CHAPITRE XII
Les cruautés commises par la bande de? chauffeurs étaient empreintes des mêmes élémens de barbarie que celles exercées par la compagnie des rouges. Inventant des cruautés atroces, ils torturaient leurs victimes pour leur faire avouer l'argent qu'elles possédaient. Cette infernale bande a été détruite par un soulèvement de paysans armés; elle existait encore en 93.
La troupe révolutionnaire , qui portait la dénomination alarmée noire , était en partie composée de ces malfaiteurs.
On se rappelle qu'ils ont exercé envers leurs camarades les mêmes atrocités qui avaient marqué leur orig'ne.
Leurs orgies étaient des crimes. On trouva dans leur
aoC) NOTES.
caserne deux malheureuses recrues rôties auprès d'uu brasier ardent, pour n'avoir pas \)ai\ c \'d hien-venue. Leurs forfaits, restant impunis par l'effroi qu'ils inspiraient à leurs chefs , on ne trouva d'autres moyens de décimer ces meurtriers qu'en les envoyant sur le champ de bataille à toutes les affaires où le péril était i'mminent, et jusqu'au dernier, ces hommes, dont toute la vie avait mérité l'échafaud, finirent par la mort des braves; ce fut une plaie à l'honneur de l'armée.