USE
Tib. D. i. 0. — 9 à 9 1/2; Tib. G. i. o: = 7.
Les mois suivants, à la suite de ia thérapeutique, les maux de tête diminuent peu à peu, il n’y a plus de vomissements, mais la vue a considérablement baissé et la malade, presque aveugle, est obligée de se faire conduire. Mêmes mesures oscillométriques avec asymétrie persistante.
En juillet 1931, la malade souffre moins de la tête, mais l’amaurose est complète. La malade a maigri de 18 kilos en sept mois.
T. A. 27-18 HO NOLHUG
T. A. 27-18 i. 0. — 10 H. D. (plus brusque).
Tib. D. i. o. — 10; Tib. G. i. o. — 8 1/2, pouls à 100, extra-systoles fréquentes. Pas de signes d’insuffisance cardiaque, électro-cardiogramme normal.
En décembre 1931, mort subite.
On retrouve dans cette observation encore, les caractéristiques de la très forte hypertension, de la tachycardie, des troubles céphaliques prédominants, de Ja microsphygmie et d’un fonctionnement glandulaire défectueux.
Enfin, parmi les hypertensions avec microsphygmie, il y aurait lieu de classer encore certaines catégories de faits :
40 Les hypertensions oscillantes et paroxystiques, les hyperlensions du tabès.
Quelques rares observations, malheureusement incomplètes, nous permettent en“effet de ranger les hypertensions de l’éclampsie puerpérale et celles de la ménopause, sous la rubrique de la microsphygmie, le fait ayant été vérifié plusieurs fois chez certains de ces malades. Pour le tabès M. Bascourret a montré précisément la grande fréquence d'une pulsatilité artérielle très réduite coïncidant avec l’absence de tout trouble fonctionnel.
D'une manière générale, dans ce groupement qui manque d’homogénéité, figurent donc toutes les hypertensions de caractère clinique un peu spécial, qui empruntent à un déséquilibre sympathique ou glandulaire, une grande partie de leurs troubles ou de ses aspects cliniques. Ainsi donc méritaient-elles nettement d'être opposées avec la microsphygmie ‘qui les accompagne, aux hÿpertensions avec pulsatilité exagérée, de caractères bien différents à de multiples points de vue.
L'unité de ce groupement subsisterait donc encore par cela même, si à côté de ces faits, il ne fallait ranger d’une part, les hypertensions non troublées et les hypertensions ‘effondrées ou en voie d’effondrement après insuffisance cardiaque grave. La microsphygmie est donc ici, pourrait-on dire, presque une arme à deux tranchants qui fournit les cas les plus graves comme ceux les moins défavorables.
À part les cas de pulsatilité très exagérée, la valeur pronostique de l’oscillométrie prise isolément, est donc délicate à interpréter et ne doit être prise en considération, qu’en parallélisme avec les autres données cliniques. À ce titre alors, elle comportera davan-
tage de valeur (1).
L'oscillométrie mérite d’être considérée comme un
élément séméiologique important, dans les différents
1. Il faut se souvenir en outre qu’un abaissement même très marqué de la pulsatilité, exagérée antérieurement, coïncide souvent aussi avec une amélioration considérable des troubles
du malade.
types d'hypertension qu'elle permet d’opposer, parallèlement à d’autres notions de pure clinique dont elle donne le reflet. Sa valeur pronostique elle-même doit être envisagée pour certains de ces types, à condition d’être vérifiée par les autres données cliniques.
De quelques problèmes pathogéniques soulevés par les faits précités (1).
I. — Du CARACTÈRE CONVENTIONNEL ET APPROXIMATIF DES NIVEAUX DE TENSION ARTÉRIELLE CLASSIQUES.
Les niveaux de tension Mx et Mn classiques, un peu variables suivant les divers appareils employés, sont aussi sous la dépendance, en dehors de la méthode oscillatoire, elle-même entachée de certaines causes d'erreur, de la finesse de nos perceptions sensorielles, auditives ou palpatoires, de l’état d’adiposité des.téguments qui recouvrent l'artère explorée.
Le trou auscultatoire, les fausses hypertensions diastoliques des obèses (2), l'exagération de l’abaissement de la minima. trouvée dans certaines insuffisances aortiques (3) sont déjà des preuves évidentes, du caractère très approximatif de ces mesures ou de la déficience de nos moyens d'investigation.
En outre, si ces mesures sont classiques, elles sont
1. Comme nous l’avons annoncé (p.10), nous nous garderons de discuter ces divers problèmes, d'envergure beaucoup trop importante pour le cadre de notre étude ; nous"ne ferons que rappeler ici les diverses questions d'ordre théorique, qui méritent selon nous, un rappel d'étude très approfondie.