PREMIÈRE PARTIE, CHAP. T' . l
au loin le signal qui ralliait une bande dévastatrice , il soupirait et voyait apparaître en sa pensée une jeune fille eu pleurs , s'attachant à lui comme à une ancre de salut.
Madame de Salinar avait accueilli avec bonté l'enfant délaissé ; elle l'éleva avec tendresse.
Dès son enfance , Aurore sembla sentir que sa destinée devait être une inspiration de l'ame. Son amour pour sa mère adoptive était profond et passionné comme si elle avait eu déjà le sentiment de la reconnaissance .
Tout ce qui était bon s'incrustait dans son coeur, et son intelligence, en se développant, se montra parée de germes heureux.
Enfin Aurore, en répondant aux soins de sa bienfaitrice, était devenue Torgueil de la famille.
Madame de Salmar voyait le type de la
i4 l'ossuaire.
fille qu'elle avait rêvée j elle la pressait dans ses bras et pensait que cette jeune pupille, isolée dans la vie , sans autres liens que ceux du coeur, en concentrant tout-e sa tendresse au sein de sa famille adoptive , devait y fixer le bonheur.
Cette prévision de mère germait déjà dans Famé de ses enfans.