‹ L'Ostéo-Arthrite Tuberculeuse: Compliquant la Luxation Congénitale de la HancheChapitre 11 sur 32 · L-of · texte numérisé non relu

L-of

L’ankylose coxo-fémorale est complète à gauche : on note également de l’hydarthrose du genou gauche.

Si l’on recherche la position des têtes fémorales, on trouve la droite remontée à trois centimètres environ au-dessus de la ligne de Nelaton. À gauche la flexion étant impossible, on ne peut rechercher ce signe.

L’extrémité supérieure du fémur gauche paraît augmentée de volume. La pression sur le grand trochanter est douloureuse si on l’exerce un peu fortément : le choc sur le talon l’est également.

Au voisinage de l’épine iliaque antéro-supérieure gauche et en dedans de celle-ci, on remarque la présence d’un abcès à fluctuation assez nette, paraissant plonger dans le bassin : un autre abcès volumineux siège à la face postérieure de la cuisse. - Quelques ganglions sont perceptibles dans l’aine gauche.

L'état général est excellent.

Le 19 janvier et le 7 décembre, on ponctionne l’abcès de la face postérieure de la cuisse : il en sort à grand’peine un verre d’un pus épais et grumeux. Injection d’éther iodoformé.

OBSERVATION IX (Due à l’obligeance de M. le professeur OLLIER.)

Coxalgie au niveau d’une luxation congénitale, résection de la hanche.

(Résumée.)

Arm.,., Célestine, 2$ ans. Entre 24 juillet 1888. Salle Saint-Pierre. Rien dans les antécédents héréditaires. La jeune fille a toujours boité, mais sans souffrir. Depuis l’âge de 13 à 14 ans environ, la jeune fille sentait du côté gauche, au niveau de la hanche, une gêne parfois douloureuse, après des travaux de trop longue haleine. Mais jamais elle ne dut s'arrêter pour cela.

Il y a 2 ans, sans cause appréciable, la jeune fille se sentit prise de douleurs violentes dans la hanche. La marche devint impossible. La malade resta deux mois au lit : puis M. Pollosson consulté fit appliquer un bandage qui fut conservé $ mois. Le malade put pendant ce temps se lever. “

En septembre 1887, on sortit le bandage. Il y avait un mieux sensible, mais non point guérison et c’est après avoir attendu qnelques mois encore que la malade entra dans le service.

On constate une luxition iliaque, congénitale d’après les antécédents ; les mouvements de la néarthrose sont très douloureux. La pression est douloureuse en avant, La jambe est en adduction et rotation interne. La percussion sur la plante du pied détermine de la douleur à la hanche. La santé générale est assez bonne.

La malade sort en août avec un tuteur.

Elle revient le 4 décembre 1890 souffrant toujours. La région de la hanche est tuméfiée. On lui fait des applications de pointes de feu sur toute cette région. Immobilisation dans un silicate ; puis de la traction continue.

En mai 1891, l’état de la malade était le même ; les douleurs très vives.

Mensuration. — De lépine iliaque antèro-supérieure à la malléole externe :

Côtè malade 780 millim., côté sain 836 millim.

Fémur des deux côtés 380 millim.

On lui fait la résection de la hanche le 30 mai. Le lendemain la malade ne souffre pas; température 39°5. La température sn maintient aux environs de 39° jusqu’au 13 juin. Ce jour-là oe ouvre un petit abcès fessier collecté le long du sacrum, provenant de l’inflammation d’une bourse séreuse.

En novembre 1891, la malade marchait avec peine.

Page 1