Tracés enregis rés par le D: Bascourret).

(M. Ferr., poussée hypertensive avec troubles céphaliques).

11° Tracé (au lendemain d’une poussée de T. A, à 26-14 avec 1. 0. — 20 + + +). T. À. 21 1/2-12. i, 0, — 19 Pulsatilité très accentuée avec signes de célérité très marquée.

21 Tracé (au surlendemain de l'accident) T. A. 20-12, i. 0. — 13, Pulsatilité beaucoup moins forte avec signes de célérité atténuée. e Tracé (après quelques jours de repos complet) T. A, 19 1/2-11 1/2 i. o, — 13. Pulsa-

tilité très réduite, sans aucun signe de célérité.

troubles notables, la T. A. est restée sensiblement la même 21-12, i. o. — 14; sur le tracé, réapparition de quelques ondes prédicrotes et d’un léger dicrotisme On observe ici dans une phase initiale, l'évolution

strictement parallèle des 3 éléments, mais à partir d’un certain niveau de tension qui ne descendra guère plus bas, l'indice oscillométrique et la célérité se modifient seuls, de façon toujours parallèle. Dans une dernière étape enfin, li. o. reste inchangé, la célérité seule continue sa marche régressive pour disparaître tout à fait. Dans cette observation donc, qui mérite de rentrer aussi bien dans les deux groupes de faits observés, (groupes des grandes et petites dénivellations tensionnelles) le parallélisme est remarquable pour les grandes dénivellations ; il fait défaut au-delà d'un certain niveau de tension. Il y a décalage pourrait-on dire dans l’évolution des différents éléments. A égalité de tension artérielle, on peut donc observer des modifications importantes de la pulsatilité chez un sujet donné. À égalité d'amplitude, on peut observer des variations importantes de célérité. Les éléments peuvent se classer par ordre de sensibilité croissante :

Tension artérielle ;

Amplitude oscillométrique ;

Célérité pulsatile.

Voici maintenant une observation soulignant encore des modifications importantes de l’oscillométrie, sans aucune dénivellation tensionnelle sensible :

M. Hup.…., 52 ans, consulte en novembre 1928 pour dyspnée d’effort et battements artériels violents, le gênant dans le sommeil. On découvre chez lui un double souffle aortique avec anévrisme battant dans le creux sus-claviculaire droit. La radioscopie démontre la présence

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Figure 7 (Tracés 16, 17 et 18). — DimINUTION PROGRESSIVE DE LA PULSABILITÉ SOUS L'INFLUENCE DU REPOS, SANS MODIFICATION SENSIBLE DE LA T, A. (Tracés enregistrés par le D' Bascourret).

(Lire de haut en bas).

(M. Hup. Insuffisance aortique avec anévrisme, 52 ans).

1er Trac: : T. À. : 18-6 i. o. — 20 ++ diagramme de macrosphygmie avec célérité accen-

tuée, ondes prédicrotes et postdicrotes étendues jusqu’à c., p. — 8. Dicrotisme très marqué. T. A. moyenne bien visible vers 9 1/2. 22 Tracé : T. A. : 19, 7-6 1/21. o. — 19 ; même genre de tracé avec amplitude un peu

moins forte.

3e Tracé : T. À. : 19,5-6 i. o. — 12. Pulsatilité très diminuée. Prédicrotisme moins pro-

fond, dicrotisme absent, Type detracé en bande. Remarquer l’anisosphygmie respiratoire, dont une onde plus marquée que les autres se lit à c. p. 16.

