CHAPITRE VIL
€a Cl)aô9f.
La chasse de Saint-Hubert fut la dernière fête offerte au comte de Rency. Aurore pro- ^.
posa d'en faire une chronique en action. ^^B
Les archives de M. de Salmar furent ex-
plorées; le château de Mon tselier ouvrit son vestiaire généalogique,- les chasseurs devinrent des châtelains, les dames eurent des pages et de brillans palefrois.
Le joyeux cortège délila vers la foret de Piang-Taloup , et bientôt le son du cor fit retentir ses profondeurs. Cette partie de chasse était une prouesse; car elle n'était pas sans danger.
Ces bois étaient toujours le repaire de bandes meurtrières, et d'animaux carnassiers qui trouvaient à leur suite leur pâture.
Des loups et des sangliers parcouraient constamment ces forêts ; une précaution instinctive les faisait marcher en file , les rets ne pouvaient rompre ce cordon.
Les comtes de la Lafaye, deFont-Buire, de Servain, de Tourre et de Féline, y firent souvent des battues; ils avaient pour cette chasse adopté des meutes et des équi-