‹ L'Oscillométrie Dans L'Hypertension ArtérielleChapitre 52 sur 67 · HAT NP · texte numérisé non relu

HAT NP

i. 0. — 13-14 (H. d.) (un peu plus brusque?)

M. Dré.…., 53 ans. {Insuffisance ventriculaire g. Hypertension artérielle avec hyperpulsatilité augmentant dans le décubitus, et anisosphygmie. Rentre à l'Hôpital Lariboisière en mai 1931 pour dyspnée permanente et insomnie, durant depuis plusieurs semaines. On note un bruit de galop net à l’auséultation, un clangor du deuxième bruit à la base. T. A. 24-15. ï. o, — 17 et 13 (H. d.) en position assise.

Il existe une anisosphygmie particulière, avec un rythme alternant de 4 à 5 pulsations consécutives d’égale amplitude, tantôt à i. o.— 13, tantôt à i. 0. — 17. Ce rythme alternant existe à toute contre-pression.

On fait coucher le malade, La T. A. est à 95-16; i 0.— 19 et 20 +++ (beaucoup plus brusque). Le même rythme alternant avec un même groupe de 4 à o pulsations, tantôt très fortes, tantôt moins fortes,

subsiste dans le décubitus, avec des valeurs respectives d’i. o. plus fortes.

On fait asseoir à nouveau le malade, et on note après RE minutes : T. A. 24-16 i. o. — 13 et 17 (noté très vif).

Après une semaine de traitement avec ouabaïne quotidienne, la dyspnée de décubitus a disparu, le galop s’est atténué, T. A. 20 1/2-13, i. 0. — 14 (noté calme, sans anisosphygmie).

On fait faire quelques pas rapides au malade et l’on note aussitôt : T. A. 23-14 ï. o. — 16 et 17. Il existe une anisosphygmie de même type, que celle observée la semaine précédente, avec la même variété de rythme alternant, mais atténuée dans son degré.

Ainsi, deux remarques s'imposent. L'amélioration de l'état cardiaque s'accompagne toujours d’une réduction des données oscillométriques, d’une diminution de la célérité et de la disparition d'une anisosphygmie préexistante. Les différentes causes qui peuvent agir en aggravant même très passagèrement l'état cardiaque, (le décubitus, l'effort) font réapparaître l'excès de la pulsatilité et aussi l’anisosphygmie préexistante. On retrouve ici la notion classique de l’arythmie d’indice à l'effort, déjà bien connue pour le pouls alternant.

c) Dans les cas d'insuffisance ventriculaire gauche très avancée avec effondrement tensionnel, la pulsatilité artérielle est très diminuée. C’est ainsi, que chez 3 de nos malades parvenus à ce stade de cachexie classique, de l'insuffisance ventriculaire gauche, avec assourdissement des bruits du cœur, tachycardie permanente, bruit de galop, œdèmes plus ou moins développés, TT. A. différentielle de 3 à 4, li. o. s'est montré respectivement réduit aux valeurs de 5, 6 et 8 (1).

1. Encore,un léger effort suffisait-il dans un état un peu moins grave que ceux-ci, à faire augmenter passagèrement, mais sen-

J, Martin 9

Enfin chez un de ces sujets qui a pu être suivi jusqu’à sa mort, l'i. o. huméral atteignait quelques jours avant, la valeur de 1 division. Toute tension artérielle était imprenable. Aux membres inférieurs, la pulsatilité était d’une réduction sensiblement analogue : 1. o. tib. = 1/2 (1).

Dans ces cas, même avec un certain degré de tachycardie, non seulement toute célérité fait défaut, mais les battements artériels à l’écran du Pachon apparaissent mous et étalés. La courbe à l'appareil Plesch se montre très peu élevée dans ses ondes, et celles-ci tendent à prendre un aspect sinusoïdal (voir tracé 27 fig. 10). Nous avons pu ainsi suivre l'évolution complète de l'insuffisance ventriculaire gauche, avec effondrement progressif de la T. A. sur des courbes oscillogravhiques.Sur la figure ci-contre on verra les diagrammes de 3 étapes successives d’un de ces cas (2).

D’après ces données,on devine qu'elle est l’importan-

siblement, l'amplitude pulsatile. Chez un de nos sujets présentant une T.A.différentielle de 5 (20/15)avec i.0 de 10, l'épreuve de quelques pas un peu rapides fit remonter la pulsatilité humérale à tre

1. On assiste donc dans ces états, parallèlement à l’amoindrissement progressif des bruits du cœur, à une pulsatilité de plus en plus faible du système artériel, image de mort lente et progres. sive de tout le système circulatoire, dont le pouls radial à lui seul dans son affaiblissement, donne déjà un élément d'appréciation.

2. Enfin, il faut noter qu'au cours de ces états de microsphygmie progressive, nous n'avons jamais rencontré à (partir d’un minimum dei, 0. — 12 pour le sexe masculin) d’anisosphygmie quelle qu’elle soit (à part de très faibles ondulations d'arythmie respiratoire). L’instabilité artérielle qui est donc essentiellement le fait des hyperpulsatilités très accentuées, tend donc à s'effacer d'autant plus, que la pulsatilité s’atténue d’avantage.Ces données sont en parallèle, avec celles constatées par M. Poumailloux à propos du pouls alternant.

ce pronostique des mesures oscillométriques au cours

agisse

d'hyperpulsatilité ou d'hypopulsatilité très accentuée

insuffisance ventriculaire gauche grave,qu'’il s’

de l’i

— Trois ÉTAPES SUCCESSIVES DE LA PULSATILITÉ

26 et 27).

AU COURS DE L'INSUFFISANCE VENTRICULAIRE GAUCHE (Tracés enregistrés par le Di Bascoutret),.

es 22

Figure 10 (Trac

(Lire de haut en bas).

Dicrotisme et prédicro-

Pulsatilité accentuée 1.

RARES "112 tisme accusés, DeeTracé : T."A% 21.172

127 Tracé

10 (3 petiies ondes de

Pulsatilité très diminuée 1. o.

dicrotisme seulement).

4, aspect presque

19 1/2-14. Pulsatilité extrêmement affaiblie i, o. —

soïdal des ondes,

3e Tracé :

sinu

Page 1