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moins loin dans le col fémoral er s’atténuant eraduellement, insensiblement; l’on passe d’une zone plus foncée à une zone plus claire, sans pouvoir délimiter l’une ou l’autre. SHC
La perméabilité peut être, au contraire, assez massive pour que, dans certains cas, la tête fémorale paraisse distincte.
Fort à propos, Calvé fait remarquer que ce stade est rarement observé, parce que le médecin ne voit pas les malades au début de l'affection.
. La radiographie XXX, que nous publions en fin de cette partie de notre travail, donne une assez bonne idée de cette perméabilité. |
A la période d'état, les modifications sont beaucoup plus évidentes et ne peuvent échapper même à un examen rapide. Pour les décrire, xous suivrons l’ordre chronologique de leur apparition; leur succession a surtout été bien montrée par Platt.
L'espace articulaire est représenté par une couronne plus grande que du côté sain; au lieu d’avoir une épaisseur constante, 1l se dessine comme un croissant renflé à l’une de ses extrémités. Les uns décrivent sa diminution d'épaisseur sous la voûte du cotyle; il semble que le premier mode soit le plus habituel.
La calotte fémorale est légèrement aplatie; elle commence à déborder l’acetabulum; ses contours sont flous, difficilement délimitables; par places apparaissent, à côté de zones claires, des zones sombres. Get aspect a été dénommé fragmentation du noyau, mais ces taches se fondent dans la limite fondamer-
tale sans qu’il soit possible de dire exactement où elles commencent et où elles se terminent. La disposition de ces taches est impossible à décrire : elle varie avec chaque cas et peut donner l'impression d’une
bouillie complète de la tête.
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Fig: XX 3 Fa AV
La calotte fémorale semble refoulée vers l’extérieur dans de nombreuses observations, et, suivant que l’espace articulaire est plus large en haut ou en bas, elle est refoulée vers le bas ou repoussée contre le cotyle.
Le cou du fémur est élarsi, son extrémité supérieure s’arrondit, ses contours sont mal définis; dans son ensemble, il paraît toujours raccourci. Souvent,
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on reconnait des zones plus claires, ayant les mêmes caractères que celles de la calotte.
L’inclinaison du col est fort discutée, malgré les dénégations de quelques auteurs; il semble que l'angle d’inclinaison du col puisse subir des variations; toutefois, ces moditications sont DétCaup plus fréquentes au stade ultérieur.
Le cartilage de conjugaison est parfois convexe, irrégulier et dentelé, avec des plages plus sombres.
Enfin à cette période, d’après Mouchet et Ill, la voûte du cotyle peut présenter quelques altérations : des irrégularités, des zones plus claires; ceci nous paraît exceptionnel; nous n’avons pas décelé à ce stade l’aplatissement de son arc.
A la période de convalescence, les zones d’opacité et
de transparences ont disparu; le fémur a, pour les rayons X, une perméabilité à peu près égale, mais quelquefois plus grande que du côté sain; cependant, de profondes modifications se sont faites.
L’os iliaque dans de rares cas est atrophié; l’épine ischiatique et l’ischion font saillie vers la cavité pubienne. Le cotyle est irrégulier, l’arc de sa courbure est modifié, sa partie supérieure peut être très aplatie. Le toit se prolonge à la face externe au-dessus de la tête et présente parlois des ostéophytes très nets.
La calotte fémorale a des bords nets, mais elle est aplatie; elle peut déborder le cotyle ou se répandre à la partie interne du col et prendre les formes décrites au début de ce travail (ovoide, champignon, tampon de wagon, larme). Elle peut « baver sur le col» et
rejomdre même le grand trochanter; mais elle n’entoure pas toujours le col d’un bourrelet régulier. Elle
est très souvent plus appuyée au cotyle que normalement.
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Fig -
Fréquemment le cartilage conjugal, visible du côté sain, est invisible du côté malade; mais il peut apparaître normalement. Le col est épaissi, 1l a repris sa netteté, il paraît raccourci et pénétrant la tête. Son inclinaison à ce stade, ainsi que l’ont montré notre maître M. Frœlich, Mouchet et Wagner, peut varier,
et suivant l’augmentation ou la diminution de l'angle formé par son axe et l’axe de la diaphyse, donner la coxa-valga ou la coxa-vara. Cette dernière est plus fréquente; aussi M. Frœlich a-t-1l dit que l'O. A. D. J. était à l’origine de la coxa-vara des adolescents.
Dans toute cette description, nous avons étudié les types les plus caractéristiques; mais, de toute évidence, il existe des moyens termes. Entre le premier et le second stade, on verra apparaître des zones claires et des zones sombres plus précises; entre le second et le troisième stade, on assistera à l’effacement progressif, mais pas toujours complet, des plages claires et à l’accentuation des modifications dans la forme de l’épiphyse.
Cette étude prouve que les modifications des formes osseuses varient proportionnellement à l’évolution de VO. A. D. J. et que la perméabilité aux rayons X varie au début proportionnellement à l’évolution de la maladie et ensuite inversement.
Si tous les stades n’ont pas été observés sur tous les malades, l’aplatissement de la tête a toujours été décelé, sauf dans un cas où‘ Kidner, croyant à un abcès ostéomyélitique, intervint et.ne constata pas dans la suite les déformations inhérentes à la convalescence.
A quoi correspondent l’élargissement de l’espace articulaire, les modifications de forme et d’opacité?
Pour Mérine, l’espace articulaire semble élargi, parce que les cartilages diarthrodiaux sont anormalement épais. Mouchet attribue cette anomalie à un
HT
épanchement articulaire. Les quelques interventions pratiquées étayent l’opinion de Mouchet.
On peut admettre que le premier stade correspond à une décalcification, et le second à une recalcification partielle. Pendant le troisième stade, la recacification s’est généralisée, mais peut ne pas être parfaite. Les os, pendant la décalcification et la recalcification, sont amollis et se déforment. La recalcification réparatrice rend indélébiles les déformations acquises.