CHAPITRE rXI
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Sain l- Albin compte les momens ; ils élaieii t des jours pour la doulevr ; ils sont des siècles pour l'attente. Tout ce qui l'entoure se ranime à 1 exaltation de ses pensées; les ra-
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vages (lo la mort lui apparaissent colorés de sourires d'ange.
Le prieur de Sa|int-Albin , fidèle à sa promesse, se rend auprès d'Aurore. Profondément émue , elle s'élance , impatiente de })orter la consolation au coeur de son amant. Le vénérable prieur la guide. Gazot les suit armé du rameau préservateur.
Tous trois s'acheminent vers le temple funèbre dédié à la vengeance et habité par la douleur. Saint-Albin, attentif, croit entendre des pas; il écoute , immobile, il relient son haleine, craignant que le plus léger souffle lui dérobe quelque chose de ce bruit précurseur de joie. La porte s'ouvre; Aurore s'élance : Saint-Albin la reçoit sur son coeur palpitant.
Tout est oublié; le sentiment du bonheur vibre seul dans leurs âmes.
Dans ce premier instant de délire , les