L. o. de moins de 10 : 5 sujets
2 hommes, i. o. — 9 et 9, 63 et 68 ans.
T. À. — 25/18 et 19/41.
Célérité absente
8 fémmes, i. 0. — 4, 5et 9.
48, 56 et 64 ans, absence de toute célérité.
Ainsi donc, il existe un parallélisme remarquable entre les hypértensions sans trouble, sans retentissement v stéral quel qu’il soi, et la pulsatilité normale où même réduite, dépourvue surtout de tout gros élément de célé-
rite.
B. — L'oscillométrie en fonction de l'insuffisance cardiaque.
Pour laisser à la statistique qui va suivre le plus de valeur possible, nous avons surtout fait état ici, comme toujours, des cas nettement positifs, où les examens répétés ont démontré l'existence permanente de signes d'insuffisance cardiaque d'ordre clinique, tels que bruit de galop, gros cœur, pouls alternant ; l’électrocardiogramme nous a aussi constamment servi de guide, ainsi que les données radiologiques concernant le volume du cœur. Nous avons donc rejeté systématiquement tout ce qui paraissait être douteux, léger, ou même intermittent, comme troubles car-
diaques.
Sur 40 malades (1) (28 hommes et 12 femmes) présentantdes signes d'une insuffisance cardiaque indubitable, et grave, 22 présentaient un i. 0. = à 15, dont 10 avaient un i. 0. huméral de plus de 18 (19 hommes et 3 femmes), soit plus de 50 % avec très gros indice.
8 présentaient uni. o. de 13 à 15 (5 h. et 3 f.).
4 présentaient un i. o. de 10 à 13 (4 h. et 3 f.).
6 présentaient un i, 0. inférieur à 10 (2 h. et 1 f. malgré T. A. élevée, et 2 h. et 1 f. avec T. A. effondrée).
En outre, sur les 17 cas d’anisosphygmie rencontrés dans notre statistique (voir page 51) (en dehors des anisosphygmies respiratoires), 15 ont été trouvés, c'est-à-dire tous sauf deux, parmi ce groupe de cardiaques, qu’il s'agisse de pouls alternant. d’anisosphygmie irrégulière ou même rythmée. Deux autres ont été constatés au cours d'accident cérébral de ramollissement (voir page 133).
Ainsi donc, il existe une proportion considérable d'hyperpulsatilité artérielle dans l'insuffisance ventriculaire, avec anisosphygmie très fréquente. Chez l'homme en particulier, cette donnée est absolument manifeste, Ce sont en somme presque tous les cas d’hyperpulsatilité maxima de notre étude, qui se sont retrouvés dans ce groupe d'insuffisance ventriculaire gauche. On retrouve en outre ici, malgré l'insuf-
1. En conséquence il ne faudra rechercher ici aucune valeur précise, dans la proportion des insuffisances cardiaques dans l’hypertension artérielle en général. De plus, cette étude statistique ne tient compte que des données de base, établies lors du premier examen des malades. L’évoiution a montré par la suite, que ces chiffres étaient nettement sous estimés: les cas négatifs devenant de moins en moins nombreux, au fur et à mesure que les troubles cardiaques s’extériorisaient.
fisance cardiaque, la notion de pulsatilité moins exagérée dans le sexe féminin. Par ailleurs nous verrons plus loin, pourquoi l'hyperpulsatilité n’est pas absolument constante dans ces états, dont'il faut aussi envisager le degré.
La pulsatilité au niveau des membres inférieurs a été recherchée 29 fois parmi ces 4) malades. D'une manière générale elle ne se montra pas augmentée d'une façon excessive, par rapport aux résultats donnés par l'examen des artères humérales ; le rapport H (voir page 65) était ici inférieur à l’unité, 25 fois. C’est dire que dans ces cas, il y avait tout au moins une véritable hyperpulsatilité régionale au niveau des membres supérieurs, en rapport certain avec l'insuffisance cardiaque. ; |
Toutefois il y a lieu de distinguer ici les modificalions évolutives des données oscillométriques, au cours de l'aggravation progressive de l'insuffisance ventriculaire gaucke.
a) C’est ainsi que dans deux cas d’'œdème aigu du poumon, au cours desquels les mesures oscillométriques purent être faites en pleine crise, la pulsatilité s’est montrée atteindre un {aux considérable, les battements de l'aiguille du Pachon dépassant de beaucoup de part et d’autre les limites du cadran. Tout enregistrement fut même rendu impossible, indépendamment de l'agitation des malades, du fait de cet excès de pulsatilité, que nous n'avions rencontré jusqu'alors qu'au niveau de certains territoires artériels (fémorale par exemple). Chez un de ces sujets, qui survécut à sa crise, les données oscillométriques furent retrou-
vées beaucoup plus atténuées les jours suivants à la suite de l'amélioration de son état. Il y avait eu incontestablement dans ces deux cas un paroxysme d’hyperpulsatilité artérielle régionale, que nous avons pu saisir sur le fait. En effet, au niveau des membres inférieurs chez l'un de ces sujets, la pulsatilité ne se montra pas augmentée de façon excessive, par rapport aux résultats fournis par les examens ultérieurs.
b) Dans 9 casde dyspnée de décubitus (1) nous avons pu prendre aussi sur le fait une exagération très nette de la même hyperpulsatilité. 8 de ces cas sur 9 présentèrent au cours de l’examen pratiqué dans le décubitus, une hyperpulsatilité considérable, qui diminuait de façon très sensible, dès que le sujet reprenait la position assise. Dans une autre observation au cours des mêmes manifestations cliniques de dyspnée du décubitus, la différence toutefois était à peine perceptible, portant sur des données oscillométriques déjà fort réduites à l’état permanent, du fait d’un effondrement tensionnel considérable.
M. Sim, 59 ans. Insuffisance ventriculaire g. Hypertension avec hyperpulsatilité artérielle augmentant dans le décubitus. — Le malade rentre à l'Hôpital Lariboisière pour la troisième fois en octobre 1931, en proie à une dyspnée très accusée. Il ne peut rester couché depuis plusieurs jours. Soigné pour son cœur depuis 7 ans, il
1. Il est possible que l’hyperpulsatilité de décubitus ne soit qu’une exagération du phénomène décrit par De Meyer sous le nom de réflexe d’orthostatisme. Nous avouons cependant ne l’avoir trouvé avec une crande netteté, que chez les cardiaques présentant cette variété de dyspnée. Encore n'est-il pas toujours facile de mettre cette hyperpulsatilité en évidence, celle-ci existant alors déjà avec un caractère considérable dans la position assise et son excès surajouté étant très difficile à apprécier.
LL DADQ 2e
a déjà subi 3 saignées pour crises d’œdème pulmonaire, On note un bruit de galop intense avec souffle systolique à la base. La dyspnée est vive. Le pouls est à 90. La T. A. de 24 1/2-15. i. o. de 15 à 16 à l'H. d. en position assise. i. 0. de 12 à la jambe droite.
On fait allonger le sujet quelques minutes et l’on note :
i, 0, — 20 +++ (H. d.) (noté: beaucoup plus brusque).
HAT RC I SE
On fait asseoir le sujet à nouveau et après quelques minutes d'attente, on note : «
i. 0. — 16 à 17 (H. d.) (moins brusque).
Tao 12/4 1000 4)
Après six jours de repos au lit, et un traitement d’ouabaïne intraveineuse quotidien, la dyspnée s’est amendée, le sujet n’a plus d’insomnie et se déclare très soulagé, Bruit de galop atténué.
T. A. 21-13. Pouls 76.