d’une extasie certaine localisée vraisemblablement sur le tronc brachio-céphalique. La T. A. est de 21-7. I n'y a pas de s. d'insuffisance cardiaque objectif appréciable. Le malade est suivi régulièrement et très amélioré par la thérapeutique, dans ses troubles fonctionnels,. malgré quelques aggravations passagères. En novembre 1932 il consulte à nouveau pour recrudescence de la dyspnée, apparue à la suite d’une grippe avec catarrhe des voies respiratoires. Les battements artériels si pénibles ont réapparu. La T. A. est de 18-6 1/2 sans signe d’insuffisance cardiaque objectif : i. 0. — 20 ++ (voir tracé 16, fig. 7). Le double souffle est intense, les artères battent violemment: l’anévrisme est très expansif dans ses battements, qui soulèvent largement le creux sus-claviculaire. Le pouls est extrêmement bondissant à 80. On fait reposer le malade. Deux jours après, un nouvel examen est pratiqué qui montre sensiblement les mêmes données d'ordre clinique et oscillométrique. T. A. 19,5-7 i. 0. — 19 avec célérité un peu diminuée à la courbe oscillographique (voir tracé 17, fig. 7). La tension movenne est déjà moins appréciable sur le tracé qui perd de son volume en hauteur. ,

Cinq jours après, le repos complet ayant été continué, le malade se sent très amélioré dans ses troubles fonctionnels. La dyspnée s’est amendée totalement. Les battements d’artère ne sont plus perçus. Les mouvements expansifs de l’anévrisme ont beaucoup diminué et sont peu visibles à distance, comme ils l’étaient avant. On note T. À. 19 1/2-7 ï. o. — 12 à 13. La courbe oscillographique (voir tracé 18, fig. 7) prend un tout autre aspect; c’est une courbe en bande avec peu ou pas d’élévation à la partie médiane, et le niveau de. tension moyenne est ici absolument invisible. On note seulement un aspect légèrement ondulant du tracé, correspondant à l’anisosphygmie respiratoire, dont une des ondes plus élevées que les autres, se trouve au voisinage de la contrepression 16. Toute onde de dicrotisme a ici disparu.

Dans cette observation d'insuffisance aortique avec exagération momentanée des troubles circulatoires. à la suite d’une infection intercurrente, le repos complet amène une sédation remarquable des troubles fonctionnels, en même temps que les battements

du système artériel diminuent d'intensité et que les mesures oscillométriques de la pulsatilité regressent considérablement aussi, et tendent à prendre un type graphique presque opposé : tout ceci malgré une tension artérielle invariable, où marquant seulement de petites différences, plutôt en contradiction avec les données de l'oscillométrie.

Dans une quatrième observation (1), malheureusement privée d'enregistrement graphique, les caractères cliniques à eux seuls prennent une telle netteté, que nous n'hésitons pas à la mettre en parallèle avec les précédentes :

M. Rop.., médecin, 62 ans, atteint d’insuffisance aortique et d’hypertension artérielle depuis longtemps, consulte en mai 1928 pour de la dyspnée d’effort apparue récemment, et qui le gêne considérablement pour l’exercice de sa profession. Il ne peut plus monter les escaliers au delà du deuxième étage et il a été obligé de suspendre les visites de ses clients habitant plus haut. On note un double souffle aortique assez violent, des battements apparents des artères sus-claviculaires et des humérales. Il n’y à pas de bruit de galop appréciable. La T. A. est de 20 1/2-8 avec i. o. — 20 +. Il existe une albuminurie chronique variant entre 0,25 et 0,50 cgr. depuis plus d’un an. Les derniers dosages d’urée pratiqués dans le sang, notent les chiffrent suivants : 0 gr. 65, 0 gr. 85. Pendant une durée de 6 mois les troubles restent à peu près stationnaires. Le D' Rop.… a restreint beaucoup ses habitudes de travail à la suite de sa dyspnée d'effort. Tous les examens pratiqués pendant cette période, révèlent sensiblement les mêmes données. La T. A. oscille peu, de 19-8 à 22-8 avec i. o. — 18-20 +. L’albuminurie se maintient sans augmentation ou régression importante. Le dernier chiffre d’urée est de 0,90.

A partir de novembre 1928, le sujet éprouve quelques troubles dyspeptiques, pour lesquels un examen gastrique d’ordre radiologique reste négatif. Parallèlement cepen-

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