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Figure 8 (Tracés 19, 20, 21 et 22). — EPREUVES D'EFFORT A L'HUMÉRALE, AU COURS DE L'HYPERTENSION AVEC HYPERPUILSATILITÉ ET AVEC HYPOPULSATILITÉ. (Lire de haut en bas).
1er et 2° Tracés : Sujet microsphygmique sans signe de célérité. T. A. 16 1/2-10 1/2 P. 90 i. o. — 5-6, Après effort : T. A. 20-10 1/2 P. 130 i. o. = 6. La pulsatilité n’est pas modifiée.
3e et 4° Tracés : Sujet macrosphygmique féminin, avec signes de célérité atténués. T, A. 20 14 1/2. P. 76 i. o. = 13. Après effort : T. À. 27 1/2-15 1/2 i. o.— 19. P. 90, cilérité très accentuée, une extra-systole à c. p. = 17 1,2.
met des ondes et de leur base, étant donnée la tachycardie qui accompagnait ces faits.
Le taux du pouls a dépassé 110, 7 fois et atteint des chiffres de 130 à 160.
La courbe oscillométrique dans l’ensemble s'est modifiée, surtout dans sa longueur. Le ruban d’oscillations s’allongeait comme s'il y avait déroulement par augmentation toujours très nette de la tension maxima. La largeur du ruban était peu ou pas modifiée et lorsqu'elle l'était, c'était presque toujours sur une grande longueur: en gardant toujours sa forme primitive, Les signes de célérité ont fait défaut le plus souvent. 5
Il y avait donc souvent une dissociation remarquable, entre l'élévation manifeste du taux de tension et celui de la tachycardie d’une part, et le peu de modifications de la pulsatilité d'autre part, qui restait souvent inchangée. Il existe donc une différence considérable entre les deux états, prouvée par l'exagération du type circulatoire sous l'influence de l'effort. Ce dernier extériorise donc parfaitement le type oscillométrique de base, hyper ou hyposphygmie, quand il n’est pas net à l'état de repos, et qu'il se tient, par exemple, aux environs de la moyenne. Cependant comme nous le verrons (p. 121) à propos du groupe de pulsatilité C, fait fréquent chez la femme, l'épreuve d'effort tend parfois à donner un diagramme de type un peu intermédiaire entre les deux cas extrêmes envisagés ici, mais repro-: duisant toujours en tout cas l'aspect des tracés observés au Cours de modifications circulatoires spontanées (voir. fig. 8, p.115).
Les résullats de l'épreuve mesurés au niveau de lu jambe sont les suivants :
a) Sur 7? malades du groupe B, les résultats $e sont montrés sensiblement identiques à ceux observés sur
Figure 9 (Tracés 23 et 24).— EPREUVE DE L'ÉFFORT ENREGISTRÉE AU NIVEAU DE LA JAMBE Lire de bas en haut).
1er Tra é : Diagramme en bande i, 0. — 6. Pas de célérité appréciable T. À — 21 1/2-11.
2° Tracé : Déroulement du diagramme après l'effort ; 1. 0, — 8-9. La célérité n’est guère
modifiée. T. A. — 28-13.
les membres supérieurs, c'est à-dire même dissociation entre T. A. surélevée, tachycardie accentuée d'une part, et faible augmentation de la pulsatilité d’autre part. ;
b) Sur 7 malades du groupe A, l'augmentation des différents éléments a été très variable :
Dans 3 cas, à part la dénivellation tensionnelle touours existante, l'augmentation de la pulsatilité s’est montrée à peu près nulle, en opposition formelle avec les grosses modifications observées au membre supérieur.
Dans les 4 autres cas, l'augmentation des dits éléments se montrait assez proportionnelle dans l'ensemble, à ce qu’elle était à l'artère humérale.
Deux des 3 premiers cas correspondaient à des observations de cardiaques avérés (voir p. 126).
L'épreuve d'effort montre donc parfois un défaut de parallélisme, d'intensité très nette, entre les modifications circulatoires des membres supérieurs et des membres inférieurs ; les variations prédominant alors toujours sur les premiers.
. L'épreuve d'effort qui reproduit presque trait pour trait, les variations conjointes des données oscillom. et de la tension, observées d’un façon spontanée chez les malades, souligne une différence capitale entre les deux groupes de sujets. Dans les cas de macrosphygmie, tous les éléments : T. A., fréquence du pouls, amplitude et célérité pulsatiles sont augmentés à peu près parallèlement; dans les cas de microsphygmie au contraire, il est fréquent de voir une dissociation
très nette entre la pulsatilité qui reste peu ou non mo-
difiée d’une part, et la tachycardie souvent extrême, parallèle à l'augmentation, très nette elle aussi, de la T.A. d'autre part. On peut voir selon les terriltoires envisagés. (Mbs sup. ou Mbs infér.), une autre dissociation, celle de la prédominance possible des modifications oscillom. au niveau des mbs. supérieurs. Dans quelques cas enfin, l'augmentation de tous ces éléments quels qu’ils soient, est à peine marquée ou nulle et correspond à des cas cliniques bien individualisés (1).
1. Voir la confrontation avec les éléments cliniques, p. 148.