‹ L'Ostéo-Arthrite déformante juvénile: et les Modifications tardives (champignon, tampon de wagon) de la Tête fémorale, dans les Luxations congénitales réduites par la Méthode non sanglanteChapitre 11 sur 64 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

DES DIFFÉRENTES INFLUENCES SUR L'IMAGE RADIOGRAPHIQUE D’UNE HANCHE NORMALE

La radiographie pouvant seule nous renseigner sur le‘vivant, quant à l’aspect de l’extrémité supérieure du fémur, il est indispensable de bien savoir lire son image radiographique. Pour affirmer qu’une épiphyse est malade, il nous faut connaître les aspects divers et trompeurs que peut prendre une image radiogra-

phique selon diverses influences.

= Dans une installation radiographique, prête à fonctionner pour interpréter l’état d’une hanche, interviennent trois éléments principaux qui régissent la projection des contours osseux: 1° la position du foyer lumineux; 20 la position, entre la source des rayons et la plaque réceptrice, du plan médian de l'articulation; 30 la position respective du fémur sur l'os coxal.

On peut supposer que toutes les radiographies sont prises avec un tube plan toujours à la même distance de l’articulation et que seule varie avec les malades la distance du plan médian de l’articulation à la plaque sensibilisatrice.

Il faut savoir que, dans une radiographie dite nor-

malement prise, la projection de la source lumineuse doit se faire à égale distance des bords supérieur et inférieur du col fémoral et à l’union de son tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs; quant au fémur, il se trouve placé, de par la position du patient qui est étendu sur le dos, les talons réunis et la pointe du pied légèrement rejeté en dehors, en légère rotation externe. Dans l’expérimentation, ces deux dernières conditions sont rarement remplies et c’est de leur variation que nous allons d’abord nous occuper: ou bien la projection de la source lumineuse est normale, tandis que le fémur est en mauvaise position, ou bien la source lumineuse et le fémur sont mal placés.

19 Source lumineuse normale, mauvaise position du fémur.

Dans les calques qui suivent, nous nous sommes placés dans les conditions expérimentales d’un radiographe, en prenant l'ombre au flambeau de l’extrémité supérieure du fémur d’un même sujet normal.

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Les rotations du fémur sont assez prononcées, mais fort possibles dans les conditions expérimentales. Il est certain qu’à des rotations moins grandes .correspondront des modifications moins grandes et inversement. |

La comparaison de ces trois figures nous donne les renseignements suivants :

En rotation externe, le col semble court, re paraît continuer presque verticalement la diaphyse. Le grand trochanter fait immédiatement suite au col, le petit trochanter est très visible (Fig. TT).

En rotation interne, le col est vu dans sa plus erande longueur, il se détache très nettement de la têté fémorale et de la masse des deux trochanters. Le grand trochanter est assez mince, parce que vu de profil. Le petit trochanter n’est pas visible, on le devine seulement à une légère courbe (J'ig. TITT).

Nous pouvons déduire un fait sur lequel nous ne reviendrons plus : petit trochanter, nettement visible, signifie toujours rotation externe; petit trochanter, non visible, signifie toujours rotation interne.

À cela on peut ajouter que grand trochanter épais veut dire rotation externe et que grand trochanter bien découplé rotation interne.

Il.. — Source lumineuse mal centrée, mauvaises : positions du fémur.

La projection du foyer lumineux peut occuper autour de la projection normale une infinité de positions, mais nous étudierons son déplacement suivant.

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deux axes perpendiculaires. A côté des déformations dues au décentrement du foyer sur ces axes, il y aura naturellement une infinité de . modifications combinées suivant que lon s’écarte d’un axe pour se rapprocher d’un autre. Outre les fausses apparences dé coxa-vara et de coxa-valga que nous avons vues plus haut, et sur lesquelles nous ne reviendrons plus, les déformations résultant de ce que la projection oblique d’une sphère sur un plan non perpendiculaire à l’axe de la projection est une ellipse vont apparaître. La calotte fémorale, au lieu de se projeter suivant une portion de cerele, se projettera suivant une portion d’ellipse. ;

Pour définir la position du foyer lumineux, nous supposerons le malade radiographié en position debout. | |

A. — La source lumineuse est décentrée vers la droite :

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Mecce es Ledosss se ‘ « Journee sm /reude, MAN 2 Mc en dedare 22 4 Dans ces trois figures, la tête est aplatie, tous les éléments compris entre la calotte et les trochanters

sont réduits dans leurs proportions. Dans l’ensemble, le grand trochanter est déjeté vers la gauche, ainsi que l’imige en général.

B. — La source lumineuse est décentrée vers la gauche :

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La tête fémorale se trouve augmentée dans ses proportions transversales. Elle est plutôt ellipsoide qu’aplatie et semble déjetée vers la droite. L'ombre du grand trochanter est projetée vers la calotte fémo-. rale.

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